En avril 2025, Olivier Nasti a ouvert le nouveau salon de thé du Chambard. Plus qu’une simple inauguration, c’est toute l’organisation de l’établissement qui a été métamorphosée. Longeant la terrasse de La Table d’Olivier Nasti, les clients de l’hôtel, au lieu de se diriger vers la droite en direction des cuisines, bifurquent désormais à gauche pour découvrir la nouvelle réception et conciergerie du Chambard, hôtel 5* Relais & Châteaux. Un salon d’attente y a été aménagé, parfait pour offrir une boisson d’accueil et présenter, dans le calme, l’univers du Chambard : la Table d’Olivier Nasti (2 étoiles Michelin), la Winstub, la boulangerie Levain, la chocolaterie Skulptur, et désormais le nouveau salon de thé. Ouvert de 10h à 18h, il propose les viennoiseries du matin, une offre de snacking salé haut de gamme, ainsi qu’une balade sucrée signée Jordan Gasco, servie en 6 ou 9 temps.
Découvrez le nouveau salon de thé et les deux nouvelles réception du Chambard
Plus qu’une ouverture d’un salon, c’est une véritable (r)évolution.
« J’ai eu l’opportunité d’acquérir le fonds de commerce d’un ancien magasin de jouets. Cela m’a permis de m’agrandir et de repenser en profondeur les flux d’accueil et les espaces de vie », explique Olivier Nasti.
Dans ce nouvel espace, il inaugure une réception intimiste, feutrée et cosy, ainsi qu’un salon de thé d’auteur, lumineux et sobre, pensés comme une extension naturelle et raffinée de la maison. Ce projet, mûrement réfléchi, conjugue fonctionnalité, esthétique et quête d’excellence. Il témoigne d’une vision claire : offrir aux clients une expérience fluide et apaisée, du premier accueil jusqu’à la dernière gorgée de thé.

Le mobilier, les luminaires, les tables en marbre de Carrare témoignent d’un soin du détail extrême.
« Les gens arrivent parfois stressés par la route. Maintenant, on peut les asseoir, leur proposer une boisson, les détendre. L’accueil devient un moment à part entière, apaisé. »
En repensant les espaces d’accueil, Olivier Nasti répond à un besoin structurel de fluidité. L’ancienne réception, à droite en entrant, accueillait simultanément les clients des 33 chambres, ceux du restaurant gastronomique La table d’Olivier Nasti (jusqu’à 40 couverts), de la brasserie La Winstub (environ 60 à 70 couverts), ainsi que du Marius Bar.

« Aux heures d’affluence, les flux se superposaient », précise le chef. « Le check-in des chambres croisait ceux des restaurants. » Désormais déportée à gauche, la nouvelle réception de l’hôtel permet un accueil plus fluide. Elle intègre une conciergerie, un service voiturier, et des bureaux dédiés à la réservation et à l’accueil téléphonique. « Les équipes travaillent dans de meilleures conditions. Les clients sont posés, écoutés, accueillis avec un soin renforcé », se réjouit Olivier Nasti.

Le salon de thé : un lieu de vie à part entière
De belles alcôves offrent une vue apaisante sur l’avenue du Général de Gaulle. Placé sous la responsabilité de Rose, le salon, ouvert de 10h à 18h, incarne pleinement la volonté de créer un véritable lieu de vie, pensé autant pour les résidents que pour les visiteurs extérieurs. On y sert un petit-déjeuner jusqu’à 10h30, de l’ »Éveil alsacien » au « Matin épicurien », avec pains au chocolat, cookies, cakes aux agrumes ou marbrés, puis une offre salée raffinée à midi (smørrebrøds, croque à la truffe, tarte fine…), et enfin un tea time de 14h à 17h, inspiré des palaces parisiens. « Ce n’est pas vraiment une nouvelle offre, car il y a cinq ans, nous avions construit avec Jordan Gasco le moment tea time, qui était servi au bar Marius. Aujourd’hui, il existe un lieu dédié pour le savourer pleinement, avec des pièces légères, qui changent au fil des saisons et nous allons plus loin dans l’expérience. »

Fidèle à sa philosophie de maîtrise artisanale, transversale et globale, Olivier Nasti s’est appuyé sur son chef pâtissier Jordan Gasco, à ses côtés depuis huit années, élu Pâtissier de l’année par Le Chef en 2022, et sur son chef sommelier Jean-Baptiste Klein, Meilleur Ouvrier de France 2018, élu Sommelier de l’année par Gault & Millau en 2024. Ensemble, ils conçoivent une offre à trois voix qui magnifie l’hospitalité du Chambard.
Une partition salée signée Olivier Nasti
La carte salée, exclusive au salon du Chambard, fait la part belle aux produits du terroir et aux préparations inspirées, comme les smørrebrøds au pain de seigle, ces tartines garnies de truite saumonée issue de la pisciculture Guidat ou de sardines marinées, la tarte fine de saison ou encore le croque à la truffe noire accompagné de salade verte. Les produits d’exception de la maison Kaviari — sardine, saumon, caviar — viennent également enrichir l’expérience.

