Réactualisation de l’article après les annonces du 1er Ministre le 14 juillet 2021.

Alors que le président Emmanuel Macron avait promis (avril 2021) que les vaccinations ne seraient jamais obligatoires, le 12 juillet 2021, à la veille d’un grand week-end de festivités et de départ en vacances, il annonce le contraire, jetant sur la profession d’ultimes « complications », des menaces  de 45000€ d’amende et un 1 an de prison pour le restaurateur et 10.000 euros d’amende et 6 mois de prison pour le client sans pass sanitaire conforme. 

Si le pass sanitaire n’est pas conforme, le restaurateur doit refuser le client et mettre en congé sans solde son personnel « récalcitrant ». 

Plus que « compliquée, l’affaire devient sérieusement dangereuse. La profession souhaite que les syndicats puissent assouplir cette nouvelle ingérence dans la vie de nos entreprises. Car il reste 7 jours pour modérer le protocole de la vaccination forcée. Le texte sera soumis au lundi 19 juillet au Conseil des ministres, puis présenté aux parlementaires, qui ne l’ont pas encore validé. Ces derniers étaient favorables au déploiement de la vaccination pour Tous, certes, mais l’imaginaient-ils contrainte et forcée ? menaçant les libertés individuelles, les emplois et les entreprises ?

Si sur le fond, l’opinion publique s’accorde sur la nécessité, sur la forme de l’exécution, les lanceurs d’alertes de nos libertés individuelles s’agitent. 

Saviez-vous que le Conseil Economique et Social (CESE) avait organisé une consultation et 67,1% des personnes qui ont répondu se sont déclarées très défavorables à cette mesure. Mais, Bruxelles fait pression et Emmanuel Macron, futur président de la Commission européenne (janvier 2022 pour 6 mois) a très peu de temps pour être exemplaire dans son pays. 

Mais, une question interroge : pourquoi une partie du personnel soignant, pourtant au contact avec le Covid et ses nombreux variants, refuse de se faire vacciner ?  

Quelle est la dangerosité du vaccin ? Ses effets indésirables à moyens et longs termes ? Comment interpréter leur frilosité ? Pourquoi y a t-il autant de vaccins différents avec des protocoles différents pour la même maladie ?  

Pour rappel :

En juin 2021, Code de la Santé publique, stipulait « la vaccination contre le Covid-19 n’est pas obligatoire. Aucun employeur ne peut imposer à ses employés d’être vaccinés, sous peine de commettre une violation du droit de disposer de son corps et du droit à l’intégrité physique, qui sont toutes les deux des libertés fondamentales. La grippe saisonnière tue autant chaque année, pourtant le vaccin n’a jamais été obligatoire. »  

Rappel 2 : 

Il y a 12 mois, la France cherchait à atteindre l’immunité collective, qui n’est autre que la contamination positive et massive des Français, sans développer de forme grave, ni d’hospitalisation : donc être positif, mais quasi asymptômatique… et on y arrive… Pourquoi vacciner des personnes en bonne santé et les sanctionner de perdre leur emploi ou d’aller en prison, si elles refusent ?

Ne vous alarmez-vous pas de cette mesure ? 

Rappel 3:

Le 6 juillet, Capital titrait Israël : des doutes émis quant à l’efficacité du vaccin pour certains cas contre le variant Delta. 55% de la population déjà vaccinée avec Pfizer/BioNTech. Pour autant, le ministère de la Santé a indiqué lundi observer une baisse de l’efficacité du vaccin en ce qui concerne la contamination et le développement de symptômes, estimée à 64%. Depuis le 21 juin, Israël enregistre toutefois plus de 100 nouveaux cas par jour.. « 

Il y avait donc urgence pour Emmanuel Macron d’agir et de contraindre, avant que l’opinion publique ne soit complètement réfractaire. Mais que pensez de cette ruée dans les vaccinodromes juste avant le départ en vacances ? Il ne s’agit pas d’adhésion aux vaccons, il ne s’agit pas de comportement responsable, solidaire, citoyen ni de mettre en exergue les libertés individuelles au-dessus de celles individuelles !

Non.

