Moins d’un an après son ouverture rue Cambacérès à Paris, le restaurant IRWIN entre dans l’histoire de la haute gastronomie. Lors de la cérémonie du Guide Michelin tenue ce lundi 16 mars 2026 à Monaco, le chef Irwin Durand a été honoré d’une étoile Michelin. Pour couronner ce succès collectif, la cheffe pâtissière de l’établissement, Tessa Ponzo, s’est vu décerner le prestigieux prix « Passion Dessert »« J’ai vécu mon rêve d’enfant : décrocher ma première étoile dans ma propre maison. Le chemin a été long, parfois difficile, jalonné de réussites et d’échecs, mais sans jamais rien lâcher. Aujourd’hui, je sais que tout en valait la peine », confie Irwin Durand…
Cette distinction vient consacrer un parcours construit avec exigence.

Irwin Durand, chef passionné et déterminé, est né en région parisienne avant de s’installer en Ardèche à l’âge de 10 ans. Cette immersion dans un environnement naturel l’a profondément marqué, lui donnant un amour indéfectible pour la nature et les produits du terroir. Dès l’âge de 14 ans, il s’oriente vers la gastronomie en intégrant un BEP hôtellerie-restauration, suivi d’un brevet professionnel qu’il effectue en apprentissage au Saint Ruff, restaurant gastronomique de Valence. C’est là qu’il découvre sa passion pour la cuisine et son envie de s’ y consacrer pleinement.
Au fil de son parcours, Irwin Durand se distingue par son exigence et sa capacité à se perfectionner au sein des plus grandes maisons étoilées, gravissant les échelons avec une rigueur sans faille. Parmi les étapes clés de son parcours, on retrouve des collaborations prestigieuses avec : Ludovic Puzenat à l’hôtel Le Saint-Paul (1*) à Saint-Paul-de-Vence Les Maisons Baumanière : il forge son savoir-faire à L’Oustau de Baumanière (2*), La Cabro d’Or (1* et Le Strato (2*), où il affûte sa technique et son goût pour la cuisine de terroir. Joël Robuchon à Paris (2*), un passage décisif où il se perfectionne dans une ambiance exigeante et structurée. Bernard Loiseau à Saulieu (3*), une étape essentielle où il approfondit sa compréhension de la cuisine de terroir, un style qu’il chérit particulièrement.

Le Bien-Aimé à Paris, son premier poste de chef, récompensé par le titre de Jeune Chef de l’Année 2016 par Yam’s Magazine. Alan Geaam, où il prend en charge l’ouverture du restaurant et décroche une étoile Michelin en 2018, seulement six mois après l’ouverture. Guy Savoy à La Monnaie de Paris (3*), où il occupe le poste de second et contribue au rayonnement international de la maison, classée parmi les meilleurs restaurants du monde par La Liste. Depuis 2020, le Chef dirigeait Le Chiberta (1*), près des Champs-Élysées. En parallèle, il devient également associé de Guy Savoy au bistrot Le Petit Rétro, un lieu plus décontracté où il décline une cuisine authentique et accessible.
En avril 2025, il franchit une étape décisive en inaugurant IRWIN, son premier restaurant, dans le 8e arrondissement de Paris. Plus qu’une adresse, le lieu se veut un projet personnel, une signature. Il y convoque ses racines, son rapport au terroir, mais aussi une forme de mémoire intime, nourrie par la figure de son arrière-grand-mère, Irma Durand, dont la ténacité irrigue encore aujourd’hui son approche du métier. « C’ est un hommage à mon arrière-grand-mère Irma Durand, qui a toujours été une force de vie et un exemple pour moi. A travers ce projet, c’est sa ténacité que je célèbre, en ouvrant ma table avec la même passion et la même persévérance qu’elle m’a transmises.”

L’expérience se prolonge dans l’espace. Situé au 22 rue Cambacérès, le restaurant a été imaginé par JOD Architecture dans un esprit de clair-obscur, jouant sur les contrastes et les matières pour créer une atmosphère feutrée. Deux configurations coexistent : une salle épurée d’environ 22 couverts et une table plus confidentielle de 8 à 10 convives, directement face à la cuisine ouverte, permettant une immersion totale dans le travail de la brigade.
La révélation sucrée – Tessa Ponzo récompensée
Le talent de Tessa Ponzo a également été mis à l’honneur par le Guide rouge. C’est notamment grâce à son dessert signature, le vanille miso, que la cheffe pâtissière a su séduire le jury. Une création qui illustre sa capacité à jouer sur les contrastes, à faire dialoguer douceur et profondeur, tout en conservant une grande lisibilité.
Formée auprès de figures emblématiques telles qu’Anne-Sophie Pic, Arnaud Donckele ou encore Hélène Darroze, Tessa Ponzo a construit un parcours exigeant, nourri d’expériences dans des maisons de référence. Elle développe aujourd’hui chez IRWIN une pâtisserie de haut niveau, où la technique se met au service de l’émotion et de la précision.
Ses desserts ne sont pas pensés comme une rupture, mais comme une continuité du discours culinaire du chef. Ils prolongent le repas avec cohérence, en apportant une dernière lecture, souvent plus intime, où se mêlent souvenirs, sensations et créativité affirmée. Chaque assiette sucrée s’inscrit ainsi dans un équilibre subtil entre innovation et mémoire.

« L’amour de la pâtisserie m’habite depuis ma plus tendre enfance. C’est un sentiment que je n’explique pas, mais qui a toujours fait partie de moi. J’ai la chance de vivre cette passion et de la partager chaque jour avec mes équipes, avec amour, détermination et rigueur. C’est avec une grande émotion que je reçois ce prix, qui représente beaucoup pour moi », témoigne Tessa Ponzo.
Cette double consécration vient saluer le travail d’une équipe soudée, portée par une vision commune et un haut niveau d’exigence. Aux côtés d’Irwin Durand, le directeur de salle et sommelier Mickaël Larriv participe à structurer une expérience globale, attentive au détail, où le service accompagne avec précision l’expression culinaire.







