Top Chef 2026 #10 – Cuisine de palace : Louise Perrone éliminée aux portes des quarts de finale

Le dixième épisode de Top Chef 2026, diffusé exceptionnellement le jeudi 7 mai 2026 a plongé les cinq derniers candidats dans l’univers exigeant du palace parisien The Peninsula Paris, là où officient Anne Coruble, cheffe pâtissière de l’hôtel, et de David Bizet, chef du restaurant L’Oiseau Blanc. Après avoir cuisiné dans le sable, dans des cuisines mobiles, aménagées presque comme un camping de luxe, les candidats basculent dans un autre univers : celui du palace. Le contraste est saisissant et le confort d’un outil parfaitement équipé n’efface ni la pression des commandes, ni l’imprévu, ni l’exigence permanente du service.

Du petit-déjeuner en room service, au croque-monsieur revisité, au plat construit autour de deux sauces, Alexy Algar-Denos, Louise Perrone, Nicolas Parage, Victor Kuntz et Viviana Pisacane ont dû s’adapter à un rythme particulier, fait de précision, de réactivité et de maîtrise. Sous le regard de Stéphane Rotenberg, des chefs Philippe Etchebest, Paul Pairet, Glenn Viel, Hélène Darroze et Stéphanie Le Quellec, mais aussi d’invités comme Camille Lacourt, Anne Coruble et David Bizet, la pression est montée d’un cran.

Cet épisode met en lumière plusieurs enjeux : la gestion des commandes surprises, la difficulté de répondre à une attente non inscrite à la carte, la place du bien-être au travail, et l’équilibre délicat entre deux sauces complémentaires dans un même plat.

À l’issue de cette journée marathon, Louise Perrone quitte la compétition principale avant les quarts de finale et rejoint la brigade cachée. Jugée par Fabien Ferré, Yoann Conte et François-Régis Gaudry sur une épreuve de cuisson à l’aveugle, dans un contenant non comestible, elle ne parvient pas à relever le défi et quitte définitivement le concours, fière d’avoir tenu dix émissions.

David Bizet – Chef Exécutif de The Peninsula Paris

Le petit-déjeuner sportif et alicaments

Le sujet du petit déjeuner est particulièrement intéressant, surtout lorsqu’il est pensé pour un athlète de haut niveau comme Camille Lacourt, célèbre champion de natation. L’exercice consiste à imaginer un petit déjeuner de palace, élégant et gourmand, mais aussi adapté aux besoins d’un sportif. Il ne s’agit donc pas seulement de séduire par l’esthétique ou la gourmandise. Il faut apporter des protéines, de la légèreté, de la digestibilité, de bonnes calories, sans excès de mauvaises graisses, tout en conservant l’esprit d’un service de luxe. Le défi est là : faire cohabiter performance nutritionnelle, plaisir et raffinement. Les omelettes et le classique porridge, riche en fibres et en sucres lents, sont en tête d’affiche.

Nicolas partage une approche très liée à la culture de l’alimentation comme soin, presque comme médicament. Il évoque par exemple l’ortie, riche en fer et en zinc, capable de soulager certaines douleurs articulaires. Il pense aussi au citron, à sa vitamine C, et à son intérêt pour soutenir le système immunitaire. Avant une séance de sport, cette réflexion autour des aliments utiles prend tout son sens.

Cette approche rejoint la notion d’« alicament », contraction d’aliment et de médicament. Le terme peut sembler marketing, mais il traduit une idée ancienne : certains produits ne nourrissent pas seulement, ils participent aussi au bon fonctionnement de l’organisme. Sans remplacer un avis médical ni transformer l’assiette en ordonnance, cette logique rappelle que les ingrédients peuvent être choisis pour leur goût, leur texture, leur énergie, mais aussi pour leurs apports nutritionnels. Dans un petit déjeuner destiné à un sportif, cette dimension devient centrale : chaque élément doit avoir une raison d’être, entre plaisir, assimilation, endurance et récupération.

