Emmanuel Renaut, Éric Frechon, Joseph Viola et Lucile Vigilant signent un menu Toquicimes à La Ferme Saint-Amour

À Megève, la neuvième édition de Toquicimes a réuni plus de 150 convives à La Ferme Saint-Amour, le temps d’un dîner gastronomique à huit mains signé Emmanuel Renaut, Éric Frechon, Joseph Viola et Lucile Vigilant. Une soirée organisée pour remercier les chefs, partenaires et personnalités qui accompagnent le festival, dans une atmosphère aussi conviviale que festive.

En marge des concours, conférences, démonstrations et rencontres qui rythment Toquicimes, cette soirée offrait une parenthèse privilégiée à celles et ceux qui contribuent à la réussite de ce rendez-vous consacré à la cuisine de montagne. Plus de 150 invités se sont retrouvés autour d’un menu imaginé par quatre personnalités de la gastronomie française, chacune signant un plat. Emmanuel Renaut, Meilleur Ouvrier de France, chef triplement étoilé du Flocons de Sel, sur les hauteurs de Megève, et cofondateur de Toquicimes, partageait les cuisines avec Éric Frechon, parrain de cette édition 2026.

Meilleur Ouvrier de France, ce dernier a marqué l’histoire du Bristol Paris, dont il a dirigé les cuisines pendant vingt-cinq ans, portant le restaurant Épicure à trois étoiles Michelin. À leurs côtés, Joseph Viola, Meilleur Ouvrier de France, figure de la gastronomie lyonnaise et chef propriétaire des bouchons Daniel & Denise, apportait son attachement à la cuisine française de tradition. La partition sucrée était représentée par Lucile Vigilant, cheffe pâtissière du groupe Bernard Loiseau, dont la maison vient d’ouvrir Loiseau La Pâtisserie à Megève. Quatre parcours, quatre sensibilités culinaires réunies autour d’un même menu et d’une même volonté de célébrer les liens qui unissent la profession.

Au-delà de la dimension gastronomique, ce dîner était avant tout une manière de témoigner de la reconnaissance aux équipes, partenaires, producteurs, chefs et personnalités qui donnent de leur temps, de leur énergie et de leur savoir-faire pour faire vivre Toquicimes. Derrière chaque manifestation se construit un travail collectif, souvent invisible du public, qui mérite lui aussi d’être célébré. Ces soirées permettent de prolonger les échanges, de renforcer les amitiés, de favoriser les rencontres entre générations et de faire naître de nouvelles collaborations. Dans un univers professionnel exigeant, où les emplois du temps laissent peu de place aux moments informels, cette respiration prend tout son sens. La soirée s’est ainsi prolongée dans une ambiance chaleureuse et festive, fidèle à l’esprit de Megève, où le plaisir de la table se conjugue naturellement à celui de se retrouver.

La Ferme Saint-Amour avec Éric Frechon

C’est à La Ferme Saint-Amour, au cœur de Megève, que cette réception a pris ses quartiers. Installé dans un ancien corps de ferme revisité, cet établissement du groupe Annie Famose est devenu l’un des rendez-vous emblématiques des nuits de la station. Temple des dîners festifs et des soirées d’exception, il cultive une énergie singulière, portée par une équipe assurant un service attentif et des mises en scène spectaculaires. Au fil de la soirée, les décibels grimpent, la bande-son devient électrisante et les convives n’hésitent pas à danser sur les tables, jusque tard dans la nuit. Derrière cette atmosphère décomplexée se dessine une véritable proposition gastronomique, dont Éric Frechon signe la carte. Le chef accompagne plusieurs adresses du groupe Annie Famose, fondé par l’ancienne championne de ski, devenu un acteur majeur de l’hospitalité et de la restauration dans les destinations de montagne et de villégiature.

La carte de La Ferme Saint-Amour revendique une cuisine généreuse, élégante et contemporaine, faisant dialoguer les grands classiques français avec des produits d’exception. On y retrouve notamment le tartare de langoustines et cœur de burrata au sarrasin torréfié, le carpaccio de Saint-Jacques à la tétragone, vinaigrette à la poire et truffe noire, ou encore le foie gras de canard mi-cuit au pain d’épices, gelée de mandarine et chutney de fruits d’hiver. Les linguines au homard bleu, à la truffe noire ou au caviar côtoient les Saint-Jacques au beurre de truffe noire et gnocchis de châtaigne, le black cod mariné au miso et cuit à la flamme, le filet de bœuf aux gnocchis gratinés au gorgonzola ou encore le wagyu japonais de Kagoshima A5 à partager. Les desserts prolongent cet esprit gourmand avec le Mont-Blanc de La Ferme Saint-Amour, les profiteroles à la glace de noix de coco torréfiée et le panier de myrtilles sauvages comme une tarte. Une cuisine pensée pour accompagner l’expérience festive, sans renoncer à la qualité des produits ni au plaisir d’une belle table.

par Sandrine Kauffer-Binz

 

Joseph Viola et Patrick Rougereau, photographe et sculpteur qui a réalisé le trophée du Meilleur Pâté Croûte ©Sandrine Kauffer-Binz

Fanny Rougereau et Sandrine Kauffer-Binz ©Patrick Rougereau
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