Arthur Fèvre, chef pâtissier exécutif du Pressoir d’Argent Gordon Ramsay de l’InterContinental Grand Hôtel de Bordeaux (33) et celui de sa brasserie, le Bordeaux Gordon Ramsay, rend hommage à Yves Klein à travers une exposition unique d’œuvres en chocolat.

Arthur Fèvre (au centre) et Gordon Ramsey (à droite) chef pâtissier exécutif du Pressoir d’argent Gordon Ramsay de l’Intercontinental de Bordeaux

Il est inclassable ! Et désormais incontournable. A 28 ans, Arthur Fèvre est le chef pâtissier du Pressoir d’argent Gordon Ramsay de l’InterContinental GRAND HOTEL de Bordeaux (33) et celui de sa brasserie, le Bordeaux Gordon Ramsay. Un jeune prodige qui fait de chacune de ses créations un véritable chef d’oeuvre…

Ce « gamin » est une crème. Une crème renversante de vitalité, d’ingéniosité. Avec une feuille de route qui n’était pas écrite à l’avance, Arthur Fèvre a su s’imposer rapidement en haut de l’affiche. La pâtisserie n’est pas inscrite dans ses gènes. Ni dans son histoire familiale. Après Blois où il est né, un détour de 8 ans par l’Amérique du Nord, Arthur Fèvre et ses parents s’installent dans le Béarn. Et là tout commence.

« Je faisais un bac technique dans l’hôtellerie et la restauration. J’étais plus partant pour la cuisine. Comme je n’étais pas le plus studieux de la classe, je pensais que je n’aurais jamais ce bac. Mais je l’ai eu avec la mention complémentaire cuisinier dessert des restaurants (MCCDR) ! »

Arthur Fèvre

Plus question alors d’être privé de dessert. Arthur Fèvre se prend à un jeu dont il va redistribuer les cartes. Des cartes maîtresses qui, de l’hôtel du Palais ou du Miramar à Biarritz au Domaine des Crayères à Reims voire un bref passage au George V à Paris, le poussent chaque fois à aller plus loin.

« Cela m’a beaucoup plu. Avec la pâtisserie, on a des possibilités infinies de création. C’est fascinant de prendre des produits très simples comme du beurre, des œufs et de la farine pour arriver à mille résultats différents ! »

En 2011, à 21 ans, il devient le plus jeune lauréat du Championnat de France du dessert, depuis 1974, avec ses « fines vagues croustillantes au caramel et au citron » qui remportent le dessert d’or et deviennent sa signature.

L’Oeuf bleu

Cet autodidacte au parcours hors norme cherche, trouve et innove en permanence.
« C’est de mon père que je tiens cela, il fait de la recherche ! Mais je m’inspire de tout. De mes rencontres et du partage avec les autres. D’une histoire. Je m’intéresse à beaucoup de choses. A la peinture par exemple. Je peins chez moi. Je me suis mis aussi à la porcelaine. Quand cela me lasse, j’arrête mais les techniques restent dans ma tête et je les transcris dans mes compositions sucrées. »

Depuis quelques temps, c’est la torréfaction du café qui est au centre de ses préoccupations.
« J’en ai appris les bases avec un autre Arthur, celui qui tient l’Alchimiste – rue de la Vielle Tour -. C’est passionnant et j’ai même fabriqué un torréfacteur où je travaille le café vert. Je vais aller sur une scène sucrée, à Paris, « Omnivore » le 4 mars 2018. Avec une création à base de produits torréfiés, café mais également noyau d’avocat pour une glace et un praliné de noix de pécan ! »

L’Oeuf bleu, deux pièces sur pied et inclinées suivant l’axe terrestre, inspirées du Globe terrestre bleu (RP 7) d’Yves Klein crée en 1957

Rien n’arrête ce jeune talent qui débarque sur les rives de la Garonne, en 2015, pour rejoindre l’équipe de Gordon Ramsay, le célèbre chef étoilé du Pressoir d’Argent. Aujourd’hui à la tête d’une équipe de 12 pâtissiers, le « chef » est sur tous les fronts. Avec ses jolies « vagues » au bar, à la brasserie, au restaurant gastronomique avec 5 desserts qui varient au fil des saisons et depuis quelques jours à l’orangerie pour les petits déjeuners d’affaires que vient de lancer l’hôtel mythique bordelais. Mais au-delà de ce savoir faire, de ses madeleines plus classiques ou de ses crêpes Suzette à tomber, Arthur Fèvre est un véritable artiste. Qui impose sa patte, sa griffe à chacun de ses gâteaux au point d’en faire un style. En témoigne la bûche de Noël féerique sur sa table en décembre. Avec lui, la magie agit toujours. « J’ai eu un très bon feeling en arrivant ici. Et on me laisse libre ce qui n’a pas de prix. » Si ce n’est celui de l’excellence qu’il va encore remettre en jeu dès le 23 mars 2018.