Chef exécutif de palace versus chef de cuisine

Cette épreuve a surtout le mérite de rappeler une réalité souvent méconnue : être chef exécutif de palace n’est pas exactement le même métier qu’être chef de cuisine dans un restaurant traditionnel. Oui, les fondamentaux demeurent les mêmes : construire une carte, organiser une mise en place, assurer un service, encadrer une équipe, garantir le goût, la régularité et la qualité de l’assiette. Mais le périmètre est bien plus vaste.

Dans un palace, le chef doit penser l’ensemble de l’offre culinaire de la maison, à plusieurs moments de la journée et dans plusieurs espaces : petit déjeuner, room service, restaurant gastronomique, bar, banquets, événements privés, demandes particulières et prestations exceptionnelles. La cuisine ne s’arrête pas à un service. Elle accompagne le client du matin au soir, parfois dans une organisation qui fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

La vraie différence tient donc à l’échelle et à l’amplitude des responsabilités. Un chef exécutif doit garantir une cohérence culinaire globale, du café servi au réveil jusqu’au dîner d’exception, en maintenant le même niveau d’exigence dans des contextes très différents. Cette responsabilité transforme profondément le métier. Le chef exécutif passe souvent moins de temps les mains directement sur le produit qu’un chef de cuisine concentré sur son restaurant. Une part importante de son quotidien se joue ailleurs : réunions, plannings, tableaux Excel, ratios, budgets, achats, gestion des équipes, anticipation des besoins, organisation des services, coordination entre les différents points de restauration. Il doit penser la cuisine comme un ensemble, presque comme une entreprise dans l’entreprise. Son rôle devient donc plus transversal. Il reste cuisinier, bien sûr, mais il est aussi manager, gestionnaire, organisateur, garant d’une identité culinaire et responsable d’un fonctionnement global. Là où le chef de cuisine pilote une brigade, une carte et un service, le chef exécutif de palace orchestre plusieurs équipes, plusieurs instants, plusieurs cartes et une promesse de qualité continue. Ce n’est pas une opposition entre deux métiers, mais un changement d’échelle, de rythme et de responsabilités.

Rencontré sur le marché des producteurs à Saint-Tropez, Dominique Le Stanc en a témoigné. Ancien chef du Chantecler, au Negresco à Nice, où il a obtenu deux étoiles Michelin, il a ressenti le besoin de changer de rythme « lorsqu’on travaille dans un palace, avec une brigade de 25 cuisiniers, « on ne fait plus trop la cuisine ». En reprenant La Merenda, adresse niçoise qu’il tient depuis trente ans avec son épouse, Dominique Le Stanc dit avoir retrouvé ce plaisir-là : c »elui d’être en contact direct avec les clients et de faire la cuisine qu’il aime, une cuisine simple, personnelle, profondément incarnée. » Son parcours rappelle que le prestige d’un palace n’efface pas une réalité du métier : plus la structure est grande, plus le chef devient chef d’orchestre. Et parfois, pour certains cuisiniers, le bonheur consiste justement à revenir à une maison plus petite, où l’on cuisine encore de ses mains, au plus près du produit et des gens.

salade végane sur mesure

Comment facturer une commande qui n’est pas sur la carte ?

Dans un palace, la demande particulière fait partie intégrante de l’expérience. Une clientèle internationale, habituée au sur-mesure, attend que l’établissement réponde à ses habitudes, ses contraintes et ses envies, quitte à ce que la prestation soit facturée en conséquence. Dans un restaurant gastronomique traditionnel, la question mérite pourtant d’être posée avec plus de précision : jusqu’où l’adaptation relève-t-elle du service, et à partir de quand devient-elle une prestation personnalisée ? Une modification mineure, anticipée ou raisonnable, appartient naturellement à l’hospitalité.

