Glenn Viel : un chef viscéralement attaché à la terre et à ceux qui la cultivent.

Glenn Viel, chef triplement étoilé et fervent défenseur de la terre, parrain engagé du festival « Chefs fêtent les producteurs et les artisans » à Saint-Tropez qui s’est déroulé du 3 au 5 mai 2025 a participé à une table ronde sur la terre, organisme vivant. 

Après Glenn Viel, c’est Mauro Colagreco, chef triplement étoilé au Mirazur et pionnier d’une gastronomie écoresponsable, qui prendra le relais en tant que parrain de la prochaine édition en 2026. Un passage de flambeau naturel entre deux chefs profondément engagés pour la terre, les producteurs et l’avenir de l’alimentation. Cette continuité illustre la volonté du festival de faire dialoguer haute gastronomie et conscience environnementale, année après année.

Entretien Glenn Viel

Glenn Viel n’est pas seulement une figure emblématique de la gastronomie française. Chef triplement étoilé à l’Oustau de Baumanière, monument culinaire niché aux Baux-de-Provence, il est aussi membre du jury de l’émission Top Chef, où il incarne rigueur, bienveillance et créativité. À l’occasion de la 5e édition du festival « Chefs fêtent les producteurs et les artisans », qui s’est déroulée du 3 au 5 mai 2025 à Saint-Tropez, Glenn Viel a accepté d’endosser le rôle de parrain. Une présence forte de sens pour un chef viscéralement attaché à la terre et à ceux qui la cultivent.

Dans l’entretien qu’il nous a accordé lors de l’événement, Glenn Viel partage avec ferveur sa vision du lien indissociable entre gastronomie, agriculture et environnement. « Il faut redonner de l’importance à la terre », martèle-t-il. Pour le chef, le respect des producteurs et des ressources naturelles doit être au cœur de nos choix alimentaires. « Sans eux, rien ne tient debout. »

Conscient des menaces qui pèsent sur notre planète – épuisement des sols, perte de biodiversité, surconsommation de plastique, usage intensif de pesticides – Glenn Viel appelle à une véritable prise de conscience collective. Selon lui, il est urgent de rétablir un rapport sain à l’environnement, en s’engageant dans un cercle vertueux qui valorise les bonnes pratiques agricoles, la traçabilité, le bon sens et la sobriété.

S’il se veut optimiste sur les évolutions observées en France, notamment grâce à une nouvelle génération de chefs et de consommateurs plus conscients, il exprime néanmoins une inquiétude face au manque d’engagement à l’échelle mondiale. « On ne peut plus se permettre l’inaction », prévient-il.

Dans un message aussi sincère qu’engagé, Glenn Viel conclut en rappelant que chacun détient une part de responsabilité : « Il faut agir, individuellement et collectivement, si l’on veut sauver la planète. » Une parole forte, incarnée par un chef qui, au-delà des étoiles, éclaire la voie d’une gastronomie résolument tournée vers le vivant.

 

Par Sandrine Kauffer