Elliot Regan, lauréat du Trophée Marcel Le Servot 2026 des Cuisiniers de la République Française

Le 30 mars 2026, au Quai d’Orsay, l’Association des Cuisiniers de la République Française a organisé la finale de la 8e édition du Trophée Marcel Le Servot, concours national dédié aux jeunes cuisiniers en formation de moins de 21 ans. La cérémonie de remise des prix s’est tenue en présence du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, venu saluer l’engagement et la vocation des candidats.

Dans une adresse directe aux participants, le ministre a souligné la portée de leur engagement :
« Chers élèves et apprentis, vous vous êtes lancés dans l’aventure de la gastronomie : soyez-en fiers. Vous avez entre les mains un trésor. Cultivez-le, faites-le grandir. Soyez demain ces chefs dont la France a besoin. »

À travers ce concours, la gastronomie française s’affirme comme un vecteur de transmission et de rayonnement. Le Trophée Marcel Le Servot valorise une cuisine fondée sur la maîtrise des fondamentaux, tout en restant tournée vers l’avenir. Véritable tremplin vers la vie professionnelle, il met à l’honneur la rigueur, la transmission des savoir-faire et l’exigence qui structurent la discipline.

À l’issue d’une épreuve de 4h30 réunissant six jeunes cuisiniers issus d’écoles hôtelières, le jury a distingué :

  • Elliot Regan, Ferrandi Campus de Rennes – lauréat 2026
  • Hugo Coudert, Médéric, l’école hôtelière de Paris – 2e prix
  • Mathieu Boiché, Ferrandi Saint-Gratien – 3e prix

Le Prix Guillaume Gomez du Meilleur Commis a été attribué à Théo Rodrigues, élève à Ferrandi Paris.

Le jury, présidé par Gabriel Biscay, réunissait exclusivement des Meilleurs Ouvriers de France, parmi lesquels Frédéric Anton, Frédéric Simonin, Arnaud Nicolas, Stéphane Buron, Guy Krenzer, Philippe Urraca, Yann Brys ou encore François Adamski, garants des plus hauts standards de la profession.

Au-delà du titre, le lauréat remporte une dotation de 1500 € pour son établissement, offerte par Metro France, ainsi qu’un stage au sein des cuisines de l’État. Le concours s’impose ainsi comme un véritable révélateur de talents et un passage structurant vers les brigades professionnelles et les maisons de prestige.

La finale s’est articulée autour de deux épreuves techniques exigeantes, destinées à évaluer précision, créativité et maîtrise des cuissons :

  • Une longe de porc farcie en croûte, accompagnée d’une sauce diable et de garnitures classiques revisitées
  • Un soufflé chaud au chocolat, interprété façon forêt noire

À travers cette initiative, l’Association des Cuisiniers de la République Française réaffirme son engagement à transmettre les savoir-faire, accompagner les jeunes générations et défendre une cuisine française exigeante, ancrée dans ses fondamentaux et résolument tournée vers l’avenir.

Crédit photo ©HRV Prod