Côté pâtisserie, la vitrine met à l’honneur la fraise d’Alsace (chez Thomas Jehl à Guemar), la rhubarbe, les agrumes. Nous y retrouvons des tartelettes, un donut au chocolat sans gluten, et des créations inspirées du terroir. « Il y a aussi des pièces plus rustiques », explique Jordan Gasco. » Aujourd’hui, nous en avons six à la carte. Demain, ce sera un flan au café d’orge, par exemple. Trois ou quatre gâteaux restent fixes dans la semaine, mais deux ou trois changent chaque jour », explique le chef pâtissier. La vitrine s’enrichit de madeleines au miel sous cloche, d’un kougelhopf servi avec de la confiture de chez Christine Ferber. L’offre sucrée s’inscrit dans une continuité quotidienne, du matin au soir.

Parmi les pièces emblématiques, le dessert 100 % vanille de Tahiti, la Cabosse conçue à partir d’un chocolat Criollo du Venezuela, la tranche de kougelhopf en trompe-l’œil, ou encore une madeleine de Proust revisitée en petit gâteau, garnie de myrtilles des Vosges, avec une mousse infusée au thé Earl Grey, un cake au citron et des fruits frais liés par un jus de myrtille. « Nous avons un riz au lait aux agrumes et à la cannelle, une bavaroise épicée, un 100 % vanille avec praliné croustillant, sablé friable et mousse légère. Nous jouons sur les textures, les contrastes, les parfums. » Certaines pièces sont devenues des signatures : le Manala, ou encore la Linzer revisitée, mêlant confiture de framboise, épices douces et glaçage brillant.

Les clients peuvent choisir de vivre une expérience immersive en plusieurs temps, sous forme de « balades gourmandes », composées de six ou neuf étapes qui proposent un cheminement harmonieux entre bouchées salées et pièces sucrées.
Dans la version à neuf temps, trois pièces salées introduisent le parcours : asperges blanches d’Alsace relevées d’une vinaigrette à la clémentine et à la sarriette, jambon de cerf râpé, dampfnudle aux petits pois, purée de citron Meyer et œufs de truite, ou encore un fleischschnacka de bœuf nappé d’un jus réduit. La suite sucrée dévoile un biscuit moelleux à la vanille de Madagascar et caramel mou, une rhubarbe en mousse légère au fromage blanc et poivre de Tasmanie, un baba bouchon aux allures de pain d’épice rehaussé d’une crème à la cire d’abeille, une mousse Linzer cannelle-feuilletée, une pomme façon Tatin au caramel de cidre, et une fraise en île flottante rafraîchie à l’huile de tagète.

Cette offre tea time, pensée entre équilibre et raffinement, traduit une recherche constante d’exigence tout en restant accessible. Jordan Gasco, à l’origine de cette partition chorégraphiée, confie : « Nous ne servons pas tout d’un coup. Nous créons une respiration, une scène. Nous accompagnons les clients dans une expérience rythmée, fluide, vivante.»
« Il propose une partition très créative », souligne Olivier Nasti, Meilleur Ouvrier de France. « Il ne remet jamais deux fois la même mousse. Il y a toujours un croquant, un fruit, un chocolat, une acidité. »

L’accord boisson selon Jean-Baptiste Klein
La carte des boissons, sous la houlette de Jean-Baptiste Klein, fait la part belle aux jus de terroir, aux infusions rares, aux cafés de spécialité. L’alcool y est présent avec parcimonie, sous forme de crémants et champagnes sélectionnés avec minutie. « Jean-Baptiste a le goût du juste, de l’inattendu. Rien n’est figé. Chaque semaine, il introduit un produit nouveau. »

Une hospitalité moderne, fluide et incarnée
Chaque espace du Chambard est conçu pour dialoguer avec les autres. Du restaurant étoilé à la brasserie, en passant par le salon de thé ou la chocolaterie, tout répond à une logique de cohérence. « Le client doit sentir qu’il est toujours chez nous, même s’il passe d’un espace à l’autre. »
Ce nouveau salon de thé incarne la vision d’une hospitalité moderne, à la fois rigoureuse et chaleureuse. L’ancrage local est partout : dans les produits, les gestes, les visages. Et surtout, ce lieu n’est pas réservé aux seuls clients de l’hôtel. Il est ouvert sur la rue, accessible à tous, pour un petit-déjeuner, un café, ou une parenthèse gourmande.
Ce projet architectural et humain s’inscrit dans une vision plus large de l’hospitalité : celle d’une maison qui respire, fluide et élégante, où l’on prend le temps d’accueillir autant que de servir. Un pas de plus vers une hôtellerie d’auteur, à visage humain
Par Sandrine Kauffer
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