Le College Culinaire de France modifie sa « demande de ré-ouverture des restaurants

Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, Yannick Alléno, Frédéric Anton, Christophe Bacquié, Georges Blanc, Éric Briffard, Arnaud Donckele, Alain Ducasse, Éric Frechon, Gilles Goujon, Michel Guérard, Marc Haeberlin, Régis Marcon, Anne-Sophie Pic, Éric Pras, Emmanuel Renaut, Guy Savoy et Mathieu Viannay, membres du Collège culinaire de France, ont demandé que soit promulgué dès que possible un décret de «déconfinement partiel de la restauration citoyenne responsable».

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Mais, après avoir contactés des chefs pour des infos supplémentaires quant à la date d’ouverture demandée et des informations sur le livret, certains « signataires » de la lettre (voir la publication  sur Le Figaro ) n’ont pas été informés, et sont, partiellement en désaccord, surtout sur la ré-ouverture

Après quelques explications en interne et l’annonce sur France 2 qu’Alain Ducasse avait rendez-vous avec Emmanuel Macron, le CCF a modifié sa communication.

Voici quelques précisions apportées aux membres du CCF

On affine le message en passant d’un « Nous sommes prêts », au fait de tenir compte de l’impact différentiel de l’ouverture des restaurants, mettant en exergue « la diversité des restaurants membres du CCF (…).

Le CCF a voulu attirer l’attention et « jeter un pavé » dans la mare. C’est réussi!  Il entend par cette action, au même titre que les syndicats, être entendu dans ses revendications, s’asseoir à la tale des négociations et être partie prenante des décisions concernant le processus d’ouverture (protocole de sécurité, date échelonnée selon le  type d’établissements et sa géolocalisation ).

Dans cette équation, il ne s’agit pas seulement des restaurants mais d’un tissu économique global comprenant et impactant les producteurs, artisans et vignerons partenaires des restaurants.

En résumé, pour le CCF l’ouverture pourrait être à géométrie variable, que ceux qui le souhaitent et se disent « prêts » puissent ouvrir car évidemment sur la cote d’azur ou les zones clusters, les situations ne sont pas les mêmes. Mais, surtout, « il ne faut pas laisser les politiques et les administrations décider pour nous. »

Pour faire remonter les informations des groupe de travail ont été lancés.

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Lettre publiée dans Le Figaro le 21 avril 2020

Monsieur le Président de le République,

Le secteur de la restauration, garant, hier, de plus d’un million d’emplois, est, aujourd’hui, à l’arrêt. Beaucoup d’entre nous risquent de ne pas être en mesure de se relever si la cessation de leur activité se poursuit. Malgré cela, de nombreux restaurants et de producteurs, gardiens engagés de notre patrimoine culinaire artisanal, malgré leur grande détresse économique, se sont engagés bénévolement pour soutenir les personnels hospitaliers qui, chaque jour, sauvent des vies.

Le Collège Culinaire de France s’emploie à bâtir un nouveau modèle économique pour les restaurants, modèle qui tire toutes les leçons de cette épreuve aussi brutale qu’inédite. Il s’agit de jeter les bases d’une restauration encore plus citoyenne, encore plus engagée, à haute valeur sanitaire, bonne pour notre santé et celle la planète.

Nous attendons, Monsieur le Président de la République, que soit promulgué dès que possible un décret de « déconfinement partiel de la restauration citoyenne responsable ».

Celui-ci incitera l’univers de la restauration, du bistrot de quartier à l’établissement étoilé, à suivre et à développer le nouveau modèle que nous entendons promouvoir.

Notre ambition ? Vous l’avez compris : de nouvelles pratiques d’excellence en matière de santé alimentaire, au sens large, conformes aux attentes sociales et environnementales du nouveau monde qui advient.

 

Les 5 grands engagements

Le Collège Culinaire de France propose cinq grands engagements, que les restaurants citoyens, déconfinés au plus tôt, s’engagent à respecter.

Ce vade-mecum de la restauration de demain sera consigné dans un livret validé par le ministère de la Santé, lequel pourra contrôler sa mise en œuvre.

L’attestation d’ouverture dérogatoire sera remplie par le restaurateur, affichée sur la devanture : un engagement visible, revendiqué, à côté du menu.

Nous souhaitons sensibiliser, chaque matin, tout le personnel, à travers une réunion de retour d’expérience sanitaire de la journée précédente. A chacune de ces séances d’une trentaine de minutes, le responsable de l’établissement rappelle les différents points de pratiques et de comportements imposés, et s’assure de leur observation systématique.

Nos clients doivent être sensibilisés et rassurés : à chaque réservation, nous leur adresserons une vidéo et/ou un courriel de présentation des mesures de sécurité sanitaire en pratique dans l’établissement. Le client et le restaurateur seront ainsi unis dans un pacte d’engagement mutuel, pour respecter ces mesures à la lettre.

Nous devons tous, à présent, afficher une totale transparence sur l’origine des produits que nous utilisons, mais aussi sur les méthodes de production. Beaucoup de restaurateurs font déjà cet effort : cela doit devenir une règle universelle.

En outre, il convient de s’approvisionner uniquement en produits frais bruts payés au juste prix rapidement à nos producteurs-artisans. La liste des produits utilisés dans la confection des plats devra être disponible pour les clients, sur simple demande, ainsi que les coordonnées de contacts de nos producteurs-artisans.

La crise actuelle nous conduit également à revoir les normes sociales. A la réouverture, il faudra partager, sans discrimination, le temps de travail dans le restaurant, en fonction du nombre de personnels nécessaire à la reprise de l’activité. Autrement dit, instaurer une rotation pour que chaque salarié puisse bénéficier de la même reprise de temps de travail. Cela permettra d’alléger le coût du chômage partiel, en bonne intelligence avec le ministère du Travail.

Nous subissons tous, comme des millions de Français et la plupart des secteurs de l’économie, les conséquences d’une crise sans précédent. Il serait illusoire de chercher à retrouver le monde d’avant le Covid-19. Il est temps, en revanche, d’écouter enfin les alertes maintes fois répétées, dans un silence assourdissant, au sujet des bonnes pratiques qu’il n’est plus possible d’ignorer. C’est ce à quoi nous nous engageons.

