César Ponsonnet a repris le Mercière à Lyon ©Sandrine Kauffer

César Ponsonnet a repris le Mercière à Lyon

En janvier 2024, César Ponsonnet, le beau-fils du chef Jean-Louis Manoa a repris le bouchon Le Mercière, véritable institution à Lyon, caractérisé par deux salles séparées par une pittoresque traboule, chauffée et aménagée.

Diplômé d’un Bachelor Manager à  Ferrandi, l’ancien directeur de salle du Restaurant Le Bernardin 3* Michelin, New York (2013-2019) primé d’un award Forbes plus jeune directeur de salle « 30 under 30 Food & Wine » a conjugué différentes expériences notamment F & B manager training, Hôtel Palace Park Hyatt Vendôme, Chef de rang, Restaurant Le Rech 1*Michelin, Alain Ducasse, Paris ou encore Le Volupté, Londres.

En 2020, il rentre à Lyon  pour intégrer l’affaire familiale, tenue par sa maman Pascale Manoa et son beau-père Jean-Louis Manoa, propriétaire de l’enseigne depuis 1978. Depuis son arrivée, la carte des vins s’étoffe et affine son identité, générant une augmentation de son chiffre d’affaires et César fait encore Le Mercière dans une dimension 2.0 l’affichant sur le réseaux sociaux et la digitalisation.

l’équipe ©Le Mercière Lyon

Le Mercière est un bouchon de belle facture, avec des produits de qualité, bien cuisinés, généreusement servis dans une ambiance décontractée, mais très professionnelle avec un menu intéressant, faisant un appel du pied au Bib Gourmand du guide Michelin.

La carte des vins offre des flacons d’amis vignerons locaux et de belles allocations à un prix très attractif, faisant courir les amateurs de vins.

La déco est pittoresque, authentique, avec Guignol qui amuse la galerie. Le service est plein de dextérité, grimpant chargé cet escalier en colimaçon, qui s’envole vers l’étage, opérant adroitement un service sans guéridon, debout, entre deux tables. L’ambiance est conviviale, les tables échangent les unes avec les autres, dans un joyeux brouhaha sympathique et communicatif.

La carte est signée par le chef Sébastien Plessis.

Si choisir c’est renoncer, bon courage pour départager les oeufs en meurette de Morgon garniture grand-mère et croûtons aillés, le Petit saucisson chaud lentilles au jus, le Gâteau de foies de volaille écrevisses, morilles, sauce au vin jaune, ou encore la Gratinée lyonnaise (soupe à l’oignon), jaune d’œuf au Porto. Puis suivent la Quenelle artisanale de brochet sauce crustacés, épinards frais, estragon, le Saucisson brioché lyonnais, sauce vin rouge et mesclun de salade, la Terrine maison retour de chasse, pistaches, foie gras, confiture d’oignons rouges, les Ravioles de Romans, de la mère Maury, jus de veau, cèpes et Beaufort, le Tablier de sapeur, sauce gribiche, gratin dauphinois ou encore les Pennes aux truffes et au foie gras façon Jean-Louis Manoa.

Cette transmission réussie fait perdurer le Mercière, idéalement situé dans le rue éponyme.

Par Sandrine Kauffer

lemerciere.eatbu.com/

Gratinée lyonnaise (soupe à l’oignon), jaune d’œuf au Porto
Œufs en meurette de Morgon garniture grand-mère et croûtons aillés

Service des Pennes aux truffes et au foie gras façon Jean-Louis Manoa.

Le chef Sébastien Plessis réalise un superbe Pâté-croûte ©Mercière
quennelle ©e Mercière Lyon
saucisson brioché Lyonnais bio de la maison Sibilia, sauce vin rouge et mesclun de salade ©Le Mercière
tables dans la traboule © Mercière
ambiance ©e Mercière Lyon
César Ponsonnet a repris le Mercière à Lyon en 2024 ©Sandrine Kauffer