tous les lauréats sur scène avec les parrains des TheFork Awards 2025 ©SandrineKauffer

7 lauréats décrochent un prix du public TheFork Awards 2025

Lundi 1er décembre 2025, Marseille accueille la 6e cérémonie des TheFork Awards, en partenariat avec Les Nouvelles Gastronomiques.

C’est dans l’élégance intemporelle du Palais du Pharo, surplombant le Vieux-Port, que parrains et filleuls se sont réunis pour célébrer celles et ceux qui façonnent la gastronomie. Recevoir un prix est déjà une distinction en soi, mais le recevoir dans un lieu prestigieux apporte un supplément de solennité, de classe et d’émotion. Ce lieu historique, empreint de prestige et de grandeur, offre un écrin idéal pour honorer le talent, la passion et le savoir-faire de nos chefs. Que chaque remise de prix résonne comme un hommage mérité, amplifié par la force du cadre et la promesse d’un souvenir inoubliable.

La cérémonie, présentée par Louise Petitrenaud et Stéphane Rotenberg, et Damien Rodière, directeur général TheFork Europe de l’Ouest, a fait monter sur scène sept lauréats plébiscités par le grand public, qui a voté en ligne cet été pour départager des établissements ouverts depuis moins de deux ans.

Film de la soirée 

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Les guides distribuent les distinctions, les critiques gastronomiques décryptent les assiettes, les sites d’avis recueillent des commentaires, et TheFork donne la parole, et le droit de vote, au grand public, client des restaurants.

« Un collège de chefs, qui représente une centaine d’étoiles Michelin, assure la pertinence de la sélection », rappelle Damien Rodière, directeur général Europe du site TheFork. Les chefs partagent leurs meilleures adresses et mettent à l’honneur de jeunes talents qui ont ouvert leur entreprise il y a moins de deux ans ; mais c’est le public, les clients-consommateurs, qui votent. « Les TheFork Awards font émerger les jeunes talents de demain et leur donnent un coup de pouce. »

Prix MasterCard Impact Awards (green) 

Lava Paris (75)  Romain Wilfried parrainé par Denny Imbroisi

Chez LAVA, tout semble naître d’un feu intérieur que Wilfried Romain, ancien candidat marquant de Top Chef et voyageur fasciné par les volcans, canalise avec une précision presque tellurique. Sur les hauteurs de la Montagne Sainte-Geneviève, dans l’ancien Louis Vins métamorphosé par l’architecte Maeva Trichereau en antre minéral, sombre et vibrant comme un cratère encore chaud, le chef façonne une cuisine où la braise devient langage. Originaire de Metz, fort d’une décennie passée auprès de chefs comme Thierry Marx, Alan Taudon, Guillaume Goupil, Rodolfo Guzman ou Buddha Lo, Wilfried Romain a trouvé dans ce restaurant une manière de renouer avec une cuisine brute, vibrante et profondément sincère. Ici, aucun dogme, aucune démonstration, seulement un chef qui suit le feu, une équipe qui écoute la braise crépiter, et une adresse qui fait de chaque assiette une coulée de lave maîtrisée, un voyage où les produits d’ici rencontrent les secousses du monde entier dans une harmonie toujours en mouvement.. Il a construit son style en parcourant le monde, de Paris à Melbourne, de la Patagonie au Japon, ramenant de ces voyages une manière unique de laisser les saveurs entrer en fusion. À LAVA, le feu ne sert pas à brûler mais à révéler, comme si chaque flamme savait exactement où se poser : poulpe grillé au binchotan, volaille du Perche saisie au charbon, bœuf Axuria marqué au barbecue, courgettes brûlées, calçots rôtis, jus fumés, mousselines torréfiées, black ceviche au merken, lieu ikejime au curry vert, tartare de veau chimichurri, huîtres relevées de sweet chili ou encore petits pois servis avec un jus de crabe vert à la citronnelle, autant de plats qui racontent Santiago, Osaka, Marrakech ou les rivages du Pacifique tout en restant solidement arrimés au socle français. Le midi, la maison se glisse dans l’esprit d’un bistrot moderne ouvert aux influences lointaines, mais lorsque la nuit tombe, le restaurant s’embrase littéralement et propose une cuisine de tension, faite d’équilibre entre braise et fraîcheur, entre douceur rassurante et piquant inattendu, une cuisine de retour de voyage guidée par la flamme.

En salle, Rémi Badjoint, associé et chef sommelier, accompagne ce brasier maîtrisé par une sélection de vins affûtée, dont une part importante de vins volcaniques qui prolongent l’énergie du lieu. Auréolé de deux toques au Gault&Millau, LAVA célèbre sa première année avec un dîner volcanique imaginé comme une traversée de sept volcans emblématiques du monde, un menu en sept temps accompagné d’un accord 100 % vins issus de sols volcaniques.

