TheFork Awards 2025 Prix du public Pano Pano à Paris

Pierre-Louis Sauvaige et Grégoire Larenaudie, parrainés par Valérie Vrinat ont remporté un  TheFork Awards 2025 à Marseille.

Parmi les révélations parisiennes qui bousculent les codes, Pano Pano s’est hissé sur scène pour recevoir le Prix du Public aux TheFork Awards 2025. Un prix qui consacre un concept rare : une table contemporaine où la boulangerie artisanale devient écriture culinaire. L’adresse est portée par Pierre-Louis Sauvaige et Grégoire Larenaudie, tous deux choisis et soutenus par Valérie Vrinat, marraine de cœur autant que marraine gastronomique.

Entretien

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Sur scène, l’émotion est palpable « Nous ne nous attendions à rien. Face à de très grands chefs, nous sommes venus modestement, avec nos votes et le soutien de nos clients ».

Né de la rencontre entre cuisine et boulangerie, Pano Pano est un lieu où le pain ne se contente plus d’accompagner; il conduit le repas. Levain, réduction de pain, chapelure fraîche, jus torréfiés… tout est construit autour de ce patrimoine français devenu matière vivante. « Notre objectif était de remettre le pain au centre de la table. On a vu ces dernières années une industrialisation qui l’a un peu écarté. Nous, on voulait revenir aux blés anciens, au levain, au pain qui demande du temps », expliquent les fondateurs.

Pierre-Louis Sauvaige et Grégoire Larenaudie, parrainés par Valérie Vrinat ont remporté un  TheFork Awards 2025 ©Sandrine Kauffer

Le pain comme moteur de création

Dans leur salle sobre, mur brut, globes suspendus et bois clair, les assiettes racontent une même ligne : la boulangerie devient une technique culinaire. « Chez nous, le pain est présent sous de multiples formes. Bouillon, chapelure, sauces à saucer… nous voulons une cuisine punchy, créative, innovante et toujours de saison ».

Aux côtés des fondateurs, le chef boulanger Arthur Coquelle, associé au projet, façonne la matière première. Le pain se retrouve même au cœur des collaborations parisiennes. « Nous vendons notre pain à d’autres restaurateurs, notamment Muxu et Super 8. Deux très belles adresses que je recommande ». Si l’adresse propose des sandwichs en événementiel, c’est en service du soir que Pano Pano révèle sa pleine dimension. Saint-Jacques crues dans un bouillon de pain façon ponzu, pains de mie japonais 100 % levain transformés en nama panko, schnitzels et croquettes croustillantes, moules curry-Nomi à saucer sans retenue… « On s’amuse, on crée. Le pain est posé au centre et accompagne la dernière goutte de sauce ».

Le rôle décisif de Valérie Vrinat

Marraine choisissante et choisie, Valérie Vrinat parle avec conviction : « Je n’aurais jamais pu parrainer Pano Pano si je n’avais pas cru en leur talent. Le pain, c’est la vie, c’est le partage. J’aime leur cuisine, l’ambiance, le décor, les vins, le service souriant. Je suis très fière d’eux. » Elle rappelle l’essentiel : « La salle est le lien entre cuisine et client. On n’oublie jamais une expérience chaleureuse. On peut revenir pour un sourire autant que pour une assiette. »

«Sans elle, sans l’équipe, sans le public, nous ne serions pas là. »Une phrase qui résume la trajectoire du restaurant : humaine, artisanale, collective. Pano Pano est encore jeune,  mais déjà mature. Et ce prix du public ne fait qu’officialiser ce que beaucoup avaient senti : cette table parisienne n’a pas fini de faire lever les pâtes… et les esprits.

Par Sandrine Kauffer

www.panopano.fr/