Monsieur le Président de la République, aidez-nous à faire de cette épreuve terrible une opportunité pour inventer un monde meilleur dans lequel nous aurons plaisir à vivre. Rouvrons les restaurants. Réinventons la gastronomie et la convivialité citoyenne à la française. Nous sommes prêts. »

 

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Communication aux membres du CCF adressée le 22 avril 2020

 

Peut-être l’avez-vous vu passer dans les médias, peut-être en avez-vous entendu parler sur les réseaux sociaux ou groupes WhatsApp de professionnels : le Collège Culinaire de France a publié une lettre ouverte au Président de la République dans Le Figaro du 20 Avril.

Pourquoi cette lettre ?

Nous avons voulu jeter un pavé. L’objectif de cette action n’est pas de donner de leçon à quiconque, ni de communiquer pour communiquer. L’objectif n’est évidemment pas non plus de créer un clivage ou une discrimination entre les restaurants qui pourraient rouvrir vite et ceux ayant un modèle économique différent qui ne le pourraient pas.

Il était plus que nécessaire, dans le contexte difficile où nous sommes tous :

  • De porter le projecteur sur les restaurants indépendants que sont les Restaurants de Qualité dans leur diversité et les Producteurs Artisans avec lesquels ils travaillent au quotidien.
  • De faire prendre conscience que la diversité que vous représentez est une difficulté supplémentaire à prendre en compte dans la projection de réouverture des restaurants.
  • De faire comprendre aussi que les décisions prises sur la façon de déconfiner les restaurants aura un impact sur le nombre de restaurants qui seront malheureusement amenés à fermer définitivement leurs portes, sans même pouvoir se battre pour faire revenir leurs clients.

Notre  volonté est d’ouvrir le débat sur ce déconfinement des restaurants pour que  les décisions qui vous concernent tous ne s’élaborent pas sans vous. Nous devons mettre le sujet du déconfinement des restaurants au cœur de l’actualité parce qu’il est complexe, et qu’il est nécessaire d’y réfléchir dès maintenant en complément de l’action sans relâche des syndicats.

Nous avons réalisé hier soir une longue réunion de travail avec 20 des 25 chefs fondateurs du Collège Culinaire de France : Nous voulons sensibiliser tous les acteurs sur le fait que les mesures et les décisions qui seront prises vont avoir un impact différent selon les catégories et les capacités des restaurants. Beaucoup de  Restaurants de Qualité risquent d’être les premières victimes de mesures trop générales qui seraient plus facilement applicables par une restauration normée que par une restauration de qualité diversifiée. Un impact qui se répercutera sur les producteurs, artisans et vignerons partenaires des restaurants.

Dès aujourd’hui, la tribune du Collège Culinaire de France a atteint son premier objectif : Le Ministre de l’Economie et le Président de la République ont demandé à plusieurs chefs dont certains de notre association, au nom des Restaurants et Producteurs Artisans, et aux deux principaux syndicats, de participer à certaines décisions.

Comment pourra-t-on rouvrir nos restaurants dans les meilleures conditions possibles, en partenariat étroit avec nos producteurs en garantissant travail et sécurité à nos équipes mais aussi la survie de nos entreprises ? Car une réouverture partielle avec un nombre de clients forcément réduit peut coûter plus cher que de rester fermer pour ceux qui peuvent encore se le permettre.

L’évaluation de risques sanitaires et économiques impliquera d’être irréprochables pour nos salariés et nos clients. Nous devrons évaluer dans combien de temps nous estimerons être prêts. Les réflexions sont bien évidemment différentes selon le modèle économique et l’environnement spécifique de chacun.

Mais nous devrons également fixer les critères de qualité spécifiques de la restauration et des producteurs artisans pour préparer l’avenir et ne pas laisser les politiques et les administrations décider pour nous.

A nous de nous prendre en mains pour survivre. Vous pouvez tous participer à cet engagement en contribuant à nous remonter vos propositions et vos initiatives.

 

Photo Archive du Collège Culinaire de France, Alain Ducasse, Célia Tunc, et Christian Regouby ©Sandrine Kauffer

 

 

 




TOP CHEF : 3 nouvelles épreuves pour le quart de finale du 24 avril 2019

C’est la 12ème semaine de compétition pour les 4 candidats toujours en lice du plus grand concours de cuisine réservé́ aux professionnels.

Le mercredi 24 avril 2019, ceux-ci vont continuer leur marathon culinaire avec les plus grands chefs du monde à travers 3 nouvelles épreuves. Leur objectif : récolter 2 pass pour se qualifier pour la demi-finale.

Qui sera le prochain chef à perdre l’un des siens ? Et qui seront les trois candidats en demi-finale ?

Ce mercredi 24 avril 2019, trois nouvelles épreuves attendent les candidats pour cette 12ème semaine de TOP CHEF.

Le plat végétal avec Alain Ducasse – chef le plus étoilé au monde
Pour cette 4ème épreuve des ¼ de finale, les candidats ont rendez-vous sur la Seine, aux pieds de la Tour Eiffel où le chef mythique aux 18 étoiles, Alain Ducasse, les attend sur son bateau-restaurant gastronomique 100% électrique.
Accompagné de deux des chefs qu’il a formés : Jocelyn Herland, chef exécutif doublement étoilé d’un palace et Francis Fauvel, le chef exécutif du bateau, il leur lancera le défi de réaliser un plat végétal gastronomique à partir d’un panier de fruits et légumes imposé.

Les berlingots avec Anne-Sophie Pic – cheffe la plus étoilée au monde
Pour la cinquième épreuve des ¼ de finale, les candidats auront rendez-vous à Valence dans un établissement qui célèbre 40 ans de 3 étoiles. A sa tête, la femme la plus étoilée au monde avec 7 étoiles, et depuis plus de 10 ans, la seule cheffe triplement étoilée en France, connue dans le monde entier pour sa sensibilité et son sens de l’esthétique : Anne-Sophie Pic.
Les candidats devront tenter de l’impressionner en réalisant son célèbre plat signature : les berlingots.Les agrumes avec Mauro Colagreco ***– chef du 3ème meilleur restaurant du monde
Pour la sixième et dernière épreuve des ¼ de finale, les candidats rencontreront un chef 3*** atypique d’origine italo-argentine, élu chef du 3ème meilleur restaurant au monde : Mauro Colagreco.
Pour leur ultime chance de gagner un pass pour la demi-finale, les candidats devront mettre à l’honneur les agrumes au cœur d’un plat salé. A l’issue de cette épreuve, le candidat qui n’obtiendra pas son pass quittera définitivement l’aventure.

