Ouverture de Bolan à Paris pour la Thaïlande contemporaine

Ouvert le 2 mars 2026 à quelques pas de Saint-Michel, dans le 5e arrondissement de Paris, Bolan propose une cuisine thaïlandaise contemporaine, précise et authentique, portée par Bo, originaire d’Ayutthaya, et Pedro Aires, diplômé de l’École Ferrandi Paris, passé notamment par Sellae, Mensae et Le Céladon, auprès de Thibault Sombardier.

Bolan fait dialoguer l’âme de la cuisine thaïe, les produits frais, les épices importées et une lecture plus contemporaine de plats emblématiques réalisés à la minute.

À peine ouvert, Bolan connaît déjà une première mise en lumière en figurant parmi les nommés des TheFork Awards 2026. Et le parrainage prend ici une dimension toute particulière : cette nouvelle table parisienne de cuisine thaïlandaise contemporaine a été choisie par Chatchaï Klanklong, chef de L’Orchidée à Ensisheim, seul restaurant thaïlandais étoilé Michelin en France. Premier chef thaïlandais à avoir décroché une étoile Michelin dans l’Hexagone, en 2019, Chatchaï Klanklong accompagne ainsi une nouvelle génération qui, à Paris, explore à son tour les saveurs et les traditions de Thaïlande à travers une écriture contemporaine. Une filiation culinaire particulièrement forte et un parrainage qui prend tout son sens.

Bo et Pedro Aires ont ouvert Bolan à Paris ©Sandrine Kauffer-Binz

À l’origine de Bolan, il y a une double histoire. Celle de Bo, enracinée dans la culture culinaire d’Ayutthaya, ancienne capitale du royaume de Siam, et celle de Pedro Aires, dont le parcours français s’est construit entre formation d’excellence et maisons reconnues. Leur projet commun s’inscrit dans une volonté claire : proposer à Paris une table thaïe moderne, sans folklore inutile, mais avec une fidélité aux goûts, aux gestes et aux équilibres qui fondent cette cuisine.

La carte est courte, lisible, volontairement resserrée : trois entrées, cinq plats et deux desserts. Ce choix permet un travail minute, une attention portée aux cuissons, aux textures et aux parfums. Galanga, citronnelle, combava, herbes fraîches, lait de coco, tamarin, piments et épices venus de Thaïlande composent une partition aromatique où chaque plat conserve sa personnalité.

brochette de poulet sauce satay – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz

Parmi les entrées, le Khao Nem Tod ouvre le repas avec un riz rouge frit en trilogie croustillante, du porc fermenté à la mode du Nord, des copeaux de Parmigiano Reggiano et un voile acidulé. Le Tom Yam Kung retrouve la puissance aromatique d’un bouillon clair aux gambas sauvages, relevé de citronnelle, galanga et feuille de combava. Plus végétal, le Yam Phon La Mai propose une lecture thaïe de la salade composée autour de fruits de saison rafraîchis, tandis que la Truite, Agrumes & Herbes Fraîches associe truite crue finement tranchée, suprêmes d’agrumes, herbes fraîches et dressing acidulé à la coco.

truite Bolan paris ©Sandrine Kauffer-Binz G

Les plats poursuivent cette relecture contemporaine d’une cuisine profondément ancrée dans ses origines. Le Pad Pak, végétarien, réunit légumes du marché saisis au wok, tempura de champignons et tofu soyeux, avec un jus court à l’ail et au soja noir. Le Pad Thaï Royal associe nouilles de riz, tamarin vieux et sucre de palmier, gambas sauvages, tofu tempura et éclats de cacahuète torréfiée.

la pluma de porc ibérique – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz

Le Moo Yang travaille la pluma de porc ibérique, marinée au poivre long concassé et aux racines de coriandre, cuite à la braise et accompagnée de riz gluant vapeur artisanal. Le Tom Kha met à l’honneur un poisson sauvage de saison à la peau croustillante, avec un velouté de coco infusé au galanga et à la citronnelle et une huile d’herbes thaïes. Quant au Tigre Qui Pleure, il met en scène un faux-filet britannique nourri à l’herbe, saisi à la flamme vive, servi avec une sauce Jaew artisanale et du riz gluant.

Le Tom Kha – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz

Les desserts prolongent cette même recherche de gourmandise. Le Khao Niao Mamuang décline une mangue à parfaite maturité avec un duo de riz gluant noir et blanc et un espuma de coco maison. Le Chaud-Froid Chocolat-Coco joue sur les températures et les textures avec une mousse chaude au chocolat, un praliné croustillant, un crumble cacao et une glace coco maison.

Tigre Qui Pleure – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz

Bolan s’inscrit une approche esthétique, minimaliste, le dressage des assiettes et le choix d’une carte courte donnent à l’adresse une identité plus gastronomique que celle des restaurants thaïlandais traditionnels, tout en conservant l’essentiel : la sincérité des recettes, l’équilibre entre douceur, acidité, fraîcheur et piquant, et cette capacité de la cuisine thaïe à convoquer le voyage par les parfums.

Avec Bolan, le Quartier Latin accueille une adresse qui ne cherche pas à occidentaliser la cuisine thaïe, mais à l’éclairer. Une table de quartier et de destination, portée par un couple franco-thaïlandais, un chef formé dans de grandes maisons de Bangkok et une idée simple : montrer qu’une cuisine traditionnelle peut évoluer avec précision, élégance et fidélité.

bolan.fr

dessert mangue – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz
chocolat – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz
crème brûlée – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz
cocktail sans alcool – Bolan Paris ©Sandrine Kauffer-Binz

Bolan Nominés TheFork Awards 2026 parrainé par Chatchaï Klanklong ©Sandrine Kauffer-Binz