Diner Rare Champagne Emmanuel Moine, Christophe Raoux, Willem Pinçon ©Sandrine Kauffer

Christophe Raoux sublime les champagnes Rare 

Dans le cadre des Relais du Goût, festival gastronomique qui se déroule à Reims du 18 au 21 septembre 2025, la Résidence Eisenhower a accueilli un dîner d’exception signé par Christophe Raoux, Meilleur Ouvrier de France et chef du Royal Champagne à Reims, en accord avec les champagnes Rare. Rare Millésime 2013, Rare Millésime 2012, Magnum Rare 2008, Rare Rosé 2014 et Magnum Rare 1998 ont enthousiasmé la douzaine de convives installés dans la salle à manger de la demeure historique.

À ses côtés, Jérôme Rioux, qui prendra la tête des cuisines du Château de la Commaraine à Pommard, dont l’ouverture est prévue en janvier 2026. Issu des maisons ducassiennes, il collabore depuis une dizaine d’années avec le chef Raoux, du Café de la Paix au Cercle des Armées, il a également été finaliste du concours de Meilleur Ouvrier de France en 2022.

De G à D Emmanuel Moine, Christophe Raoux, Jérôme Rioux et Willem Pinçon ©Sandrine Kauffer

À Reims, sur le boulevard Lundy, la Résidence Eisenhower se dresse comme un témoin de l’histoire. Construit entre 1911 et 1913 pour le négociant Édouard Mignot, ce somptueux hôtel particulier mêle les influences du néo-Louis XVI, de l’Art Nouveau et de l’Art Déco. Sous ses façades ornées de guirlandes et de sculptures raffinées, il a traversé le siècle comme une maison de famille avant de devenir, en 1945, le quartier général du général Dwight Eisenhower. C’est là que furent préparées les dernières heures de la guerre, donnant au lieu une dimension patrimoniale et symbolique majeure.

Depuis 2016, le Groupe EPI, propriétaire des maisons Piper-Heidsieck, Charles Heidsieck et Rare Champagne, a restauré la demeure pour lui redonner son éclat. Désormais, la Résidence Eisenhower conjugue hospitalité et mémoire : un lieu où l’on reçoit comme dans une grande maison privée, avec l’élégance d’un décor classé et la chaleur d’un accueil sur mesure.

L’apéritif a été pris dans le jardin de la résidence Eisenhower en dégustant Rare 2013 ©Sandrine Kauffer

L’art de recevoir

En franchissant les portes, le visiteur est saisi par la noblesse des espaces. Le grand escalier d’honneur, baigné par une verrière, conduit à des salons aux moulures précieuses, aux vitraux Art Déco, aux boiseries finement restaurées. Chaque pièce raconte une histoire, chaque détail souligne un savoir-faire. À l’étage, les suites et chambres mansardées déclinent des atmosphères singulières, entre lustres anciens, marbres et touches contemporaines. Ici, l’hospitalité n’est pas celle d’un hôtel, mais d’une maison particulière : une hospitalité intime, inscrite dans la continuité de l’histoire.

Une cuvée d’exception

C’est dans ce cadre que s’est tenu un dîner signé par Christophe Raoux, Meilleur Ouvrier de France et chef exécutif du Royal Champagne. Un menu pensé comme une partition, entièrement dédié à Rare Champagne, cette cuvée née au XVIIIᵉ siècle en hommage à Marie-Antoinette, reconnue pour sa rareté et son élégance intemporelle. Ici, le patrimoine architectural et l’héritage royal se répondaient, inscrivant la soirée dans un double registre : la mémoire et l’exception.

Dialogue entre mets et vins

Le voyage commença avec le Rare Millésime 2013, vif et structuré, qui illuminait la fraîcheur iodée d’un encornet, relevé de citron confit et de chorizo des Aldudes. L’accord s’écrivait sur le contraste entre la tension du vin et la suavité fumée du plat.

Avec le Rare Millésime 2012, plus salin et aérien, l’araignée de mer rencontrait la rhubarbe et les algues. La minéralité du champagne épousait la délicatesse du crustacé, prolongée par un éclat végétal qui dynamisait la bouche.

Le Magnum Rare 2008, millésime de légende, trouvait sa résonance dans des langoustines de casier au basilic et au gingembre. La profondeur, la verticalité, la précision du vin magnifiaient la suavité du produit et la vivacité des aromates.

Menu 100% accords mets – Rare Champagne ©Sandrine Kauffer

Puis le Rare Rosé 2014 se posait sur un homard breton grillé sur sarments de vigne, parfumé de pamplemousse et de fenouil. L’intensité charnue du homard dialoguait avec la vinosité délicate du champagne, tandis que les notes zestées et anisées complétaient le tableau.

Moment d’apothéose, la volaille de Bresse Degluaire rencontrait le Magnum Rare 2006. La générosité miellée du vin, son amplitude en bouche et sa texture patinée s’accordaient à la tendresse de la volaille et à la douceur du maïs.

Enfin, le Magnum Rare 1998, riche d’arômes évolués de fruits secs, de miel et d’épices, clôturait le dîner sur une note de maturité. Face à lui, un Cendré de Champagne escorté de nori grillé et d’un condiment citron-gingembre révélait toute sa profondeur.

Ces champagnes Rare, véritables signatures de haute gastronomie, ont donné à ce dîner une dimension exceptionnelle. Leur nom n’est pas qu’une marque : il traduit l’évidence d’une rareté, celle des moments suspendus où la précision des millésimes rencontre l’art culinaire. Ce dîner s’inscrivait dans le programme des Relais du Goût, festival gastronomique de Reims, comme un fil conducteur entre l’excellence et la simplicité, entre le patrimoine et la gourmandise, rappelant que la gastronomie est toujours, à sa manière, un acte de mémoire et de transmission.

Par Sandrine Kauffer

crédit photos ©Sandrine Kauffer et ©Rare

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 Petit encornet gourmand, citron confit, Chorizo des Aldudes -Rare Millésime 2013 ©Sandrine Kauffer
Araignée des côtes Françaises | Rhubarbe | Algue Christophe Raoux -©Sandrine Kauffer
Rare Millésime 2012
Langoustines de casier | Basilic | Gingembre Christophe Raoux -©Sandrine Kauffer 

 

Magnum Rare Millésime 2008
Homard breton au feu de sarments | Pamplemousse | Fenouil Christophe Raoux -©Sandrine Kauffer
Rare Rosé Millésime 2014
Volaille de Bresse de la belle maison Degluaire | Maïs | Jus perlé Christophe Raoux -©Sandrine Kauffer
Magnum Rare Millésime 2006
Cendré de Champagne | Nori grillé | Condiment citron gingembre Christophe Raoux -©Sandrine Kauffer
Magnum Rare Millésime 1998