Il s’agit juste de partir en vacances et de pouvoir s’amuser en toute tranquillité et insouciance. Il n’y a rien de responsable dans ces décisions-là. Donc il n’y a aucune leçon à donner à ceux qui préfèrent ne pas se faire vacciner. Si les Français étaient convaincus de la vaccination, nous n’en serions pas là. Si les Français étaient convaincus par son efficacité et sa sécurité, ils ne devraient pas être menacés, d’être punis de sortie comme des enfants. Terrible constat ! Et qui va aller manifester en plein été, alors qu’enfin il est possible de se retrouver et de s’amuser ? Tout est bien planifié et depuis quelques semaines sans doute, car une telle décision ne peut se prendre 8 jours avant. 

La vaccination pour tous, mais pas obligatoire 

Coup de tonnerre ! Les syndicats ne semblent pas avoir été invités à la table des négociations, car aucune information n’a permis d’anticiper cette nouvelle obligation qui porte atteinte à nos droits et libertés individuelles. Alors certes, on peut repousser cette obligation, mais à partir du mois d’août 2021, on se prive également du droit de travailler, de se rendre dans un centre commercial, toutes les activités de loisirs (restaurant, cinéma, musée, train, avion) … tel un confinement intime et solitaire.

En effet, le Pass Sanitaire devient obligatoire dès le 21 juillet 2021 pour les lieux de loisirs et de culture, et dès début août pour les transports longue distance, les avions, les cafés, les restaurants, les hôpitaux et les maisons de retraite.

En effet, alors que le personnel du CHR vient à manquer, ceux restant à nos côtés, devront obligatoirement se faire vacciner, sous peine de rester chez eux et de ne pas être payés (cit Olivier Véran). Bien évidemment, les patrons du CHR, pour la survie de leurs entreprises, devront en faire de même. Quid du secret médical ? Quid de l’efficacité des masques et des gestes barrières ? Car même vaccinés, ils ne seront pas levés. Parler vaccin devient un sujet sensible ou les responsable et patrons ne se sentent plus libres de s’exprimer, et préfèrent le faire anonymement. Tour d’horizon des tensions des moins de soixante ans, car la position diffère selon les tranches d’âges interrogées.

« Je refuse de faire le gendarme médical »

Ulcéré, XY refuse de se faire vacciner. « Je n’ai pas confiance ! Dans quel pays sommes-nous pour que le droit d’exploiter son entreprise soit soumis à la vérification d’une vaccination et de mon état de santé ? Et le secret médical dans tout ça ?! Je refuse aussi de contrôler mon personnel sur ce point-là. Chaque semaine qui passe, la charge de nos responsabilités, de nos affichages obligatoires, des investissements, du protocole sanitaire se durcit. A un moment, où le personnel s’interroge sur une reconversion, moi je m’interroge sur la vente de mon restaurant. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le gouvernement m’annonce que je risque 45.000 € d’amende et un an de prison. Mieux vaut avoir un personnel d’accueil très fiable et très ferme avec les clients « récalcitrants » qui s’installent à table, sinon l’addition sera pour le patron et je ne m’en relèverai pas. »

« Les appels et les mails tombent pour annuler »

« On venait à peine de rouvrir, tant bien que mal, refusant des couverts et du chiffre d’affaires par manque de personnel, alors que Pôle Emploi rémunère des personnes diplômées du métier, c’est déjà un premier scandale », s’insurge XY.   » Mais là, c’est le pompon, j’ai eu dès hier soir des appels pour annuler des tables. Ce durcissement de la politique sanitaire par la contrainte et la force inquiètent mes clients. Ils craignent que le gouvernement dissimule une vérité effrayante sur la pandémie et préfèrent renoncer à ce plaisir en société. D’autres m’expliquent qu’ils se rendront en Allemagne et en Suisse, où les mesures sont plus souples. L’été devait me permettre de renforcer ma trésorerie, mais si je ne peux pas travailler correctement, alors que le remboursement du PGE guette, je ne sais pas comment je vais m’en sortir. »

« Ma serveuse demande un droit de retrait »