Mais lorsqu’un client formule, en plein service, une demande qui implique de concevoir un menu spécifique, hors carte, sans lactose, sans gluten ou adapté à des contraintes non signalées à la réservation, il ne s’agit plus d’un simple ajustement. Il sollicite une création immédiate, dans un temps contraint, alors que la brigade travaille déjà selon une mise en place, un rythme et une organisation précis. Ce type de demande engage bien plus qu’un changement d’ingrédient. Il impose au chef de repenser une assiette, parfois un menu entier, avec les produits disponibles, les contraintes techniques du moment, les risques d’allergènes, l’équilibre gustatif et la cohérence de la maison. Il mobilise aussi la salle, qui doit transmettre, expliquer, suivre, parfois justifier. En quelques minutes, c’est tout un service qui peut être fragilisé par une demande individuelle non anticipée.

Le sujet n’est donc pas de refuser l’attention portée au client. Il est de reconnaître la valeur du travail demandé. Un restaurant est choisi pour une carte, une identité, une proposition culinaire déjà pensée, testée, organisée. Demander un plat ou un menu entièrement personnalisé au dernier moment revient à commander une prestation de sur-mesure, avec ce que cela suppose de temps, de réflexion, de responsabilité et de désorganisation potentielle. Il serait donc légitime que ces demandes soient cadrées plus clairement. Lorsqu’elles sont annoncées à l’avance, elles peuvent être intégrées dans de bonnes conditions, comme un menu d’anniversaire, un banquet ou une attention particulière préparée en amont. Lorsqu’elles surviennent en plein service, elles devraient pouvoir être refusées avec élégance, ou faire l’objet d’une facturation spécifique, au même titre qu’une prestation de conseil ou de création personnalisée.

La restauration gastronomique repose sur le plaisir du client, mais aussi sur le respect du travail des équipes et de l’organisation générale. Faire plaisir à un seul client, ne devrait jamais signifier mettre une brigade en tension inutile, désorganiser un service ou reporter sur les cuisiniers une contrainte qui aurait pu être anticipée. Le véritable luxe n’est pas de tout exiger à tout moment. Il est aussi de comprendre le temps, le geste et l’organisation nécessaires à la qualité d’une table. Et que dire quand le client souligne sa déception quant à la préparation et estime trop cher, une assiette sans viande, négligeant le temps passé et la créativité.

Le bien-être au travail, un sujet central

Au-delà de l’assiette, cette émission met aussi en lumière un autre thème essentiel : le bien-être au travail. Très stressée, Viviana confie que le simple fait de voir Hélène Darroze la met de bonne humeur. Ce détail peut sembler anecdotique, mais il dit beaucoup de ce qui se joue dans une brigade. Venir travailler en cuisine, c’est aussi retrouver une équipe, un groupe, des visages familiers, parfois une forme de réconfort. Dans les métiers de cuisine, la notion de « famille professionnelle » revient souvent, et ce n’est pas un hasard. Les heures passées ensemble sont longues, intenses, parfois plus nombreuses que celles passées avec sa propre famille. Il y a le plaisir de se revoir le matin, de commencer la journée par un bonjour, un sourire, une énergie positive. Il ne s’agit pas seulement de retrouver un chef ou d’exécuter une tâche. Il s’agit aussi de rejoindre une équipe avec laquelle se tissent des liens, une complicité professionnelle, parfois personnelle.

