Ouvert le 2 mars 2026 à quelques pas de Saint-Michel, dans le 5e arrondissement de Paris, Bolan propose une cuisine thaïlandaise contemporaine, précise et authentique, portée par Bo, originaire d’Ayutthaya, et Pedro Aires, diplômé de l’École Ferrandi Paris, passé notamment par Sellae, Mensae et Le Céladon, auprès de Thibault Sombardier.
En cuisine, le chef Patipan Aekpanja, formé à Bangkok University en Hotel Management, apporte son expérience acquise en Thaïlande, chez Akkee Thai Delicacies à Nonthaburi, distingué d’une étoile Michelin, puis au Baan Tepa Culinary Space à Bangkok, deux étoiles Michelin et une étoile verte, où il dirigeait le poste chaud. Avec cette nouvelle adresse, Bolan entend faire dialoguer l’âme de la cuisine thaïe, les produits frais, les épices importées et une lecture plus contemporaine de plats emblématiques réalisés à la minute.

À l’origine de Bolan, il y a une double histoire. Celle de Bo, enracinée dans la culture culinaire d’Ayutthaya, ancienne capitale du royaume de Siam, et celle de Pedro Aires, dont le parcours français s’est construit entre formation d’excellence et maisons reconnues. Leur projet commun s’inscrit dans une volonté claire : proposer à Paris une table thaïe moderne, sans folklore inutile, mais avec une fidélité aux goûts, aux gestes et aux équilibres qui fondent cette cuisine.
Dans l’assiette, Bolan ne cherche pas à multiplier les propositions. La carte est courte, lisible, volontairement resserrée : trois entrées, cinq plats et deux desserts. Ce choix permet un travail minute, une attention portée aux cuissons, aux textures et aux parfums. Galanga, citronnelle, combava, herbes fraîches, lait de coco, tamarin, piments et épices venus de Thaïlande composent une partition aromatique où chaque plat conserve sa personnalité.

Parmi les entrées, le Khao Nem Tod ouvre le repas avec des arancini de riz croustillant au porc fermenté,. Le Tom Yum Kung, retrouve la puissance vive du bouillon tom yum aux crevettes. Plus végétale, la salade Yum Som Ô associe pomelo, haricots et œuf mariné, dans un registre frais et acidulé. Les plats poursuivent cette relecture contemporaine d’une cuisine profondément ancrée dans ses origines. Le Pad Pak, en version végétarienne, réunit légumes sautés au wok, tempura de champignons et tofu. Le Moo Yang travaille l’échine de porc ibérique grillée, marinée au poivre noir et à la coriandre, servie avec du riz gluant. Le Tom Kha, autour du poisson grillé, s’appuie sur un velouté coco, galanga et citronnelle. Le Pad Thaï Royal associe nouilles de riz au tamarin, crevettes tigrées géantes, tofu et cacahuètes grillées. Quant au Tigre qui pleure, il met en scène une entrecôte grillée à la flamme, servie avec une sauce Jaew artisanale aux herbes fraîches et du riz gluant.

Le dessert reste dans cette même logique de lisibilité et de gourmandise. Le Khao Niao Mamuang, mangue fraîche et riz gluant au lait de coco, reprend l’un des grands classiques thaïlandais. Le Fusion Siam-Choco joue une passerelle plus contemporaine avec un cœur coulant au chocolat noir 70 %, crumble coco torréfié, fraises acidulées et glace artisanale maison.
Bolan s’inscrit une approche esthétique, minimaliste, le dressage des assiettes et le choix d’une carte courte donnent à l’adresse une identité plus gastronomique que celle des restaurants thaïlandais traditionnels, tout en conservant l’essentiel : la sincérité des recettes, l’équilibre entre douceur, acidité, fraîcheur et piquant, et cette capacité de la cuisine thaïe à convoquer le voyage par les parfums.
Avec Bolan, le Quartier Latin accueille une adresse qui ne cherche pas à occidentaliser la cuisine thaïe, mais à l’éclairer. Une table de quartier et de destination, portée par un couple franco-thaïlandais, un chef formé dans de grandes maisons de Bangkok et une idée simple : montrer qu’une cuisine traditionnelle peut évoluer avec précision, élégance et fidélité.




