Basile Eidel signe l’ouverture d’ Eupatoria 5 à Paris

Ouvert en mai 2026 au 5, rue d’Eupatoria, dans le 20e arrondissement de Paris, Eupatoria 5 prolonge l’histoire singulière du lieu façonné par Eva Pritsky, entre brocante, bibliothèque, galerie d’art et bar clandestin. Aux fourneaux, Basile Eidel, ancien chef et propriétaire du Boucan à Belleville imagine une cuisine instinctive entre Paris et Athènes. Une adresse de quartier où les assiettes grecques contemporaines côtoient vins bios et naturels, œuvres d’art et souvenirs d’un lieu emblématique de Ménilmontant.

La cuisine de Basile Eidel dessine un pont entre produits français et répertoire grec. Après avoir dirigé le Boucan de 2021 à 2023, table remarquée notamment par Le Monde, Time Out et Très Très Bon, puis travaillé aux Naturistes, le chef signe une carte courte et saisonnière : crevettes flambées au Grand Marnier et feta fondante, poulpe à la tomate et sauce toum, gros haricots blancs au thym et à la poutargue, boulettes de porc et de veau au fenouil avec tarama et olives de Kalamata, ou encore crème brûlée à l’ouzo. Des assiettes franches et généreuses, pensées dans un registre de partage, avec des prix allant de 5 à 20 euros.

La cave, composée par Hakim Lainceur, accompagne cette identité avec une sélection exclusivement tournée vers des producteurs engagés, en biodynamie et/ou en vin naturel. Dans ce quartier de Ménilmontant où l’adresse possède déjà sa propre mémoire, Eupatoria 5 revendique ainsi une continuité plutôt qu’une rupture : celle d’un lieu ouvert, vivant et accessible, où l’on vient autant pour manger et boire que pour découvrir une exposition, retrouver des habitués ou simplement prendre part à la vie du quartier.

Pendant plusieurs décennies, Eva Pritsky avait fait du 5, rue d’Eupatoria un espace hors normes, où habitants, artistes et noctambules venaient boire un verre, lire, écouter de la musique ou prolonger les conversations autour de sa bibliothèque et de son piano. Eupatoria 5 en conserve aujourd’hui les murs, les livres et l’esprit. Le nom lui-même, emprunté à l’adresse, revendique cet héritage. Les œuvres de la galerie Leiris Javault continuent d’occuper les cimaises, tandis que le photographe argentin Claudio Fleitas, installé à Paris, y expose également son travail. Cuisine, art et vie de quartier composent ainsi un même récit.Photographies : Claudio Fleitas

eupatoria5.fr/

©Claudio Fleitas