« TOP CHEF : CUISINEZ COMME UN GRAND CHEF » : le barbecue passe sur le grill

En 2ème partie de soirée, place à un grand cours de gastronomie autour du barbecue

Avec Ludovic Turac, chef étoilé établi à Marseille, le public apprendra à sublimer le moelleux des volailles. Et à apporter un délicieux goût fumé aux poissons comme dans les restaurants gastronomiques.

Avec Emmanuel Renaut, Chef 3 étoiles de Megève, place à une technique de cuisson inédite pour enchanter les barbecues : une cuisson à l’étouffée dans une boule de pain.

Puis rendez-vous avec Camille Delcroix pour la leçon de la semaine spéciale barbecue : les astuces pour une cuisson parfaite de l’entrecôte.

Et pour le classique de la semaine, place aux tomates farcies que la Chef étoilée Fanny Rey que celle-ci faitcuire au barbecue dans son restaurant de Saint-Rémy-de-Provence.

RELIRE




Au Ritz-Paris, les Grandes Tables du Monde présentent leur nouveau guide 2019

Lundi 21 janvier 2019, pour la troisième année, c’est le Ritz-Paris qui accueille le lancement du nouveau guide des Grandes tables du monde, une association internationale présidée par David Sinapian, qui fête ses 65 ans.

13 nouveaux membres ont rejoint cette année l’association avec parmi les nouveautés, le nom des femmes propriétaires enfin dans le nouveau guide 2019. En effet, Les GTM souhaitent valoriser la reconnaissance des femmes en gastronomie et inaugurent un nouveau programme de mise en avant de 12 femmes. Claire Sonnet, nouvelle Directrice de Salle du restaurant Louis XV, est la marraine du nouveau programme « Femmes en Vue ».

Les nouveaux membres entrants entourent le président David Sinapian ©Cook and Shoot/Nouvelles gastronomiques

Comme l’an dernier, la date de sortie du guide des G.T.M. est à nouveau conjointe de celle du guide Michelin France. « Ce rapprochement s’explique par la proximité historique entre le guide rouge et les Grandes Tables du Monde qui ont inscrit dans leurs statuts la nécessité pour chaque membre de détenir au moins deux étoiles au moment de l’entrée dans l’association. » précise David Sinapian.

Tandis que le nouveau directeur international du Michelin s’est excusé, Michael Ellis et Jean-Luc Narret, les deux précédents directeurs, étaient, quant à eux, présents.

David Sinapian président des Grandes tables du Monde

Le président David Sinapian a rappelé les engagements et actions en cours de l’association et dévoilé les nouveaux membres – 13 cette année – qui viennent compléter cette communauté gastronomique contemporaine.

le nouveau guide des Grandes tables du Monde a été édité à 100000 exemplaires ©GTM

Le gâteau anniversaire réalisé par François Perret ©GTM

 » Notre association a aujourd’hui 65 ans, mais en quelques années seulement, elle a progressé à pas de géant. Portés par l’enthousiasme de tous, conscients de notre richesse et de la place à part que nous occupons dans le paysage culinaire mondial, nous sommes désormais plus visibles, plus influents, et synchrones avec les évolutions en cours. » affirme David Sinapian.

Le bureau des GTM

A propos des Grandes Tables du Monde

Créée en 1954 à l’initiative de 6 restaurateurs parisiens, l’Association Les Grandes Tables du Monde réunit aujourd’hui, à travers une ambition commune, 181 établissements, répartis dans 25 pays et présents sur 5 continents. Liés par la même volonté de proposer une expérience gastronomique et sensorielle unique, ces restaurateurs sont aujourd’hui les ambassadeurs d’une excellence culinaire rare, qui se vit entre tradition, transmission et novation. Le Bureau des Grandes Tables et son président David Sinapian, se font donc les catalyseurs de cet art de vivre exceptionnel, à travers la promotion d’une haute gastronomie contemporaine, aussi exigeante que décomplexée, aussi ambitieuse que dynamique.

13 NOUVEAUX MEMBRES

Autre ajout dans le guide 2019, et pas des moindres, 13 nouveaux membres rejoignent cette année ce cercle international : 81⁄2 Otto e Mezzo Bombana, l’Atelier Crenn, Bord du lac, La Grenouillère, La Marine, Nuance, Caprice, le Restaurant L’Atelier, Daní Maison, Kei, Quadri, Ristorante Duomo, et la Villa René Lalique.

Ce millésime confirme les ambitions de l’association : se faire l’étendard d’une gastronomie contemporaine riche, festive et surtout généreuse. Car le lien commun entre ces 13 adresses situées aux 4 coins du monde est bien l’ambition et le dévouement de ces femmes et hommes de métiers (cuisiniers, sommeliers, maîtres d’hôtels…) à proposer une expérience gastronomique unique et animée par le désir de faire plaisir et entièrement tournée vers le bonheur de leurs convives.

de G à D : Alexandre Couillon, Arnaud Lallement, Elodie et Yoan Conte

81⁄2 Otto e Mezzo BOMBANA – Hong Kong, Chine
Premier et seul restaurant italien, situé hors d’Italie, ayant reçu 3 étoiles Michelin, le restaurant 81⁄2 Otto e Mezzo Bombana se classe parmi les meilleurs restaurants de Hong Kong. Son chef, Umberto Bombana, le « Roi de la Truffe Blanche », porte sa cuisine au rang d’art grâce à des produits d’exception et un savant jeu d’équilibre des compositions et de puissance des saveurs.

de G à D : Michel Rochedy, Stephane Buron, Nicolas Sale et Glenn Viel

Atelier Crenn – San Francisco, USA
L’Atelier Crenn est l’une des adresses les plus éclatantes de la scène culinaire américaine. Sa cheffe, Dominique Crenn, qui vient de rejoindre le club très prisé des 3 étoiles, a réussi à créer en quelques années, une adresse toute singulière, qui reprend à la perfection les codes chers à l’association Les Grandes Tables du Monde : une expérience entière, des traditions fécondes, une narration et des convictions fortes entre Bretagne et Californie. Le goût de l’époque en somme.

Bord du lac – Veyrier-du-Lac, France
Voici un Conte moderne sans cape ni épée. À la place, un couteau, un tablier et un homme ordinaire qui bouillonne d’idées extraordinaires. Dans cette maison unique au bord du lac d’Annecy, Yoann Conte et sa femme Elodie Conte se sont construit, non pas une vie de château, mais un palais de saveurs : celles des rencontres, car le chef a le goût des autres comme on a la soif de vivre.