« Nous avons un groupe WhatsApp pour les équipes et une de mes employées de salle m’a fait comprendre qu’elle ne se ferait pas vacciner, qu’elle estime que cela ne fait pas partie de son contrat de travail et que c’est une atteinte à ses droits individuels. Elle me rappelle que la France a interdit à ses enfants d’aller à l’école, a fermé 10 mois son lieu de travail, a fermé tous les lieux de culture, lui a imposé un couvre-feu, a enfermé sa grand-mère, morte de solitude, lui a empêché de lui rendre visite, n’a pas pu l’enterrer, a interdit à son médecin de la soigner avec des traitements éprouvés, a annoncé que les masques ne servaient à rien, puis ils étaient imposés, inutiles dans la rue, puis imposés, que des vaccins allaient arriver, mais qui n’arrivaient pas, que le protocole vaccinale ne cesse de changer au gré des arrangements et qu’elle n’a plus confiance dans ce gouvernement. En bonne santé, elle n’est pas anti-vaccin, mais dans ce dernier, trop révent et innovant elle n’a pas confiance. Elle m’a alerté que si c’était obligatoire pour venir travailler au mois d’août, elle se mettrait en arrêt maladie. Me voilà prévenu, oui mais que puis-je faire ? D’autres emplois n’exigent pas le Pass Sanitaire pour travailler. Si elle quitte son poste début août… Nous serons à nouveau sous le coup d’une jauge sanitaire, pas celle imposée directement par l’État, mais celle induite directement par ses décisions politiques, qui nous portent un préjudice financier sans précédent. Un autre collaborateur a trouvé interessant de se faire vacciner qu’en octobre, ainsi la situation sanitaire lui offre un mois de congés (sans solde) au mois d’août, puisque je devrais lui demander de rester chez lui. Mais dans la profession, avouez que c’est inespéré, 4 ou 6 semaines de vacances en plein été ! L’État va me ruiner et me conduire en faillite personnelle. »

« Le coup de grâce présidentielle »

« C’est un coup dur, le 12 juillet devant la télé, j’étais démoralisé. Comment Emmanuel Macron peut-il prendre cette décision maintenant ? Depuis 2 ans, j’ai des hauts et des bas, je motive les équipes comme je peux, mais là je suis démuni, car moi aussi je ne veux pas me faire vacciner. Je ne souhaite pas m’injecter un produit, dont le protocole a considérablement été écourté dans l’urgence. Comment faire confiance à l’État qui revient systématiquement sur ses décisions ? Les plus vulnérables devaient être vaccinés et s’ils le sont, dans quelles mesures les non-vaccinés, les mettraient-ils en danger (tout en portant le masque) ?

Le coup de grâce, c’est l’annonce du Premier Ministre et des sanctions pénales. J’aimerais autant de ferveur et d’engagement politique sur des thèmes comme la drogue et la cigarette, car elles tuent bien plus que le Covid ! Comment se fait-il qu’il ne soit pas encore interdit de fumer ? Avez-vous conscience des maladies longues durées occasionnées par le tabac ? A qui profite le crime ? » 

« Le maintien des aides pour ce nouveau préjudice financier »

« Les clients annulent des réservations et je sens une grande lassitude dans mes équipes. J’espère que des dispositifs de nouvelles aides seront mis en œuvre pour pallier cette nouvelle sanction financière, qui s’applique à notre profession. Je ne compte pas faire le gendarme, ni gérer des tensions avec mes clients, ni refuser du chiffre d’affaire. Je ne suis pas un auxiliaire de police et je ne suis pas assermenté pour contrôler des papiers d’identité. Je ne peux pas recruter et payer une personne pour sécuriser l’entrée du restaurant. L’État ne va pas pouvoir contrôler et placer un gendarme devant chaque restaurant. Et je ne vais pas les suppléer. Je ne suis pas un collaborateur coercitif du gouvernement.  Il n’a qu’à se donner les moyens de ces inepties. J’ai décidé que je fermerai les yeux. Ni les clients, ni le personnel ne doivent être infantilisés par l’État. Ils sont adultes et responsables de leur santé, de leur vie, au même titre qu’ils peuvent avoir une conduite dangereuse, fumer ou se droguer, mais évidemment… sur ces dossier l’État est bien complaisant. Alors, il est hors de question que des sanctions financières ou judiciaires s’appliquent contre la profession sur ces motifs. Nous comptons sur nos syndicats pour défendre nos intérêts. Nous ne sommes ni complices de la vaccination, ni responsables de la santé des autres. Nous sommes des hôteliers-restaurateurs, des patrons de cafés et discothèques, rien de plus. »

« La dérive sanitaire totalitaire »

« Où sont nos droits et notre liberté ? Où est le secret médical ? Est-ce que mon médecin généraliste va me dénoncer aux autorités quand il aura constaté que je ne suis pas vacciné ? Est-ce que la sécurité sociale pourra transmettre des listes aux gendarmes pour venir fermer des établissements CHR, s’ils s’aperçoivent que le gérant n’est pas vacciné ? C’est une stigmatisation répressive et coercitive. Quand je pense que l’application Tous anti-covid n’était pas obligatoire, j’ai peur que nous soyons tracés et dénoncés. On commence avec le covid, puis ce sera avec d’autres maladies, pathologies ?  Y at-il des avocats spécialisés ? Devons-nous d’ores et déjà nous faire représenter ? Collectivement ? 

