À l’angle des rues Brochant et Nollet, Le Petit Brochant marque une nouvelle étape dans le parcours de Jean-Baptiste Ascione. Entré à seulement 14 ans à l’École de Paris des métiers de la table, le chef s’était fait connaître du grand public lors de sa participation à Top Chef, à l’âge de 21 ans. Il avait ensuite ouvert Le Petit Gris en 2019, puis Faby en 2022, deux établissements aujourd’hui fermés. Avec Le Petit Brochant, il choisit de revenir aux fondamentaux de la brasserie française, aux côtés de son associé Mendel Uzzan.

Une brasserie parisienne pensée pour durer
L’établissement se distingue dès l’entrée par ses volumes et son décor patiné, imaginé par Jean-Vianney Dewailly, du studio Matériaux Authentiques. Grandes boiseries, lustres suspendus, marbre vert, vaisselle et objets décoratifs chinés composent un univers élégant et chaleureux, conçu davantage pour traverser les années que pour suivre les tendances. Le restaurant revendique l’esprit d’une brasserie vivante, familiale et éclectique, dans laquelle chaque détail participe à l’identité du lieu.
Le service prend lui aussi part à cette mise en scène. Les pièces maîtresses de la carte sont présentées puis découpées face aux clients, afin de restaurer une forme de théâtralité et de proximité. À terme, Le Petit Brochant accompagnera les différentes heures de la journée, du petit-déjeuner aux assiettes à partager, avec un service continu de midi à minuit, sept jours sur sept.

Classiques de brasserie et cuisine de chef
La carte s’ouvre sur des propositions simples et franches, à commencer par le radis et beurre maison ou les anchois de Cantabrie millésimés, que l’on peut accompagner d’un chenin angevin du domaine de Myosotis. La cave rassemble 65 références. Les entrées convoquent les grands classiques avec les escargots à la provençale ou la tête de veau croustillante, servie avec une sauce gribiche. Le chef apporte également une touche plus contemporaine à la truite en gravlax, associée à une stracciatella fumée. Dans la suite du repas, le maigre de ligne maturé se pare d’un beurre blanc au miso, tandis que les grosses crevettes sauvages Tiger sont grillées. Le carpaccio de faux-filet maturé s’accompagne de beurre noisette et la salade d’artichauts mêle noisettes et Ossau-Iraty. Le Club du Brochant, composé de volaille fermière, d’œufs bio et d’une mayonnaise légèrement fumée, se déguste avec les doigts.
Les ris de veau croustillants entretiennent l’esprit réconfortant de la brasserie, tout comme les grandes pièces à partager : côte de bœuf Aberdeen Angus ou Black Pearl et volaille fermière cuite en cocotte. Frites maison, salade grand-mère, mitrailles de l’île de Ré ou courgettes grillées complètent ces assiettes généreuses. Au dessert, la Pavlova à la fraise et au shiso rouge côtoie le baba au rhum maison, la mousse au chocolat et au praliné servie à la cuillère, ainsi que les fruits rouges à la crème mascarpone. Les grignotages sont proposés à partir de 6 euros, les entrées dès 11,50 euros, les plats à partir de 18 euros et les desserts dès 12 euros.

Avec son ouverture estivale progressive et sa première carte volontairement courte, appelée à s’étoffer dès la rentrée, Le Petit Brochant entend s’installer durablement dans la vie du quartier. Une brasserie de chef accessible à toutes les heures, où Jean-Baptiste Ascione conjugue la tradition française avec une écriture personnelle, précise et généreuse.
Crédit photo : Delphine Constantini