De G à D : Arnaud Lallement, Jean-Luc Naret, Frédéric Anthon, Jérome Banctel et olivier gourmelon

Caprice – Hong Kong, Chine
Mené d’une main de maître par le chef Guillaume Galliot, Caprice, restaurant français 3 étoiles Michelin, est l’un des plus beaux étendards de la gastronomie française installé à Hong Kong. La prestigieuse carte des vins, la cave à fromage – première du genre à Hong Kong -, et le travail précis du chef et de son équipe font la réputation de cette adresse dédiée à l’épicurisme français.

Daní Maison – Ischia, Italie
L’histoire et l’enracinement dans le territoire du restaurant Daní Maison sont immédiatement ressentis lorsque l’on s’installe à la table du chef, située dans l’ancienne maison familiale. L’expérience est confortable, sans contraintes, et vise à proposer un voyage dans le goût capable de susciter des émotions et de créer des souvenirs autour des produits du potager.

Elodie et Yoann Conte entrent dans le guide 2019

Kei – Paris, France
Attaché à la grande qualité des produits, Kei Kobayashi recherche l’équilibre parfait entre textures, saveurs, harmonie des couleurs et élégance du dressage. Dans son restaurant Kei, qu’il a ouvert avec sa femme Chikako en 2011, il s’inspire des saisons pour créer de nouvelles recettes et sublimer la gastronomie française avec passion, précision et virtuosité.

La Grenouillère – La Madeleine-sous-Montreuil, France
Maison de cuisinier, La Grenouillère est un lieu de haute cuisine contemporaine, un lieu d’échanges et de partages, un lieu de liberté d’expression et de haute qualité humaine (HQH) en perpétuel mouvement. Alexandre Gauthier, chef-propriétaire, y propose une cuisine d’auteur, sincère et singulière ; il y retranscrit le goût de son territoire, la Côte d’Opale, qu’il explore dans tous ses aspects, tant dans ses ressources que ses savoir-faire.

Nicole et Jean-Georges Klein entrent dans le guide 2019

La Marine – Noirmoutier, France
Située sur l’île de Noirmoutier, face au port de pêche, La Marine est l’un de ses bouts du monde, où l’on s’évade comme l’on s’attable. Céline et Alexandre nous y accueillent chaleureusement, pour nous faire découvrir et voyager à travers une cuisine toute personnelle, marine et végétale.

Nuance – Duffel, Belgique
Chez Nuance, tout est question d’élégance et de convivialité́. Atmosphère accueillante, service impeccable, cadre magnifique et assiettes de haut vol, le chef Thierry Theys et sa partenaire Sophie Theys – au restaurant comme dans la vie – , travaillent main dans la main pour nous offrir le meilleur de leur cuisine, le meilleur de l’hospitalité.

Céline et Alexandre Couillon entrent dans le guide 2019

Restaurant L’Atelier – Munich, Allemagne
L’Atelier est le fruit du mariage heureux entre le prestige – celui de l’hôtel Bayerischer Hof à Munich, et l’excellence – celle du chef Jan Hartwig et de son équipe qui se sont imposés sur la scène gastronomique munichoise grâce à cette table intimiste. Ils ont reçu 3 étoiles Michelin en 2017, une première depuis vingt-trois ans pour un restaurant de la ville.

Quadri – Venise, Italie
Ouvert en 1830 place Saint- Marc, le Ristorante Quadri a été restauré début 2018 par Philippe Starck, accompagné des meilleurs artisans vénitiens. L’atmosphère y est riche de mystère, de beauté et de poésie. La carte, magnifiquement orchestrée par les chefs Silvio Giavedoni et Sergio Preziosa, met en valeur une interprétation contemporaine de plats traditionnels vénitiens préparés avec des produits directement issus de la lagune de Venise.

Ristorante Duomo – Ragusa, Italie
Dans le palais La Rocca, à Ibla, se niche la maison raffinée du chef Ciccio Sultano. Service parfait, grande cave, cuisine illustrant la personnalité́, l’appartenance, et les engagements du chef, tout ici reflète la main inventive et experte du chef, et sa première source d’inspiration : La Sicile, et ses produits.

De G à D : Nicolas Sale, Jean-Georges Klein, Nicolas Stamm, Nicole Klein, Jessy Rhinn Auvray et Serge Schaal

Villa René Lalique – Wingen-Sur-Moder, France
Construite en 1920 par René Lalique, la Villa éponyme connait un nouveau destin depuis 2015 : elle est aujourd’hui le cadre somptueux d’un hôtel 5 étoiles et d’un restaurant gastronomique, récompensé de 2 étoiles au Guide Michelin en 2016 (3 mois seulement après son ouverture !). Avec sa brigade et son chef Paul Stradner, le chef Jean-Georges Klein a mis au point des menus qui nous transportent dans sa cuisine créative, inspirée des saveurs du monde.

Par Sandrine Kauffer
Crédit video Sandrine Kauffer
Crédit photos ©Aline Gérard/Cook and Shoot + GTM

www.lesgrandestablesdumonde.com

Kei Kobayashi entre dans le guide. Ici avec Jean-François Piège et David Sinapian




Nouveau magazine VIN.S LA PASSION DES TERROIRS

VIN.S est le nouveau magazine semestriel, qui va paraitre dans tous les kiosques du Grand Est dès le 15 novembre 2018. (8,50€). Au sommaire, partez à la découverte de la vigne, du vin et des terroirs, découvrez les différents cépages, les appellations, les terroirs et leurs caractéristiques…, Choisissez, conservez et dégustez le vin : les bons conseils pour décrypter une étiquette, organiser une cave, servir le vin avec les bons accessoires,
la meilleure façon d’acheter le vin, les accords mets/vin des chefs… Pour ce premier numéro, focus sur les vignobles d’Alsace et de Bourgogne avec un dossier de 70 pages, des accords mets vins avec Nicolas Stamm, Guillaume Royer, Guy Lassaussaie, Jean Sulpice, ou encore Anne Sophie Pic.

« Qu’est-ce que le vin ? Un terroir ? Un cépage ? Qu’est-ce que nous disent le nez et la couleur d’un vin ? Et la question qui les résume toutes : quelle est la différence entre un vin et un bon ou un très bon vin ? « , interroge Patrick Peltier, rédacteur en chef du nouveau magazine dans son premier édito.

