De G à D : F. Scheurer (2è), F. Paul, Sandrine Viry (1ere) et A. Albrecht ©JulienBinz

Sandrine Viry est la meilleure gastronome Prosper Montagné Alsace 2013

Le Mercredi 20 mars 2013, a eu lieu le concours du meilleur gastronome d’Alsace, organisé par le club Prosper Montagné dans la cuisine d’Ernest Schaetzel à l’Hostellerie des Châteaux à Ottrott (67). Le jury de sélection, composé de François Paul, nouveau président du club Prosper Montagné, Alberto Bradi, Jean-Michel Eblin, Emile Jung, Gérard Kritter, Ernest Schaetzel, Raymond Wihr, et Robert Schildknecht, a dégusté 6 recettes de « Sauté de lapin accompagné de kasknaepfle et d’une garniture au choix » par des candidats sélectionnés préalablement chez Olivier Nasti au Chambard à Kaysersberg.

C’est Sandrine Viry qui a remporté la coupe Prosper Montagné Paris. Elle succède à Frédéric Scheurer (2012), qui se classe deuxième décrochant la coupe Prosper Montagné Alsace.

Sandrine Viry de Dorlisheim, a réalisé un sauté de lapin façon teriyaki, kasknaepfle et son espuma au wasabi, pétales de légumes en folie, avec dentelle de riz. Du croustillant, de la couleur et un lapin moelleux ont signé l’originalité de sa recette. C’est la quatrième fois qu’elle participe à un concours pour amateurs. Des Toqués d’entreprises organisé par Cuisine Aptitude au trophée de concours de cuisine alsacienne et contemporaine créé par Olivier Nasti sur le salon Festivitas à Mulhouse, à la sélection des talents culinaires au féminin, la voici lauréate du Prosper Montagné Alsace 2013.
Au premier plan Sandrine Viry dans la cuisine de l’Hostellerie des Châteaux à Ottrott ©JulienBinz

Arrivés dès 14h, les candidats ont pris place dans les cuisines d’Ernest Schaetezl, apportant leur recette, leur petit matériel et leur passion chevillée au corps. Doris Baumgartner, Marie-Madeleine Glaas, Marie Rechou, Thiébaut Schacherer, Frédéric Scheurer et Sandrine Viry ont entamé la découpe des légumes, la cuisson du lapin, sous l’oeil attentif du coach Alexis Albrecht, chef étoilé du Vieux-Couvent à Rhinau (67) .

Omniprésent, Alexis Albrecht, bienveillant, a supervisé et encouragé les candidats, parant aux aléas techniques. Le chef a pris son rôle de coach très au sérieux, permettant d’affiner un désossage, manchonner, déjointer plutôt que de couper l’os en deux, garder en température et régénérer sans dessécher, affiner le geste de la taille des légumes, optimiser le résultat d’une friture ou réajuster un assaisonnement.

« C’est une bonne idée d’instaurer un coach qui ne fasse pas partie du jury » explique-t-il. « Je suis là pour combler les insuffisances techniques et valoriser les bonnes idées des candidats » explique Alexis Albrecht. « Mais je pense que j’ai été plus un aide-culinaire qu’un véritable coach. J’ai essayé de tous les accompagner, en toute équité. Mais, j’ai remarqué que c’est plutôt moi qui allait vers eux ils n’osaient pas vraiment me solliciter », a constaté le chef étoilé. « Pour eux, au-delà du concours, il y a un véritable plaisir à intégrer une cuisine professionnelle et de pouvoir rencontrer les chefs. Il y a un grand moment de partage et de convivialité et ce sont là toutes les valeurs que nous portons en cuisine » s’exclame-t-il.

sauté de lapin façon teriyaki, kasknaepfle et son espuma au wasabi, pétales de légumes en folie Sandrine Viry ©JulienBinz

Pour les aider au mieux dans cette insertion difficile d’une cuisine professionnelle, la brigade d’Ernest Schaetzel était mobilisée pour intervenir à la moindre sollicitation. La température est vite montée et le stress s’est intensifié à l’approche du « coup de feu », l’heure fatidique d’envoi auprès du jury.

Différentes recettes ont été proposées, innovantes, surprenantes, traditionnelles, avec des goûts d’enfances, des astuces de grand-mère, intégrant une bière et moutarde douce d’Alsace, des légumes anciens (rutabas, carottes), des myrtilles à la bière brune, ou de la réglisse /coco. Certains ont épaté le jury avec un peu de d’audace et beaucoup de créativité. « Le niveau est vraiment excellent cette année » relève Emile Jung.

Alexis Albrecht était le coach des gastronomes amateurs ©JulienBinz
François Paul, nouveau président du club prosper Montagne et président du jury du concours, les a chaleureusement félicités. « On a pu vivre grâce à vous, votre perception de l’art culinaire. Vous êtes vraiment dans la bonne lignée du Prosper Montagné, qui disait « On ne fait du bon qu’avec du très bon ». Toutes vos réalisations ont été faites avec du coeur, avec du goût, avec vos souvenirs d’enfances » a déclaré le président du jury, juste avant la proclamation des résultats.
Les candidats et le jury de l’édition 2013 ©JulienBinz

Les deux lauréats remportent un guide Prosper Montagné et un bon repas à valoir dans l’un des établissements membres du Prosper Montagné Alsace. « Vous êtes également invités au grand banquet qui aura lieu en aout lors des rencontres internationales au Parc des Expositions de Colmar » a ponctué François Paul.

Par Sandrine Kauffer