Romain Wilfried et Barbara Sessa, Directrice générale, Mastercard France ©SandrineKauffer

Prix du Public

MA.MAISON à Guémar (68) Manon Nasti et Lucas Di Palma parrainés par Olivier Nasti, Jean-Yves Schillinger et Nicolas Stamm-Corby

Manon Nasti a déjà tout d’une grande. Porteuse d’un nom reconnu en gastronomie, fille de Patricia et d’Olivier Nasti, elle aurait pu s’inscrire dans la continuité familiale, mais a choisi d’ouvrir sa propre voie. Avec Lucas Di Palma, son compagnon, ils forment un duo uni, deux patrons qui ont décidé de construire ensemble leur projet plutôt que d’en hériter un. À Guemar, ils ont redonné vie à un ancien relais de chasse du XVIIIᵉ siècle pour créer Ma.Maison, un restaurant avec cinq chambres d’hôtes, ouvert après deux ans de travaux. Quelques mois plus tard, ils inaugurent Ma.Guinguette, confirmant leur capacité à faire naître plusieurs lieux en un temps record.

Manon apporte son expérience du Chambard, Relais & Châteaux, où elle dirigeait l’hébergement. Lucas, ancien chef pâtissier de la table d’Olivier Nasti, laisse parler ses racines italiennes dans une cuisine inspirée par son grand-père Giovanni, dit Marconi. Formé en boulangerie, pâtisserie et cuisine, primé dans plusieurs concours, passé par des maisons exigeantes en France et en Suisse, il enrichit leur table de produits venus du Molise, région où sa famille produit encore aujourd’hui huiles, pâtes et spécialités qu’ils vendent également dans leur petite épicerie. À Ma.Maison, tout a été pensé à deux : la décoration, l’ambiance, la carte des vins italienne et les menus Spirito et Marconi, qui racontent leur double culture avec sincérité. Leur réussite tient autant à leur travail qu’à leur vision commune : une adresse chaleureuse, personnelle et déjà remarquée, portée par la dynamique complice d’un jeune couple qui avance ensemble et signe, de projet en projet, l’identité d’une maison qui leur ressemble entièrement.

MA.MAISON à Guémar (68) Manon Nasti et Lucas Di Palma parrainés par Olivier Nasti, Jean-Yves Schillinger et Nicolas Stamm-Corby. Avec Patricia Nasti ©SandrineKauffer

Prix du Public

Pano Pano Pierre-Louis Sauvaige et Grégoire Larenaudie parrainés par Valérie Vrinat

Pano Pano est né de l’association de Pierre-Louis Sauvaige et Grégoire Larenaudie, deux talents repérés par Valérie Vrinat, qui les a choisis comme filleuls. Ensemble, ils ont transformé un ancien café de quartier en un cocon chaleureux où le levain et le vin naturel dictent la ligne culinaire. Leur adresse repose sur une idée simple : faire dialoguer la boulangerie artisanale et une cuisine de partage créative, portée par une équipe jeune et déjà affûtée.  Le chef Arthur Coquelle propose une cuisine boulangère créative à partager.  Dans ce lieu à l’esthétique épurée; murs bruts, globes suspendus, bois clair, le pain devient moteur d’inspiration. On y déguste une pinsetta romaine garnie de datterini confits et d’anchois de Cantabrie, une focaccia au tartare de veau, des haricots verts croquants façon César, ou encore une tartine de carottes rôties, labneh et sabayon au vin jaune. Côté sucré, un dessert sans gluten mêlant pêches rôties, fromage blanc et meringue croustillante témoigne du même soin. Le samedi, les sandwiches, notamment un BLT, entrent en scène, tandis que les miches maison partent vite, emportées par les habitués. La soif trouve aussi son bonheur avec une carte de vins naturels très maîtrisée : macération Tout Naturellement Macéré, chenin d’Anjou Terre de 3, grenache-cinsault Garnacha… et un cocktail signature, le Gin Bread Tonic, infusé au pain grillé. Porté par une cuisine qui puise dans le geste boulanger sans s’y enfermer, Pano Pano s’impose comme une adresse montante de la scène parisienne. Sélectionné pour les TheFork Awards, il figure parmi ces nouveaux restaurants parisiens repérés par de grands chefs et considérés comme les futures révélations de demain.