« En vous proposant chaque semestre un itinéraire au cœur des plus grands vignobles français (dans ce premier numéro l’Alsace et la Bourgogne sont à l’honneur), VIN.S ne prétend pas vous dicter des goûts, défendre une chapelle mais faire preuve de pédagogie en s’adressant aussi bien au néophyte, qui se refuse à être un buveur de produits marketés, qu’à l’amateur éclairé en quête de flacons mémorables. Au-delà, ce nouveau magazine entend donner quelques clefs de compréhension pour décrypter les débats qui animent aujourd’hui la filière vinicole. »

VIN.S LA PASSION DES TERROIRS
Magazine en vente le 15 novembre 2018
prix 8,50 €
Une publication du Groupe EBRA



TOUS AU RESTAURANT du 1er octobre au dimanche 14 octobre 2018

Tous au Restaurant revient pour sa 9ème édition, du lundi 1er octobre au dimanche 14 octobre 2018 avec la même promesse « Votre invité est notre invité ».

En 2017, 200 000 clients ont réservé en ligne leur table dans l’un des 1 500 établissements participants.
En 2018, les ambitions sont une nouvelle fois revues à la hausse, avec l’objectif de réunir plus de 2 000 restaurants participants, permettant d’accueillir toujours plus de personnes, partout en France.

« Du lundi 1er octobre au dimanche 14 octobre 2018, pendant 15 jours, les clients pourront déguster la cuisine des magnifiques tables étoilées, bistrots contemporains de jeunes chefs talentueux ou encore des brasseries animées et autres cuisines de terroir, avec la même promesse « Votre invité est notre invité » », rappelle Alain Ducasse qui a lancé l’opération.

Les Nouvelles Gastronomiques sont partenaires de l’opération TOUS AU RESTAURANT 2018

La nouveauté  en 2018

La gastronomie française est devenue l’un des piliers de l’attractivité de la France et participe activement à son rayonnement culturel d’autant plus avec l’inscription en 2010 du « repas gastronomique des Français » sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Pour sa 9ème édition, Tous au Restaurant investit les restaurants de musées à Paris, Lyon, Toulouse et Marseille avec des duos inattendus Chef/Personnalités du monde de la Culture. Leur mission : créer un menu (entrée/plat/dessert) s’inspirant des œuvres du Musée. Des soirées exceptionnelles et éphémères à découvrir dans les 4 villes.

Parce que cuisiner, servir et recevoir représente un acte de création, authentique et sincère.

Afin de permettre à tous de profiter des restaurants les plus sollicités, plus d’une vingtaine de tables d’exception seront proposées à la réservation en décalé des autres établissements… Rendez-vous chez David Toutain, Sylvestre Wahid, Guy Savoy, Christian Têtedoie, Gérald Passédat, Lionel Levy, Guillaume Sourrieu, Vivien Durand, Georges Blanc, Sébastien Sanjou, Anne-Sophie Pic, Jean-Louis Nomicos, Hélène Darroze, Les Frères Pourcel, Emmanuel Renaut, Romain Meder…

« L’enjeu est simple : démentir l’idée que la gastronomie est réservée aux gastronomes. Il faut préciser que cette fête des restaurants n’a rien à voir avec des soldes, notion parfaitement étrangère à cet univers : on ne déstocke pas des produits frais qui sont réassortis chaque jour », précise Alain Ducasse.

« Partenaire de Tous au Restaurant depuis la première édition, je suis toujours ravi de dédier quelques tables à cette opération dans nos quatre Maisons à Paris. Une belle manière de découvrir ou redécouvrir l’univers de la gastronomie,  » témoigne Guy Savoy

«Tous au restaurant est un événement magnifique que je vois grandir chaque année avec plaisir. Il est une opportunité intelligente pour démocratiser la cuisine d’auteur. Son succès grandissant est un signe très positif pour la gastronomie française dont l’avenir se doit être créatif, durable et faisant la part belle à la biodiversité », complète Gérald Passedat.

Quel est le principe ?

Le restaurateur compose un menu spécial et en fixe le prix. Pour un menu acheté, celui de l’accompagnant est gratuit et identique (un repas acheté, le meme repas offert)

Chaque restaurateur est maître de sa prestation, de ses prix et du nombre de tables qu’il met à disposition pendant la quinzaine de Tous au Restaurant.

« FROMAGE COMPRIS »

Le fromage est mis à l’honneur dans les menus des restaurants participants en proposant le fromage compris, grâce au CNIEL et à une sélection de fromageries. Un pictogramme mentionne les restaurants proposant cette formule lors de la réservation sur le site internet Tous au Restaurant.

Les dates

L’événement se déroule du lundi 1er octobre au dimanche 14 octobre 2018.

Pour s’inscrire et en bénéficier, rendez-vous le 25 septembre 2018 à 10h sur le site]b www.tousaurestaurant.com




Trophées de La Cuillère d’Or : Palmarès 2018

La Finale de la 4ème édition du concours des Trophées « La Cuillère d’Or » 2018 s’est tenue les 7 et 8 mars derniers, à l’école Ferrandi Paris, à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, sous la présidence d’Anne-Sophie Pic, Pierre Hermé et Jacotte Brazier. L’objectif de ces concours, fondés par Marie Sauce Bourreau, vise à faire connaître les talents culinaires de toutes les femmes et de susciter des vocations pour le dernier né : « La Cuillérée d’Or » réservé aux demoiselles de 8 à 14 ans.

Lauréates des Trophées de la Cuillère d’Or – Photo Thierry Vallier

Les 26 participantes aux concours de la Cuillère d’Or 2018 étaient réparties :
– 9 pour le Trophée Demoiselles
– 5 pour la catégorie « professionnelles » et 6 « amatrices » pour le Trophée Cuisine
– 3 pour la catégorie Professionnelle et 3 pour la catégorie Amatrice du Trophée Pâtisserie

Pour le Trophée cuisine, chaque candidate s’est démenée durant 3h30 en cuisine pour réaliser des belles assiettes pour 6 personnes : une entrée et un plat sur le thème de l’Oeuf, symbole de Fécondité, fraîcheur du printemps.

Pour le Trophée Pâtisserie, une épreuve de 5 heures pour réaliser deux entremets identiques et une pièce en chocolat ou sucre tiré sur le thème des déesses du monde.

Pour le Trophée Demoiselles, une épreuve de 2 heures pour réaliser un dessert sur le
thème, Chocolat Mon Amour… Chocolat et agrumes.

Les candidates ont donné le meilleur d’elles-mêmes pour ravir un jury des plus prestigieux !
Le Trophée Cuisine était présidé par Anne-Sophie Pic, le Trophée Pâtisserie par Pierre Hermé et le Trophée demoiselles par Jacotte Brazier.

