Youssef Marzouk , Louis Beaurepaire, Julian Patary et Thibault Blanche à Aldéhyde

Youssef Marzouk décroche une étoile Michelin à Aldéhyde

Le quatuor du restaurant Aldéhyde mené par le chef Youssef Marzouk est distingué d’une étoile au Guide Michelin en mars 2025 lors de la cérémonie qui s’est déroulée à Metz.. Une récompense saluant une cuisine d’auteur aux résonances florales teintée des origines tunisiennes du chef, portée à l’unisson par une équipe soudée et passionnée.

« Je suis très fier de partager cette distinction avec mon équipe. Nous sommes 4 amis qui avons imaginé ensemble ce restaurant. Nous avons quitté l’univers du palace et des grandes tables pour écrire notre propre histoire avec Aldehyde. C’est un incroyable début qui promet une longue aventure », Youssef Marzouk.

Fils d’une mère restauratrice et d’un père pâtissier, Youssef Marzouk rêve d’une carrière en veste blanche. Pourtant, il engage un parcours scientifique pour finalement bifurquer dans la cuisine et réaliser son rêve. Il se forme tant en pâtisserie qu’en cuisine. D’abord auprès de Nicolas Sale au Ritz, Tomy Gousset chez Tomy & Co, William Bequin et Arnaud Donckele au Cheval Blanc.

Au cours de ses expériences professionnelles, Youssef rencontre ceux qui deviendront ses partenaires dans leur prochaine aventure : Louis Beaurepaire et Julian Patary, les chefs adjoints ainsi que Thibault Blanche, le directeur de salle. Aidés par le groupe Tamara, ils ouvrent Aldéhyde en plein cœur du Marais en septembre 2024. Un nom évocateur d’une molécule clivante contenue dans les plantes et les fleurs, clin d’œil à cette cuisine portée sur les herbes, les vinaigres et les épices ainsi que son passé de chimiste.

Chez Aldéhyde, Youssef Marzouk propose une cuisine française empreinte de son parcours gastronomique, teintée de ses origines tunisiennes. À l’heure du déjeuner, l’équipe propose une formule généreuse et accessible à 45€ en trois étapes pour satisfaire la bouillonnante clientèle du quartier. Au dîner, les menus dégustation en cinq ou sept étapes, dévoilent des propositions plus abouties, célébrant avec justesse les saveurs audacieuses, l’utilisation des vinaigres, herbes et épices. Dans un esprit de convivialité et de jovialité, Youssef, Julian et Louis passent aisément de la cuisine au service sous les conseils et à l’expertise de Thibault.

D’emblée, pain de semoule, huile d’olive et amuse-bouches sont servis pour rappeler l’abondance des tablées tunisiennes. Très vite, la raviole de canard et poireau en deux textures, mouillée d’un bouillon terre-mer devient incontournable. Un colvert à l’Apicius en deux services, est réinterprété dans une version à la rose, baie de passion et poivre verveine.

Évoquant son petit déjeuner en Tunisie, le pré-dessert au géranium rosat et citron jaune éveille le palais tandis que le dessert chocolat noir-tagète évoque avec tendresse sa relation avec son grand-père (et l’amour de ce dernier pour un célèbre chocolat mentholé).

aldehyde.paris/

crédit © Ilya Kagan