La grande finale du Championnat du Monde du Chou Farci se tiendra le 23 février 2026 au sein de la Manufacture Bernardaud à Limoges, présidée par le chef Philippe Etchebest.
Organisé par l’Association du Chou Farci, fondée par Les Artcutiers et Bernardaud, ce concours réunit les chefs et charcutiers ayant remporté les compétitions régionales organisées aux quatre coins du globe. Plus ambitieuse que jamais, cette nouvelle édition prend de l’ampleur avec l’arrivée de deux nouveaux comités, Chine et Corée, qui s’ajoutent aux cinq comités existants – France, Europe, Japon, Amériques et Asie du Sud-Est – élargissant encore davantage la portée internationale de l’événement.

Les sept candidats en lice
- Namiki Saai – Sélection Japon Lugdunum Bouchon Lyonnais, Tokyo
- Dale Mackay – Sélection Amériques Little Grouse on the Prairie, Saskatoon, Canada
- Ryan Febrianto – Sélection Asie du Sud-Est The St. Regis, Jakarta
- Hoewan Jung – Sélection Corée du Sud Paradise Group, Séoul
- Xianjin He – Sélection Chine Maison Lameloise, Shanghai
- Olivier Caillon – Sélection France Arnaud Nicolas, Paris
- Karl O’Dell – Sélection Europe Restaurant CORD, Londres
« C’est une immense fierté pour moi de présider ce Championnat du Monde du Chou Farci, un concours qui, au-delà de la convivialité et de la tradition, incarne l’excellence culinaire. Ici, chaque détail compte : la justesse des assaisonnements, la finesse de la farce, la tendreté du chou. Autant d’exigences qui témoignent de la passion et du savoir-faire des participants. Ce plat humble et généreux devient, entre leurs mains, une véritable œuvre d’art, reflet d’un patrimoine que nous avons à cœur de célébrer et de transmettre. » Philippe Etchebest Président du jury de la Finale 2026 du Championnat du Monde du Chou Farci

Le règlement du concours
Le règlement du Championnat du Monde du Chou Farci définit l’ensemble des règles encadrant la compétition. Il précise l’organisation des sélections au sein des comités régionaux ainsi que les conditions requises pour participer au concours.
Il détaille également le déroulement de la grande finale, prévue à Limoges le 23 février 2026. Le chou farci présenté doit répondre à plusieurs critères : un poids précis de la pièce entière, le respect d’une liste d’ingrédients interdits, l’usage d’équipements déterminés, ainsi que les modalités de dégustation par le jury.
Les sept candidats réaliseront la même recette que celle qui leur a permis de se qualifier lors des sélections régionales. Chacun sera assisté d’un commis du CEPROC (Centre d’Excellence des Professions Culinaires) âgé de moins de 21 ans, insufflant à cette compétition culinaire une dimension de transmission intergénérationnelle. Les candidats disposeront de quatre heures pour réaliser deux choux farcis pesant chacun entre 1,6 kg et 2 kg.
Une lettre d’amour au chou farci
Ébouriffant quand il est frisé, étourdissant quand on l’effeuille… Brassica oleracea, le fameux chou commun, devient hors du commun quand on le farcit. Entre l’enveloppe nervurée et le trésor que ses feuilles enserrent, le chou farci incarne la délicieuse alliance du contenu et du contenant. Car la force du chou, c’est aussi sa farce. Qu’elle soit carnée, marine ou végétale, il lui faut du fondant, du caressant, de l’évanescent, mais également de la mâche et de la tenue. Alors, le chou farci se mue en chef-d’œuvre architextural. Töltött káposzta en Hongrie, Sarmale en Roumanie, Kaalikääryle en Finlande, Kohlrouladen en Allemagne, Mahshï koronb en Égypte, cigare au chou au Québec, Niño envuelto en République Dominicaine… le chou farci tisse des ramifications dans toutes les cuisines du monde. Il porte ce que la cuisine a au plus profond de sa marmite : un plat populaire de naissance paysanne devenu le symbole de la technique et du partage. Il s’agissait, comme souvent en cuisine, d’une manière d’accommoder les restes, de redonner vie aux rogatons. Si l’on retrouve le chou farci dans la plupart des campagnes françaises, c’est dans le centre de la France, en Auvergne, dans le Vivarais, dans le Rouergue ou dans le Limousin – qu’il s’est forgé sa grande réputation. Puis la recette s’est invitée dans les cuisines bourgeoises au milieu du XIXe siècle. Si bien qu’aujourd’hui, on le déguste aussi bien au bistrot que sur les tables gastronomiques.

Il faut dire que le chou déchaîne les passions. Dans son livre Autobiographie dans un chou farci, le dramaturge new-yorkais Allen S. Weiss en recense 77 760 spécimens. Auguste Escoffier et le sou fassum, le chou farci provençal codifié dans le Guide Culinaire, mais aussi Alain Senderens, Christian Constant, Jean-François Piège, Yves Camdeborde… nombreuses sont les grandes toques qui ont inscrit leur nom sur ce monument et fait entrer le chou farci au panthéon des plats. Mais attention, on peut se planter avec le chou. Il demande patience et précision. Pour en venir à bout, il faut maîtriser la technique de montage, appliquer une cuisson juste, réaliser une sauce sapide et trouver l’équilibre gustatif. Ces différentes strates méritaient bien des paillettes. Il lui fallait une célébration à son image, une compétition à sa hauteur. C’est avec cette ambition, et pour lui rendre hommage, qu’est né en 2024 à Limoges le premier Championnat du Monde du Chou Farci. Cette recette ménagère qui déménage jusque dans les grandes tables est aussi à l’aise dans une gamelle que sur la porcelaine. C’est sans doute là le génie du chou farci.
À propos de l’Association du Chou Farci
Le G.I.E. Les Artcutiers et la société Bernardaud sont les membres fondateurs de l’Association du Chou Farci. À travers cette recette emblématique du patrimoine culinaire français, cette association valorise le savoir-faire des cuisinier·ères et charcutier·ères, et organise le Championnat du Monde du Chou Farci. Le Groupement Les Artcutiers réunit des PME grossistes indépendantes aux côtés des professionnels des métiers de bouche, engagées depuis 2014 pour faire connaître et valoriser les spécialités de la charcuterie traditionnelle. Leur mission : apporter une offre de produits sélectionnés auprès de producteurs et d’artisans pour leur qualité et leur spécificité, et les proposer au prix juste. Il organise le Championnat de France depuis 2022. Bernardaud incarne l’excellence de la porcelaine française. Installée depuis 1863 à Limoges, berceau historique de la porcelaine, la manufacture familiale repose sur un savoir-faire unique transmis depuis cinq générations. Elle conjugue création, excellence et innovation depuis plus de 160 ans.