Les demoiselles du Trophée La Cuillerée d’Or – Photo Thierry Vallier

Durant cette compétition, un jury prestigieux des professionnels reconnus et de grands noms associés s’est réuni pour évaluer le travail des candidates et récompenser la meilleure recette dans chaque catégorie pour chaque Trophée.

TROPHEE CUISINE :

Catégorie Professionnelles :
1ère : Nathalie Ragot du Bistrot Gourmand à Nice
2ème : Alice Legros du Péninsula à Paris
3eme : Julie Chaudouard – L’Apétille à Asperjoc
Catégorie Amatrices :
1ère – Dao Nguyen – Genève – Suisse
2ème – Noemie Gruhier – Vanves
3eme – Stéphanie Clinard – St Jean d’Illac

Prix Spécial « Eugénie Brazier » pour la créativité :
Trophée Cuisine Professionnelle : Anto Cocagne – Le Chef Anto à Boulogne Billancourt
Trophée Cuisine Amatrice : Dao Nguyen – Genève Suisse

TROPHEE PÂTISSERIE :

Catégorie Professionnelles :
• 1ère : Camille Grace du Péninsula à Paris
• 2ème : Laure Gilbay – HOTEL RESTAURANT LES LACS à Contrexéville
• 3eme : Marie Fernanda Escalona – CARRER DE JOSEP PUIG (Espagne)
Catégorie Amatrices :
• 1ère – Mildred Henaux – Dourges
• 2ème – Carole Ferron – Triors
• 3eme – Catherine Brugger – Loray

TROPHEE La Cuillérée d’Or (pour les demoiselles de 8 à 14 ans) :

9 primées :
• Eline Soistier de Vitré
• Margaux Bravard de Bec de Mortagne
• Capucine et Lydwine Henrio – Suisse
• Clotilde Lebon – Issy les Moulineaux
• Luccia Bel de Velaux
• Abigail Paillasson de St Fons
• Pauline Clouet – Suisse
• Marion Wickaert de Terdeghem

Prix Spécial du Jury : Pauline Clouet – Suisse

Un jury prestigieux de l’univers de la gastronomie

A noter : Prochaine Finale Internationale en mars 2020 où sera célébrée les 10 ans de LA CUILLÈRE d’OR !

Marie SAUCE BOURREAU
Présidente Fondatrice
Facebook La Cuillère d’Or : www.facebook.com/cuilleredor16




JACOPO, un bistrot moderne dans le Triangle d’Or

Alex Bril et Benjamin Artis, les propriétaires du restaurant bar à cocktails « Yeeels » et du club mythique « Baron » à Paris, ont sollicité Thibault Sombardier, chef du restaurant étoilé « Antoine », et ancien candidat de Top Chef, afin qu’il signe la carte du Jacopo, un néo-bistrot situé tout près des Champs-Élysées, en plein cœur du Triangle d’Or. Au menu, une cuisine simple et raffinée, où les grands classiques français ont été revisités.

 


La Salle - Photo Jacopo

La Salle – Photo Jacopo
Situé dans le 8ème arrondissement de Paris, à l’angle des rues de Bassano et Vernet, le restaurant porte le prénom de l’artiste peintre italien de l’école vénitienne, Jacopo de Bassano. Mi Haussmannien, mi New-Yorkais, le bistrot à des allures d’atelier chic avec une déco de béton ciré et bois brut avec à l’étage une grande salle de pas moins 180 couverts. Pour la seconde partie, on emprunte un long couloir et de larges escaliers en béton et on est entraîné dans un sous-sol de Paris encore authentique. On y découvre le Bar caché, aussi appelé speakeasy, à l’ambiance rétro et au mobilier chiné, pour siroter un cocktail maison, comme « Le Jacopo » un cocktail signature à base de coriandre, gin et liqueur de mûres, ou tout simplement se détendre au fumoir et jouer au billard.

Aux commandes de Jacopo, Thibault Sombardier, chef étoilé à la tête du restaurant « Antoine » et ex finaliste de Top chef, qui signe la carte tandis que la cuisine a été confiée au jeune chef exécutif, Rémi Gonzalez, passé dans des cuisines prestigieuses telles que, le restaurant Relais & Châteaux « Apicius » à Paris, à l’Hôtel InterContinental Paris Marceau, chez Anne-Sophie Pic, à Valence, et à l’Hostellerie de Plaisance chez Philippe Etchebest, à Saint-Emilion. Leur cuisine, simple et raffinée… De grands classiques de la cuisine française revisités : Soupe à l’oignon gratinée, Marbre de poireaux vinaigrette et persil, Harengs betterave et raifort râpé, Oeuf mayonnaise vaporeuse ou encore les plats au four à charbon : Blanquette de veau riz pilaf, Joue de bœuf au vin rouge, suprême de volaille sauce grand-mère, Quasi de veau marengo moderne, Cabillaud persillé, Pavé de saumon espuma menthe… accompagnés de garnitures; Gratin dauphinois, pommes frites et ou légumes. Pour la touche sucrée, tarte au citron, crème brûlée, baba au rhum, mousse au chocolat…

Daniela Abiliou


Le BAR caché - Photo Jacopo

Le BAR caché – Photo Jacopo
JACOPO
5 bis rue Vernet
75008 Paris
01 42 89 20 22
https://www.jacopo.fr/



Michelin 2018 : Anne-Sophie Pic est la marraine des nouveaux promus

A l’occasion de la révélation du palmarès 2018 proclamé le 5 février 2018 à la Seine Musicale à Paris, le guide Michelin a annoncé que les nouveaux chefs étoilés Michelin seraient parrainés pour être accompagnés et conseillés. Le premier « marrainage » selon les termes de l’intéressée, est confié à Anne-Sophie Pic, seule femme chef française à détenir 3 étoiles Michelin à la Maison Pic à Valence.
Cette nouvelle mission est créé la même année que la demande de retrait du guide de Sébastien Bras, restaurant Le Suquet à Laguiole (Aveyron) ne supportant plus la pression des étoiles Michelin. Anne-Sophie Pic est la marraine historique, et ce jour-là seule femme chef sur scène puisque le millésime 2018 ne récompense aucune femme. (ndlr L’an dernier Fanny Rey décrochait 1 étoile) 

Vidéo le discours d’Anne-Sophie Pic, nouvelle marraine des promus Michelin

« L’idée est d’ »essayer de leur apporter mon éclairage pour les faire avancer sur des moments de doute qu’ils peuvent avoir, tout au long de cette année », a expliqué la chef. « C’est à la fois très énergisant d’obtenir une étoile, mais c’est aussi une pression supplémentaire à laquelle on doit faire face, la peur de la perdre. C’est un peu un rouleau compresseur avec des réservations qui sont accrues, une exigence des clients supérieure », a-t-elle expliqué.
« Dans ma vie de jeune chef, il y a eu des moments où j’aurais aimé qu’un chef me tende la main. Comme j’avais beaucoup d’amour-propre, ce n’était pas spontané pour moi d’aller demander de l’aide. Je ne l’ai fait qu’avec monsieur Paul Bocuse, parce que je pensais qu’il n’aurait pas de jugement de valeur ».