Alexis, Victor, Louise, Viviana dans une chambre du Péninsula Top chef ©DR

Tout cela participe à l’équilibre d’un lieu de travail. L’ambiance d’une brigade, la bienveillance, la régularité émotionnelle, la capacité à se sentir respecté et soutenu sont des éléments essentiels. La cuisine est un métier de pression, d’exigence et de tension. Mais elle ne peut pas fonctionner durablement sans confiance. Un chef ne dirige pas seulement par la technique ou l’autorité. Il donne aussi un cadre, une énergie, une façon d’être ensemble. La complicité entre Hélène Darroze et Viviana est particulièrement intéressante, permettant d’imaginer qu’elles iront ensemble en duo en finale, tant leur relation semble porter la candidate. Viviana avance avec ses fragilités, ses doutes, son émotivité, mais aussi avec une grande capacité de travail et une envie profonde de bien faire. Elle dit quelque chose de très juste : pour progresser, il faut aussi des mots d’amour. Il faut se sentir aimé, respecté, regardé avec bienveillance. Il faut comprendre que les conseils reçus ne sont pas là pour blesser, mais pour faire grandir. Dans un concours aussi exigeant que Top Chef, où chaque remarque peut fragiliser ou au contraire renforcer, cette qualité d’accompagnement devient déterminante. Helène Darroze l’encourage, la rassure, la recadre aussi, mais toujours dans une forme de présence humaine qui semble permettre à la candidate de se dépasser. Ce rapport rappelle combien le mentorat peut être décisif dans une trajectoire professionnelle. La transmission ne repose pas uniquement sur la correction d’un geste ou d’une assiette. Elle passe aussi par la confiance donnée pour oser prendre sa place. Dans les saisons précédentes, Hélène Darroze n’était-elle pas parfois perçue comme une figure maternelle par certains candidats ? Cette dimension protectrice, affective, mais exigeante revient ici avec force. Elle ne retire rien à la rigueur du concours. Au contraire, elle montre qu’une exigence peut être d’autant plus efficace lorsqu’elle s’accompagne d’attention, d’écoute et de mots justes.

Croque monsieur déstructuré .Top chef 10

L’importance de l’humeur et de la constance

Avec Louise, la question de l’humeur est également importante. Son équilibre émotionnel semble parfois fluctuer rapidement. Or, dans une brigade, la constance est rassurante. Elle ne concerne pas seulement le chef ou le manager. Chaque membre d’une équipe, par son attitude, son comportement, son énergie et sa manière d’entrer en relation avec les autres, participe à l’ambiance générale. Bien sûr, le chef donne souvent le tempo. Son humeur peut influencer toute une brigade, installer de la confiance ou au contraire créer de la tension. Mais il serait trop simple de faire peser cette responsabilité uniquement sur lui. Une brigade est composée de plusieurs personnalités, de plusieurs sensibilités, de plusieurs états d’esprit. Chacun arrive avec sa fatigue, son stress, ses doutes, son enthousiasme ou ses fragilités. Et chacun peut, à sa manière, contribuer à apaiser ou à tendre l’atmosphère. Dans un métier aussi intense que la cuisine, cette stabilité émotionnelle devient presque une compétence professionnelle. Il ne s’agit pas de nier les émotions, ni d’exiger une humeur égale en permanence. Il s’agit plutôt d’apprendre à ne pas faire subir ses variations au collectif. Une parole brusque, une inquiétude mal contenue, un agacement, une impatience peuvent se répercuter très vite sur les autres. À l’inverse, un sourire, un mot juste, une attitude calme, une énergie positive peuvent redonner du souffle à toute une équipe.

Louise a invité Antoine Garcia chez Rouge pour une 4 mains.

Cette question de l’humeur se retrouve aussi dans l’assiette. Lorsque le chef évoque les couleurs, il rappelle que la cuisine commence parfois avant même la dégustation. Les couleurs peuvent mettre de bonne humeur. Une assiette vive, fraîche, lumineuse, bien composée, peut séduire le regard avant de toucher le palais. Est-ce parfois aussi simple que cela ? Peut-être. Dans une épreuve sous pression, une assiette qui donne envie, qui respire la vitalité et l’équilibre, peut déjà raconter quelque chose de l’état d’esprit du candidat. La cuisine est donc un travail de gestes, de goûts, de techniques, mais aussi d’énergie. Ce que l’on transmet à l’équipe finit souvent par se retrouver dans le rythme du service. Et ce que l’on met dans une assiette ne relève pas seulement d’une recette : il y a aussi une humeur, une intention, une manière d’habiter le moment.

Deux sauces dans un plat : un exercice d’équilibre

Le second sujet, autour de deux sauces dans un même plat, est un exercice d’équilibre particulièrement complexe. David Bizet intervient sur cette difficulté technique : travailler un bouillon, une émulsion, une crème, une huile, un sabayon, un jus, une sauce plus grasse ou plus aérienne, et réussir à les faire cohabiter. La première sauce doit se révéler. La deuxième doit lui répondre. Elles ne doivent ni s’annuler, ni se concurrencer. Il faut qu’elles s’équilibrent, qu’elles se complètent, qu’elles deviennent presque une seule sensation en bouche, tout en gardant chacune leur rôle.

