Laëtitia Visse fait revivre les classiques avec « Le festin des bons vivants »

Cheffe et propriétaire du restaurant La Femme du Boucher à Marseille, Laëtitia Visse publie le 15 octobre 2026 Le festin des bons vivants aux Éditions First. Un ouvrage de 264 pages réunissant 60 recettes autour de ces plats qui prennent du temps, exigent du métier et racontent une certaine idée de la table : chou farci, Wellington, pithiviers, lotte à l’armoricaine, pieds-paquets, koulibiac, sabodet ou lièvre à la royale. Des recettes parfois jugées trop riches, trop complexes ou trop « viandardes », que la cheffe choisit au contraire de remettre au centre de grandes tablées conviviales.

Fille de chanteurs lyriques, Laëtitia Visse, née à Paris en 1990, ne vient pourtant pas d’une famille de bouchers. Son goût pour la table se construit notamment auprès d’un père qui cuisine et autour des produits que ses parents rapportent de leurs tournées. Après un bac littéraire, elle entre en 2008 à Ferrandi Paris et se forme pendant quatre ans à la cuisine comme à la pâtisserie. Son parcours la conduit dans plusieurs grandes maisons, auprès de Guy Savoy, Alain Dutournier au Carré des Feuillants, Cyril Lignac au Quinzième, mais aussi en Alsace au Chambard auprès d’Olivier Nasti.

Sa rencontre avec Thomas Brachet, au Beef Club puis aux Arlots, va contribuer à façonner une identité de cuisinière de bistrot passionnée par la viande, les abats et la charcuterie. Partie vivre en Provence en 2017, elle ouvre en 2020 La Femme du Boucher, dans une ancienne boucherie du quartier de Castellane. Elle y fabrique notamment terrines, boudins, saucisses et pâtés en croûte et défend une cuisine canaille qui entend valoriser l’animal dans son ensemble. Une orientation récompensée par le titre de Jeune Talent Gault&Millau en 2021 puis par le Trophée Terroir d’Exception PACA en 2023 ; La Femme du Boucher affiche 13/20 dans l’édition 2026 du guide. En 2024, elle préside également la Coupe de France du Burger. Son engagement dépasse l’assiette : première marraine de l’antenne marseillaise du programme Des Étoiles et des Femmes, elle accompagne des femmes éloignées de l’emploi vers les métiers de la cuisine et milite parallèlement pour de meilleures conditions de travail dans la restauration. Dans son propre établissement, fermé le week-end et deux soirs par semaine, elle revendique notamment un autre équilibre pour ses équipes.

Le festin des bons vivants est aussi né dans la salle de La Femme du Boucher. Au fil des services, ses clients lui demandent de refaire des plats de leur enfance, des recettes familiales ou des classiques qu’ils ne trouvent plus au restaurant. Laëtitia Visse commence à les répertorier, à les rechercher et parfois à apprendre elle-même les gestes nécessaires : « on n’improvise pas une andouillette ! », rappelle-t-elle. Derrière la gourmandise se dessine ainsi un travail de sauvegarde et de transmission de techniques qui risquent de disparaître avec les plats qui les portent. Viandes et abats occupent naturellement une place importante dans l’ouvrage, mais poissons, crustacés et légumes complètent cette cuisine de bons vivants. Ce goût de la transmission par l’édition n’est d’ailleurs pas nouveau : avant Le festin des bons vivants, la cheffe avait notamment signé Les Couilles, dix façons de les préparer en 2020, puis Le pâté de nos rêves, paru aux Éditions First en 2024 et consacré à une cinquantaine de recettes. Photographié par Maki Manoukian, son nouveau livre paraît le 15 octobre 2026 au prix de 29,95 euros.

Le festin des bons vivants –Laëtitia Visse
Photographies : ©Maki Manoukian
Éditions : First
Parution : 15 octobre 2026
Prix : 29,95 €

www.lafemmeduboucher.fr