 

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Lancement du guide 2018 des Grandes Tables du Monde

Lundi 5 février 2018, dans les salons du Ritz-Paris, David Sinapian, Président des Grandes Tables du Monde a présenté la nouvelle édition du guide 2018 ainsi que les 10 nouveaux membres qui rejoignent cette année l’association.
L’événement a permis de rendre des hommages notamment à Paul Bocuse, figurant en bandeau sur les exemplaires du guide
David Sinapian a annoncé que désormais la date de sortie du guide des G.T.M. sera conjointe de celle du guide Michelin France. Par Ailleurs Anne-Sophie Pic, son épouse, seule femme chef trois étoiles Michelin sera la première marraine des parrainages créés pour les nouveaux chefs promus du guide Michelin.

les membres du bureau présentent le nouveau guide 2018 ©SandrineKauffer

Ce rapprochement s’explique par la proximité historique entre le guide rouge et les Grandes Tables du Monde qui ont inscrit dans leurs statuts la nécessité pour chaque membre de détenir au moins deux étoiles au moment de l’entrée dans l’association.

David Sinapian président des Grandes tables du Monde

L’association restent convaincue que les grands restaurants ont un rôle majeur à jouer dans la société : ils servent à imaginer la cuisine de demain. À travers leur travail, ils mettent en valeur des producteurs de talent, montrent la voie vers une alimentation qualitative, et ils servent, surtout, à donner du bonheur à une communauté d’êtres humains. Dernier objectif essentiel : l’association réfléchit aux conditions qui permettraient de faciliter les transmissions et les créations de nouveaux restaurants gastronomiques et ne rien perdre de notre culture culinaire au sens large.

 

Discours de David Sinapian pour le lancement du nouveau guide 2018 avec la présentation des nouveaux membres

Cet événement fut aussi l’occasion de rendre un hommage fort à trois personnalités éminentes récemment disparues :

Christine Guérard est indissociable de la carrière de Michel présent lors de l’événement. A deux, ils ont construit, leur vie durant, sans ménager leur peine et avec un goût très sûr ce qui est devenu le domaine enchanté que sont les Prés d’Eugénie. Ils sont aussi à l’origine du concept formidable de la Cuisine Minceur et ont été essentiels dans la promotion du Thermalisme en France. Leur influence est immense et Christine fut une pièce indispensable de cette réussite à laquelle elle a consacré jusqu’au bout toute son énergie.

Gualtiero Marchesi a lui joué aussi un rôle primordial mais de l’autre côté des Alpes. C’est simple : la cuisine italienne gastronomique lui doit tout. Doté d’une grande culture artistique, grand mélomane, Gualtiero a porté la cuisine italienne à un niveau de raffinement inconnu jusqu’alors. Il fut le premier chef trois étoiles au guide Michelin Italien.

• Enfin, dernière disparition celle de Paul Bocuse. Pour nous aux Grandes Tables, Paul était un supporteur de la première heure. Son amitié proche et fidèle avec la famille Haeberlin a été un élément crucial de la construction de notre association sans oublier le rôle important joué par Patricia Zizza pendant de nombreuses années. Nous n’oublierons pas Paul Bocuse, ni l’homme, ni le chef, ni surtout son message.

 

Vidéo Serge Schaal vice-président des Grandes Tables du Monde présente le nouveau guide

VIDEO

A l’occasion de ce lancement et toujours pour honorer sa mémoire, l’association a fait réaliser un bandeau commémoratif qui orne spécialement les exemplaires du guide qui ont été remis lors du lancement à Paris.

Le nouveau guide 2018 a conservé cette année encore tous les éléments qui en ont fait le succès, tout en apportant plusieurs améliorations qualitatives notables :
• La qualité de la couverture et la qualité d’impression sont améliorés
• Le guide revient cette année à une présentation alphabétique par pays
• Le guide présente cette année des pages dédiés au prix que l’association remet traditionnellement lors du congrès :

 

Le Prix d’Honneur à Maguy Le Coze, Le Bernardin à New York
Le Prix du Restaurateur Français de l’Année à Jean-Pierre Vigato, Apicius
à Paris
Le Prix du Restaurateur Étranger de l’Année à Will Guidara, Eleven
Madison Park à New York
Le Prix Valrhona du Meilleur Pâtissier de Restaurant au Monde 2017 à
Cédric Grolet, Le Meurice à ParisLe guide est disponible à partir du 5 février 2018 dans tous les restaurants membres de l’Association dans plus de 25 pays.Par Sandrine Kauffer
crédit video Sandrine Kauffer
Crédit photos ©Aline Gérard/Cook and Shoot
www.lesgrandestablesdumonde.com

 

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Les nouveaux membres 2018 des Grandes Tables du Monde

C’est lors du lancement du nouveau guide des Grandes Tables du Monde qui s’est déroulé le lundi 5 février 2018 au Ritz à Paris que les nouveaux membres ont intégrés officiellement les pages du guide.
Ils sont 10 chefs internationaux 2 et 3 étoiles Michelin à figurer dans la « bible » des plus belles tables du monde.

Discours de David Sinapian pour le lancement du nouveau guide 2018 avec la présentation des nouveaux membres

Vidéo Serge Schaal vice-président des Grandes Tables du Monde présente le nouveau guide

Stefano Baiocco de Villa Feltrinelli à Gargnano en Italie

La Villa Feltrinelli est une maison chargée d’histoire et un lieu de retraite exquis pour tous ceux qui recherchent un accueil chaleureux et une attention de tous les instants. Elle est située dans la charmante ville de Gargnano sur les rives du majestueux lac de Garde dans le nord de l’Italie. Les clients peuvent y déguster un magnifique repas préparé par le chef doublement étoilé Stefano Baiocco qui crée des plats uniques à l’aide de produits et d’ingrédients locaux issus du potager de la villa.