Pano Pano Pierre-Louis Sauvaige et Grégoire Larenaudie parrainés par Valérie Vrinat ©SandrineKauffer

Prix du Public

Renée, Charles Bruneval, Eugène Hobraiche, Camille Delcroix

Renée est une brasserie contemporaine ouverte à Dunkerque par le chef Charles Bruneval, en hommage à sa grand-mère Renée, qui lui a transmis le goût du partage, des bons produits et de la cuisine simple et vraie. Originaire de Dunkerque, il a grandi entre mer et nature avant de se former pendant plus de dix ans dans de grandes maisons parisiennes auprès de Michel Rostang, Guy Savoy, Thierry Marx. Après un passage par les belles tables et une expérience au Radisson, sur la digue de Malo-les-Bains, il ouvre l’adresse dont il rêvait : un restaurant sincère, ancré dans le terroir dunkerquois, à deux pas de la digue. Chez Renée, il recrée l’univers chaleureux de son enfance, fait de plats réconfortants, d’odeurs familières et de rires partagés. Dans un cadre sans artifices où l’on se sent comme à la maison, la cuisine met en avant des produits locaux, frais et de saison : aile de raie à la grenobloise, pâté en croûte, croquettes de crevettes, filet de bœuf sauce poivre ou ris de veau croustillant. Des cuissons nettes, des sauces précises, une générosité assumée. Ici, l’authenticité prime, portée par l’exigence du chef et de son équipe, qui accueillent chaque convive avec une attention particulière. Renée est ainsi devenu un lieu de partage et de convivialité, où l’on se retrouve, le ventre apaisé et le cœur léger. Et dans cette maison de cuisine vivante, même Ubby, le chien-mascotte, participe à l’atmosphère familiale.

Renée, Charles Bruneval, Eugène Hobraiche, Camille Delcroix. Charles absent était représenté. ©SandrineKauffer

Prix du Public

Lava Paris (75) Wilfried Romain parrainé par Denny Imbroisi

Chez LAVA, tout semble naître d’un feu intérieur que Wilfried Romain, ancien candidat marquant de Top Chef et voyageur fasciné par les volcans, canalise avec une précision presque tellurique. Sur les hauteurs de la Montagne Sainte-Geneviève, dans l’ancien Louis Vins métamorphosé par l’architecte Maeva Trichereau en antre minéral, sombre et vibrant comme un cratère encore chaud, le chef façonne une cuisine où la braise devient langage. Originaire de Metz, fort d’une décennie passée auprès de chefs comme Thierry Marx, Alan Taudon, Guillaume Goupil, Rodolfo Guzman ou Buddha Lo, Wilfried Romain a trouvé dans ce restaurant une manière de renouer avec une cuisine brute, vibrante et profondément sincère. Ici, aucun dogme, aucune démonstration, seulement un chef qui suit le feu, une équipe qui écoute la braise crépiter, et une adresse qui fait de chaque assiette une coulée de lave maîtrisée, un voyage où les produits d’ici rencontrent les secousses du monde entier dans une harmonie toujours en mouvement.. Il a construit son style en parcourant le monde, de Paris à Melbourne, de la Patagonie au Japon, ramenant de ces voyages une manière unique de laisser les saveurs entrer en fusion. À LAVA, le feu ne sert pas à brûler mais à révéler, comme si chaque flamme savait exactement où se poser : poulpe grillé au binchotan, volaille du Perche saisie au charbon, bœuf Axuria marqué au barbecue, courgettes brûlées, calçots rôtis, jus fumés, mousselines torréfiées, black ceviche au merken, lieu ikejime au curry vert, tartare de veau chimichurri, huîtres relevées de sweet chili ou encore petits pois servis avec un jus de crabe vert à la citronnelle, autant de plats qui racontent Santiago, Osaka, Marrakech ou les rivages du Pacifique tout en restant solidement arrimés au socle français. Le midi, la maison se glisse dans l’esprit d’un bistrot moderne ouvert aux influences lointaines, mais lorsque la nuit tombe, le restaurant s’embrase littéralement et propose une cuisine de tension, faite d’équilibre entre braise et fraîcheur, entre douceur rassurante et piquant inattendu, une cuisine de retour de voyage guidée par la flamme.

En salle, Rémi Badjoint, associé et chef sommelier, accompagne ce brasier maîtrisé par une sélection de vins affûtée, dont une part importante de vins volcaniques qui prolongent l’énergie du lieu. Auréolé de deux toques au Gault&Millau, LAVA célèbre sa première année avec un dîner volcanique imaginé comme une traversée de sept volcans emblématiques du monde, un menu en sept temps accompagné d’un accord 100 % vins issus de sols volcaniques.

