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L’année de la Gastronomie doit aussi être l’occasion de mener un travail de fond sur les défis de cet écosystème, de la terre à l’assiette sans oublier les arts de la table. A cette fin, l’Assemblée nationale a lancé le 2 juin 2021  une mission d’information sur l’organisation et les enjeux de la Gastronomie et de ses filières, qui sera menée par les députées Barbara BESSOT BALLOT, Présidente du Groupe d’études France Gastronomie, et Annaïg LE MEUR, Vice-Présidente de la Commission des affaires économiques.

Il va de soi que cette mission s’inscrit en complémentarité et en collaboration avec Guillaume Gomez, Représentant personnel du Président de la République sur les enjeux liés à la Gastronomie, avec qui elle partage une vision entière, franche et engagée de la Gastronomie.

 

uillaume Gomez, Barbara Bessot Ballot, Romuald Fassenet et Annaïg Le Meur en réunion avec la Team France du Bocuse d’or

« Loin d’être l’apanage d’une élite, la Gastronomie est l’art de bien se nourrir de tous les Français au quotidien. Pas de doute, cela touche à l’intérêt général : il en va de l’accès de chacun à une alimentation saine, sûre et durable, du partage équitable de la valeur de la fourche à la fourchette, de la préservation des savoir-faire de nos terroirs, de la dynamisation par l’excellence des territoires ruraux, de l’entretien d’un ascenseur social bien vivant… », souligne Barbara Bessot Ballot députée La REM. Elle a notamment été rapporteure de la Proposition de loi pour la transparence et l’information des produits agricoles et alimentaires, votée à l’unanimité et promulguée en juin 2020, et de la mission d’information sur l’usage des sels nitrités dans l’industrie agroalimentaire.

L’attrait croissant, et renforcé par les expériences de confinement, des consom’acteurs pour une alimentation qui a véritablement du sens, démontre que les enjeux sont bien les mêmes que l’on cuisine chez soi, que l’on s’attable dans un bistro, en restauration collective ou dans un restaurant étoilé.

« Cette mission intervient à point nommé puisque débute, avec la réouverture tant attendue des restaurants, l’année de la Gastronomie annoncée par le Premier ministre. Nous avons la chance d’avoir dans notre pays un patrimoine gustatif et une tradition culinaire d’une richesse incomparable, que le monde entier nous envie. Cette année est l’occasion de mettre en place une vraie politique de la Gastronomie, pour sublimer cet héritage et accompagner concrètement ces magiciens du goût, en menant un réel travail de fond avec les acteurs de tout l’écosystème du monde de la Gastronomie :restauration, métiers de bouche et producteurs, arts de la table, concours culinaires comme le Bocuse d’Or, formation … »

Cette annonce marque le début des travaux pour environ six mois avec la co-rapporteure Annaïg Le Meur  députée vice-présidente de la commission des affaires économiques et membre active du groupe d’études.

 

Durant les six prochains mois, la commission mènera des auditions des représentants de tout l’écosystème de la Gastronomie et de ses filières :

> le monde de la restauration, évidemment ;

> l’artisanat des métiers de bouche ;

> les agriculteurs producteurs ;

> la filière des arts de la table ;

> différents acteurs des concours et distinctions gastronomiques ;

> les organismes d’apprentissage  et de formation ;

 

À l’issue de ce travail conséquent, la commission présenterai un rapport d’information avec des préconisations concrètes à leurs collègues de la Commission des affaires économiques. Les 84 membres du Groupe d’études France Gastronomie seront tout naturellement associés à cette concertation. En lien avec le Gouvernement et Guillaume Gomez Représentant personnel du Président de la République pour la Gastronomie, cette démarche de fond aura vocation à alimenter les réflexions en cette année de la Gastronomie.

Guillaume Gomez, en réunion avec la Team France du Bocuse d’or

 

La gastronomie est au carrefour des préoccupations des Français et, à l’Assemblée nationale, de la Commission des Affaires économiques :

> Garantir une alimentation saine, sûre, durable,de qualité et au juste prix (dans la continuité d’EGALIM, de la PPL Étiquetage et désormais de la PPL Rémunération des agriculteurs) ;

> Renforcer l’attractivité et le rayonnement de la France autour d’axes stratégiques, tirant partie du patrimoine culturel et historique ;

> Dynamiser les territoires autour de filières responsables et de destinations gastro-touristiques, notamment en milieu rural;

> Accompagner l’important tissu de PME que composent les métiers de bouche, des arts de la table et de la restauration – parmi les rares au sein desquels l’ascenseur social fonctionne toujours ! ;

> Valoriser cette expertise artisanale unique au travers des règles du commerce international.

Deux constats :

 

  1. La « Haute » Gastronomie rencontre de nombreux défis – écologie (déchets, circuits courts, cuisine végétalisée), féminisation, filières agricoles et artisanales équitables, souveraineté – qui exigent un traitement politique cohérent pour accompagner ces transitions ;
  1. Dans le même temps, l’attrait croissant, et renforcé par l’expérience des confinements, des Français pour une manière de se nourrir « qui a du sens » et les enjeux d’une alimentation saine, sûre et durable (qui sont exactement les mêmes que sur une table étoilée !), plaide aussi en faveur d’une approche plus holistique.

 

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Concours indépendant organisé sur le modèle d’une Coupe du Monde, le Bocuse d’Or est une référence internationale de l’excellence et du dynamisme gastronomique… où la France est absente du podium depuis 2013, alors que nous jouons à domicile (NB : la finale se tient à Lyon en marge du SIRHA) !

Méconnus du public français, les concours gastronomiques internationaux (Bocuse d’Or, Coupe du Monde de Pâtisserie, Coupe du Monde desTraiteurs) sont un sport de très haut niveau, qui nécessite de réels investissements : En France, contrairement aux autres pays, il n’existe ni équipe permanente, ni structure, ni budget, ni locaux, ce qui constitué une forme de concurrence déloyale.

Autre enjeu important, la formation, relié à la nécessité de créer une filière spécifique en repérant les talents très tôt dans leur parcours pour ensuite puiser dans un vivier de candidats rodés aux contraintes particulières des concours.

 

La nomination de Guillaume GOMEZ

comme Représentant personnel du Président de la République sur les enjeux liés à la gastronomie, aux arts culinaires et à l’alimentation, marque un véritable cap sur lequel s’appuyer pour déployer l’année de la Gastronomie.Initialement circonscrite à 2021, cette année débutera finalement le jour de la réouverture des restaurants. Encadrée par un comité de pilotage dédié, elle se structurera autour de deux temps forts:

  1. À l’automne 2021, un événement dédié à la Gastronomie dans les territoires ;
  2. Au printemps 2022, un Forum français de la Gastronomie durable avec une envergure internationale. Après une période éprouvante, les professionnels attendent des actions percutantes et concrètes qui s’inscrivent dans le temps long, en complémentarité des aspects communicationnels et évènementiels.

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