 

Sat Bains du restaurant Sat Bains à Nottingham au Royaume-Uni

Sat Bains, l’un des chefs les plus créatifs de la scène culinaire du Royaume-Uni, est à l’avant-garde de la gastronomie britannique grâce à sa cuisine innovante qui émerveille ses clients depuis 2002. Ce lieu enchanteur est le résultat de la transformation, pleine de raffinements, d’une ferme victorienne située sur les berges de la rivière bordant Nottingham. Le savoir-faire technique est omniprésent, tant dans le restaurant qu’à la table du chef. Il est toutefois nettement mis en valeur dans l’écrin qu’est le Nucleus, restaurant mitoyen dédié à la création et au développement culinaire.

 

William Frachot du Restaurant Chapeau Rouge à Dijon, France

C’est à l’Hostellerie du Chapeau Rouge, un ancien relais de poste du XIXe siècle dont il a rénové les 28 chambres, que William Frachot, amoureux du terroir, met en avant les produits de nos régions. Dans une atmosphère feutrée, découvrez une cuisine raffinée, des créations inventives réalisées avec le plus grand respect des produits et des saveurs.

 

Antonio Guida de Seta à Milan, Italie

Sous le regard avisé du célèbre chef Antonio Guida, le Seta est rapidement devenu l’un des restaurants les plus prisés de Milan. En remettant au goût du jour des recettes traditionnelles avec ses propres techniques et sa créativité débordante, le chef Guida a concocté une carte qui donne un souffle nouveau aux plus grands classiques de la cuisine italienne. Situé dans l’une des cours de l’hôtel Mandarin Oriental Milan, le restaurant permet à ses hôtes de dîner en terrasse à la belle saison. Grâce à la vue imprenable sur la cuisine, ils peuvent même assister au ballet des cuisiniers derrière les fourneaux.

 

Ronan Kervarrec du restaurant L’hostellerie de Plaisance à Saint Emilion

À Saint-Émilion, avec une vue imprenable sur le prestigieux vignoble inscrit à l’Unesco, l’Hostellerie de Plaisance est une étape incontournable sur la rive droite de la Gironde. Cet hôtel cinq-étoiles abrite un écrin de gourmandise : la Table de Plaisance. Fraîchement rénové par l’agence Alberto Pinto, son décor épuré et intemporel fait écho à la cuisine de Ronan Kervarrec, récompensé par deux étoiles Michelin en 2017. Une cuisine s’inspirant à la fois des souvenirs d’une enfance bretonne, des produits emblématiques du Bordelais et des saisons, à la mesure d’une carte de vins exceptionnelle.

 

Peter Knogl du Grand Hôtel des 3 rois à Bâle, Suisse

Le chef de Cuisine Peter Knogl vous attend au Cheval Blanc avec une symphonie d’arômes, de couleurs et de saveurs harmonieuses. Il prépare avec raffinement tout ce que la nature nous offre de meilleur. L’équipe du Cheval Blanc se range parmi les 100 meilleurs restaurants du monde avec ses divines créations et sa haute cuisine française enrichie d’influences méditerranéennes et asiatiques. Faites l’expérience du plaisir intense que procure la haute gastronomie.

 

Andreas Krolik et Robert Mangold du restaurant Lafleur à Francfort en Allemagne

Le restaurant Lafleur est l’un des plus beaux restaurants étoilés d’Europe. Le chef doublement étoilé Andreas Krolik qualifie sa cuisine de classique contemporaine associée à des accents méditerranéens et des produits régionaux. Ses plats se caractérisent par l’intensité des essences et offrent un subtil et agréable équilibre entre douceur et acidité. Depuis 2014, il est l’un des rares chefs étoilés à proposer un menu végétalien, composé de six recettes, d’une telle qualité et à ce niveau de perfection.

 

Eric Ripert et Maguy Le Coze du Bernardin à New York, Etats-Unis

Situé à New York et célèbre dans le monde entier, Le Bernardin, restaurant quatre-étoiles dédié au poisson et aux fruits de mer, a ouvert ses portes en 1986. Les propriétaires, Maguy Le Coze et le chef Eric Ripert, ont pour philosophie de mettre le poisson à l’honneur. Ce lieu très prisé possède 3 étoiles au Guide Michelin depuis 2005. Il figure également à la 17è place du classement des 50 meilleurs restaurants du monde et en 2è position du palmarès de La Liste. Le Bernardin s’est vu décerner 4 étoiles dans les cinq critiques réalisées par le New York Times au cours des 30 dernières années, ce qui en fait le seul restaurant à conserver un tel niveau d’excellence aussi longtemps.

 

Mario Sandoval du Restaurant Coque à Madrid en Espagne

Créé il y a plus de 60 ans, le restaurant Coque a su préserver ses racines tout en s’évertuant à développer un véritable sens de la créativité et un esprit d’avant-garde dans sa cuisine. Le succès des Sandoval s’appuie sur leur héritage familial et sur une exploration permanente de la gastronomie qui leur ont permis, en 2015, de décrocher leur deuxième étoile au Guide Michelin, une récompense venue s’ajouter à la longue liste des distinctions décernées au Coque, notamment les 3M du guide Guía Metropoli et les 3 soleils du guide Repsol.

 

Olivier Nasti du restaurant le 64°C, Kaysersberg en France

À l’entrée de Kaysersberg, village proche de Colmar, découvrez la table du Chambard et laissez-vous charmer par cette adresse étoilée incontournable, baptisée « 64° Le Restaurant » en 2014 et tenue par la famille Nasti depuis 2000. Au pied du vignoble, avec les Vosges pour décor, dégustez la cuisine inspirée du chef Meilleur Ouvrier de France Olivier Nasti. La salle de restaurant à la décoration d’esprit baroque vous enveloppe d’une atmosphère raffinée. Patricia Nasti vous réserve un accueil personnalisé tandis que l’animation des cuisines se dévoile à travers de grandes baies vitrées.

 

En savoir plus sur Les Grandes Tables du Monde

Née en 1954, l’association Les Grandes Tables du Monde réunit une sélection pointue de 174 restaurants, répartis dans 25 pays sur les 5 continents. Depuis son origine, ses membres partagent le goût de l’excellence, l’élégance gastronomique et l’art du service avec une même convivialité, transformant leurs repas en expériences sensorielles inoubliables. Ensemble, ils œuvrent à la défense du patrimoine culinaire et de l’art de vivre dans toutes leurs richesses, avec l’ambition de contribuer au rayonnement international d’une Haute gastronomie tournée vers la modernité.

 

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