C’est d’autant plus difficile que la tendance actuelle va souvent vers des assiettes épurées : une protéine, une garniture, une sauce. Ici, le sujet est volontairement plus complexe. Deux sauces obligent à penser la construction gustative autrement. Il ne s’agit pas d’ajouter pour ajouter, mais de créer un dialogue. Travaillées séparément, les sauces doivent être imaginées ensemble. Le chef doit anticiper leur rencontre dans l’assiette, puis en bouche. C’est un vrai exercice de précision, de maîtrise et de sensibilité. L’épreuve révèle aussi la grande capacité de travail de Louise. Deux sauces représentaient déjà une charge technique importante. Elle choisit pourtant d’en réaliser trois, pour aller au bout de son idée, malgré les alertes et les mises en garde. Ce choix dit quelque chose de son engagement, de son envie de défendre une vision jusqu’au bout, mais aussi de la difficulté, dans un concours, à savoir réadapter une intention lorsque le temps, la pression et les conseils extérieurs invitent à simplifier.

La question se pose alors avec nuance : faut-il parfois accepter de renoncer à une partie de son idée pour mieux réussir l’ensemble ? Dans une épreuve aussi exigeante, écouter les chefs expérimentés ne signifie pas abandonner sa personnalité. Cela peut aussi permettre de préserver l’essentiel. Louise a voulu tenir son cap. Ce choix, courageux mais risqué, montre à la fois sa détermination et les limites d’une recette qui n’a peut-être pas pu être réajustée à temps.

Louise Perrone éliminée aux portes des quarts de finale

À l’issue de l’épreuve de palace, Louise Perrone quitte la compétition principale aux portes des quarts de finale et rejoint la brigade cachée. Elle y retrouve Antoine Garcia et Aboubakar Bamba, jugée par Fabien Ferré, Yoann Conte et François-Régis Gaudry.

Le thème de cette seconde chance est particulièrement délicat : réaliser une cuisson dans un contenant non comestible. Comme le souligne Fabien Ferré, la difficulté tient à cette forme de cuisson à l’aveugle. Le candidat ne voit pas directement l’évolution du produit. Il doit anticiper, mesurer, sentir, faire confiance à son intuition et à sa maîtrise technique.

Antoine propose une cuisson en croûte tandis qu’Aboubakar travaille une betterave en croûte de sel, qui lui vaut un coup de cœur du jury. Louise, de son côté, choisit une cuisson finalisée dans la cire d’abeille. L’idée est forte, technique mais l’exécution se révèle difficile. La cire enferme le produit, complique l’ouverture et donne même du fil à retordre au jury au moment de casser l’enveloppe. À la dégustation, la cuisson ne convainc pas suffisamment. Louise Perrone quitte alors définitivement l’aventure. Son départ marque la fin d’un parcours dense, tenu pendant dix émissions. Louise Perrone s’est imposée comme une cheffe passionnée et précise, dont la cuisine conjugue technique, personnalité et attachement au produit. À 30 ans, elle incarne une génération de chefs audacieux, capables d’allier respect des classiques et modernité. Originaire de Paris, installée à Marseille depuis trois ans, elle revendique une cuisine sensible aux saveurs iodées, aux légumes de qualité et aux produits travaillés sans artifice. Cheffe-propriétaire de Rouge, ouvert fin 2024 avec son compagnon Arthur, elle a déjà construit un parcours solide. Passée par L’Arpège, Lasserre, auprès de Christophe Saintagne et Yannick Alléno à Courchevel, puis par Septime à Paris, avant de rejoindre Ippon à Marseille, Louise Perrone quitte Top Chef avec l’image d’une cheffe engagée, exigeante, parfois obstinée, mais profondément sincère dans sa manière de cuisiner.

Par Sandrine Kauffer-Binz

L’omble chevalier de nos montagnes, cuit à la cire d’abeille par Olivier Nasti ©Lukam
Anne Coruble ©Sandrine Kauffer-Binz