Je refuse de me faire vacciner pour différentes raisons : je suis en bonne santé, je fais de la prévention santé,  mon système immunitaire est efficace et mon sens de la responsabilité ne me fait courir aucun risque. De plus, le discours cacophonique qui emballe ces vaccins, est délirant. Tout ça parce que rien n’a été fait pour renforcer la capacité hospitalière. 

Seuls les États totalitaire imposent des soins à des personnes non malades. La dérive ultra-hygiéniste n’est pas saine. La prévention devrait être obligatoire, mais avez-vous déjà entendu les médecins et l’État imposer la prévention santé par l’alimentaire, le sport, l’hygiène de vie ? Non, bien sûr car il n’y aucune rentabilité pour les industries pharmaceutiques. Cette stratégie s’apparente à la nécessité d’écouler un stock de vaccins acheté qu’on ne va tout de même pas jeter et sans doute que la date de péremption arrive à grands pas, alors qu’elle pourrait même déjà avoir été dépassée. Le scandale des doses de vaccins achetés massivement par Roselyne Bachelot ne saurait se répéter. Cette fois, quoi qu’il en coûte, ils seront consommés, de gré ou de force. Une 4ème et 5ème vague de cas positifs (mais non hospitalisés parfois asymptomatiques) pourraient entraver une campagne présidentielle et que dire d’un nouveau confinement, sous la pression hospitalière, jamais traitée ? D’ailleurs cette 4ème vague ne pourrait-elle être le symbole d’une immunité collective enfin atteinte ? » Et observons qu’en Israel, malgré la vaccination, les chiffres repartent à la hausse, alors que pensez de l’efficacité de ces vaccins ? »

« Pour la première fois, je veux faire grève »

« Nos métiers ne sont pas compatibles avec les manifestations, les blouses blanches descendent dans la rue, mais les vestes blanches et autres tabliers d’artisans devraient s’y associer plus fermement. Il y a une dérive, je ne suis plus patron chez moi, mais l’employé-collaborateur de l’État. Il me dit si j’ouvre ou si je ferme. Combien de clients je peux accueillir, comment je dois les accueillir, il m’impose chaque année une nouvelle réglementation interne, des protocoles, des investissements pour les PMR, la sécurité incendie, qu’ils n’appliquent même pas dans toutes les régions, ni dans ses propres locaux publics.  Et maintenant, si je n’obéis pas je risque la prison ferme. Je nous trouve finalement assez dociles, noyés par nos heures de travail de forcenés. Dépassés et démoralisés, on ne pense même pas à s’opposer. Il est peut-être temps de rétablir cette injustice. Je ne suis pas responsable ni juridiquement ni pénalement de la santé, ni de la vie de mes clients, ni de mes salariés. Cette fois, ça suffit ! 17000 personnes ont manifesté, écoutons leur argument. J’ai signé ici la Pétition nationale contre le passeport vaccinal. Si il y a un million de signatures, elle sera prise en compte. »

« Se faire vacciner c’est mieux que d’être confinés »

« C’est un fait. Mais si les personnes vulnérables sont vaccinées, et que les masques sont portés, la distanciation sociale respectée, comment serions-nous re-confinés ?

Sauf si le vaccin n’a pas prouvé son efficacité, et que des personnes, même vaccinées sont re-contaminées. Donc, à par bouleverser notre système immunitaire, quelle est son utilité ?

Et la plus étrange des absurdités, pourquoi vacciner des enfants et une tranche d’âge de la population, dont les chiffres et les études démontrent qu’ils ne courent aucun danger ? Le bénéfice-risque ne penche-t-il pas du mauvais côté ? 

Ne serait-il pas temps de s’interroger sur les anomalies des agendas et des dérives totalitaires sanitaires ? Doit-on rester docile et se faire vacciner pour travailler et partir en vacances ? Si ces convictions étaient intimes et personnelles, la vaccination serait déjà faite. « Convaincre mais ne pas contraindre »….… on en est déjà loin…

Par Sandrine Kauffer-Binz