Adrien Albou signe le flagship Hando aux Champs-Élysées Paris

À Paris, au 63 rue Pierre Charron dans le 8e arrondissement, Adrien Albou ouvre en avril 2026 le flagship de Hando, aux côtés de Lee Cheng, Marlon Lévi et Mendel Lévi. Portée en cuisine par la cheffe exécutive Chiharu Takada, cette nouvelle adresse incarne l’évolution du concept. Plus qu’un restaurant, un flagship désigne le lieu le plus abouti et le plus représentatif d’une maison, pensé comme une vitrine de son identité. Ici, Hando affirme une vision élargie du handroll, à la croisée de la gastronomie, du design et de l’art.

Depuis sa première ouverture rue de Sèvres en octobre 2022, Hando a connu une croissance rapide avec des implantations successives près de la place Vendôme en juin 2024 puis dans le Marais en janvier 2025. Cette quatrième adresse ne constitue pas une simple extension, mais l’aboutissement d’un projet porté par Adrien Albou, qui imprime à la marque une identité singulière, bien au-delà de l’assiette.

Pensé comme un véritable manifeste, le restaurant déploie une écriture esthétique plus dense et sensorielle que les précédentes adresses. Conçu avec le studio Friedman & Versace, l’espace de 100 couverts s’organise autour d’un bar central et se décline en plusieurs atmosphères : grandes tablées, alcôves, salon privé, terrasse et véranda. Les matériaux; marbre blanc, onyx miel, velours cognac, bois et céramiques, composent un décor riche, où chaque élément participe à une narration globale.

Cette approche curatoriale se traduit également par la présence d’œuvres originales. L’artiste Jean-Guillaume Mathiaut signe notamment une bibliothèque peuplée de figures de samouraïs ainsi qu’un trône monumental, tandis que Shinsuke Kawahara réalise une fresque peinte à la main sur feuille d’argent, mettant en scène son personnage Petit Usagi dans un univers onirique inspiré du symbole A-Un. L’ensemble dialogue avec des objets chinés au Japon, dans une recherche constante d’authenticité.

En cuisine, Chiharu Takada accompagne cette montée en gamme avec une carte élargie. Si les handrolls restent au cœur de l’expérience, ils s’inscrivent désormais dans une proposition plus ambitieuse intégrant plats chauds et produits d’exception. L’introduction du bœuf de Kobe, les gambas tempura, le toro katsu ou encore les nigiri chauffés au binchotan illustrent cette évolution. Les desserts, développés en collaboration avec Tomo et Enzo et Lilly, prolongent cette dynamique avec notamment un tiramisu matcha.

L’exigence se prolonge jusqu’aux arts de la table, conçus comme un prolongement du geste culinaire. La céramiste Suzie Lapierre signe une collection épurée, tandis que Shiro Shimizu apporte une dimension plus brute en travaillant des argiles collectées au Japon.

Avec cette ouverture, Adrien Albou affirme une vision où le restaurant devient un espace culturel à part entière. Hando dépasse le cadre de la restauration pour proposer une expérience globale, où cuisine, design et art s’articulent autour d’une même intention : créer un lieu vivant, sensible et incarné.

www.hando-paris.com/