Lava Paris (75) Wilfried Romain parrainé par Denny Imbroisi ©SandrineKauffer

Prix du Public  spécial Marseille

Sage Loris de Vaucelles à Marseille parrainé par Romain Besseron

Il a ouvert le 6 mai 2025, cette table pensée comme un manifeste culinaire. Loris de Vaucelles entend renouer avec l’essence de la cuisine : le vivant, le territoire, et une éthique assumée. SAGE est un restaurant locavore installé au cœur de Marseille, dans les anciennes salles du Lauracée de Christophe Negrel. Le chef Loris de Vaucelles, 26 ans, Normand et diplômé de l’Institut Paul Bocuse d’Écully, (Life) y développe une cuisine engagée, guidée par quatre principes qui donnent leur nom à l’adresse : Saisons, Artisanat, Goût et Émotion.Formé auprès de Sylvestre Wahid (Thoumieux et Thierry Marx (Sur-mesure), il a également cofondé et codirigé le groupe de restaurants immersifs Ephemera, dont la renommée continue de s’étendre à l’international. Meme si il garde des parts,  il a souhaité revenir à une proposition plus intime, authentique, cohérente avec ses convictions : une cuisine majoritairement végétale, durable, et largement provençale.

Avec Louis Valentin, associé en salle et au service, Loris entend façonner une table profondément méditerranéenne, nourrie par les circuits courts. La carte, volontairement courte, évolue au rythme des récoltes et de la pêche : raviole de champignons et banon, poisson méditerranéen au dashi printanier, poitrine de cochon laquée aux agrumes ou encore daurade du Grau-du-Roi. Sans dogme, le chef assume ponctuellement l’intégration de pièces carnées d’exception, comme un porc noir de Bigorre. L’engagement ne s’arrête pas au contenu de l’assiette : les matériaux du restaurant sont sélectionnés avec la même exigence éthique;  terrazzo marin, céramiques locales, cuir de poisson pour les ronds de serviette, suspensions mettant en valeur la sève et les épines de pin. Tout a été imaginé pour créer un lieu apaisé, durable et fidèle à ses valeurs. Installé dans une ville qu’il décrit comme « en constante ébullition », Loris de Vaucelles trouve à Marseille le terrain idéal pour développer une démarche gastronomique responsable : saisonnalité, zéro déchet, valorisation de l’artisanat et des savoir-faire locaux. À terme, il vise ouvertement l’étoile verte Michelin, convaincu que les chefs ont un rôle écologique à jouer.

Sage Loris de Vaucelles à Marseille parrainé par Romain Besseron ©SandrineKauffer

Grand Prix du public

La table d’Alva, Le Vaudreuil (27) Alice Picard et Valentin Harou parrainé par Alan Geaam

À deux pas de l’Eure, La Table d’Alva révèle le travail du chef Valentin Harou et de la pâtissière Alice Picard, un duo formé auprès de grandes signatures de la gastronomie française, du Meurice au K2, de L’Oiseau Blanc au Jules Verne, en passant par les cuisines d’Alain Ducasse, Éric Canino, Jean-Pierre Étienvre, Sébastien Vauxion ou encore David Bizet.

Installés depuis novembre 2024 dans l’ancienne Cascade Insolite, qu’ils ont rénovée et rebaptisée, ils souhaitent faire de cette adresse normande une table de référence. Leur restaurant  s’inscrit dans une ambiance douce, aux teintes naturelles, en écho à leur cuisine locale et saisonnière. Le nom « Alva », contraction de leurs prénoms, évoque également l’elfe scandinave, symbole de nature et de fertilité, une image qui correspond à leur philosophie culinaire.

Leur carte met en lumière les produits normands avec des clins d’œil assumés au territoire : gougère au camembert, trou normand revisité au sorbet de pomme Cox et calvados, mais aussi des plats et desserts jouant sur les marqueurs régionaux tels que la pomme ou l’huître. Alice Picard, également formée en œnologie, propose une sélection soignée grâce aux liens établis avec plusieurs domaines, appuyée par sa sœur, ingénieure œnologue. Le couple revendique son attachement à sa Normandie natale et nourrit l’ambition d’inscrire sa table dans la gastronomie du territoire. Leur ouverture a suscité curiosité et bienveillance, et les habitants voient en eux une nouvelle énergie capable de faire rayonner Le Vaudreuil au-delà de ses frontières.

La table d’Alva, Le Vaudreuil (27) Alice Picard et Valentin Harou parrainé par Alan Geaam ©SandrineKauffer

Le diner a été signé par Ludovic Turac chef étoilé Michelin une table au sud à Marseille, dans une salle immersive avec des interludes musique et danses costumées. Une ambiance, une énergie qui signent cette 6ème édition avec toujours plus d’émotion.

Par Sandrine Kauffer

Crédit photos et vidéos ©Sandrine Kauffer

Le diner a été signé par Ludovic Turac chef étoilé Michelin une table au sud à Marseille ©SandrineKauffer