Avec une exposition d’oeuvres en chocolat, inspirées de celles d’Yves Klein. Là encore, Arthur Fèvre n’a pas fait les choses à moitié.
« Je me suis documenté, j’ai voulu comprendre sa philosophie. J’ai contacté l’institut Yves Klein et ai eu accès aux originaux. Institut qui est du reste partenaire de l’exposition. C’est vrai ce bleu, le bleu Klein, est un peu provocant car aucun comestible n’a cette couleur. Mais j’ai testé des pigments alimentaires et j’ai trouvé. Klein aurait eu 90 ans en avril… j’avais envie de lui rendre hommage ! »

Pâques sera bleu à l’InterContinental de Bordeaux, et en chocolat. « Un travail de fou furieux ! » On fait confiance à ce jeune chef, jamais à bout de souffle… mais qui va une fois de plus certainement couper le nôtre!

Du 23 mars au 8 avril 2018, 11 oeuvres chocolatées seront exposées

Vivant 1, inspirée des Sculptures Éponges d’Yves Klein, est une éponge en chocolat bleu montée sur socle

Chaque année, Pâques donne l’occasion à Arthur Fèvre d’exprimer tout son talent à travers des créations chocolatières uniques. C’est cette fois à une exposition en hommage à Yves Klein que convie le jeune chef pâtissier exécutif de l’InterContinental Bordeaux – Le Grand Hôtel : onze pièces virtuoses, dont chacune est conçue comme une réponse à une des œuvres du célèbre artiste niçois qui l’ont particulièrement marqué. Ouverte au public du 23 mars au 8 avril 2018 cette « Rencontre d’Yves Klein et d’Arthur Fèvre » se présente comme un dialogue entre deux explorateurs de la matière, « un hommage audacieux qui défend avec énergie la transversalité entre l’art et la gastronomie. »

Résultat : des œuvres en chocolat qui impressionnent par leur esthétisme et leur diversité, et témoignent d’un savoir-faire et d’une technicité exceptionnels.

Parmi les créations exposées : L’Oeuf bleu, deux pièces sur pied et inclinées suivant l’axe terrestre, inspirées du Globe terrestre bleu (RP 7) d’Yves Klein crée en 1957; Vivant 1, inspirée des Sculptures Éponges d’Yves Klein, est une éponge en chocolat bleu montée sur socle, réalisée selon un procédé novateur permettant de faire « buller » le chocolat sous pression ou encore Vivant 2, assemblage de tiges en beurre de cacao et fécule de pomme de terre teintées en bleu reposant sur un cep de vigne, inspirée des Sculptures d’Yves Klein.
Chaque pièce est mise en regard avec une photo de l’oeuvre originale, afin d’illustrer et expliquer ce dialogue artistique.

Vivant 2, assemblage de tiges en beurre de cacao et fécule de pomme de terre teintées en bleu reposant sur un cep de vigne, inspirée des Sculptures d’Yves Klein

Pendant toute la durée de cette exposition ouverte au grand public, chaque visiteur pourra acheter Un Oeuf Yves Klein de Pâques par Arthur Fèvre, une superbe manière d’emporter un témoignage gourmand de cette rencontre inédite et de célébrer Pâques en sortant des sentiers battus.

La rencontre d’Yves Klein et d’Arthur Fèvre – Exposition ouverte au public du 23 mars (à partir de 14h00) au 8 avril 2018 dans le lobby, le salon Mappemonde et le bar l’Orangerie de l’Intercontinental Bordeaux – Le Grand Hôtel.

Oeuf Yves Klein de Pâques par Arthur Fèvre (200gr de chocolat Valrhona) en vente dès le 15 mars sur le site internet de l’Intercontinental Bordeaux – Le Grand Hôtel puis dans l’ensemble de ses points de vente à partir du 17 mars 2018 : 22 euros pièce

Par Sandrine Lajus
Crédit photos ©Julien Faure, ©Mathieu Mamontoff ©InterContinental

InterContinental Bordeaux – Le Grand Hôtel

2-5 place de la Comédie
33000 Bordeaux
05 57 30 44 44
bordeaux.intercontinental.com/