Arnaud Bucher a crée “Le Cercle”, inspiré de son expérience londonienne. “Il y a avait un ancien restaurant portugais, mais qui avait fermé depuis 6 ans. L’endroit était comme abandonné, c’était une ruine, j’ai vu le potentiel” reconnait-il. Retour sur son parcours !
Formé au lycée hôtelier d’Illkirch et diplômé d’un BTS, en Hotellerie-Management, Compta et Marketing, il décroche son premier poste au Hilton à Strasbourg, recruté pour une formation en 18 mois pour évoluer sur tous les postes de l’établissement (réception, night-auditor, salle, bar, cuisine, chef de plonge (6 personnes), room-service, chambres, bar, bagagiste, administration).
Il poursuit une année au Régent Petite France, s’en va à Paris chez les frères Costes et dans l’un des restaurants de Guy Savoy, comme directeur de salle, découvre l’univers d’un Traiteur de luxe AWF, réputé pour les événementiels pour Karl Lagerfeld, avant d’enchainer trois saisons en Corse, cette fois en temps que second de cuisine, en alternance avec un poste de chef de rang chez Il Cortile à Mulhouse (1* Michelin) et comme responsable de bar à l’hôtel du Parc à Mulhouse.
“Il ne s’agit pas de stage, mais bel et bien d’emplois, je voulais découvrir tous les métiers de l’hôtellerie-restauration en un minimum de temps” explique l’entrepreneur.
En 2003, il quitte la France pour Londres et commence alors une trajectoire professionnelle d’ouvertures d’établissements, dont la courbe ascendante le hisse chez Mint-Leaf, un restaurant indien haut de gamme de 250 places, où Arnaud Bucher va gérer 50 employés, puis la création de Mint-Leaf lounge “qui visait une étoile Michelin “dans le quartier La City.
S’ensuit les “Eigth club” des cercles très privés d’hommes d’affaires, au 8eme étage d’une terrasse panoramique. Arnaud Bucher a pris des responsabilités et de la hauteur et “à force d’ouvrir des restaurants, j’ai souhaité ouvrir le mien” précise-t-il, formé et expérimenté en management, création de carte de mets, carte des vins, consulting et formations à différents postes.
” Et puis, le mal du pays commence à se faire sentir, avec l’envie de retrouver une qualité de vie, de se poser aussi”.
C’est alors le retour en Alsace. “Il y a 20 ans j’avais tout fait pour quitter Mulhouse, que je trouvais triste et industrielle et aujourd’hui j’observe tous les changements, l’ouverture de restaurants, le dynamisme et l’attractivité qu’elle déploie” se réjouit Arnaud Bucher.
“Je crois en l’avenir de cette ville et je voulais aussi montrer à mes parents ce que je savais faire” confie le fils d’industriel, qui n’avait pas souhaité reprendre l’ entreprise paternelle.
Le Cercle, avec son univers baroque, accueille 55 couverts. Grands lustres, bar rouge laqué, sièges avec les dossiers en toile simili crocodile, sont inspirés de ses expériences londoniennes.
Si le noir, l’anthracite et le rouge dominent, les lustres, fauteuils, bougies et objets adoucissement l’esprit.
Le Cercle propose une cuisine bistronomique signée par Bertrand Le Pabic en place depuis deux ans.
Formé au Fer Rouge à Colmar (du temps de Patrick Fulgraff et chez Alberto Bradi (enopasta à Colmar) il met en place un menu du jour à 17€ (entrée, plat, dessert).
A la carte saumon fumé, foie gras maison, mais aussi l’incontournable burger du Cercle (Angus), les raviolis, linguines frutti de la mer, filet de merlu ou le suprême de volaille jaune affichent de bons rapports qualité-prix, évoluant sur ardoise, au rythme des arrivages.
“Sur la carte, il y aura toujours un burger, “by le Cercle”, un plat de pâtes, des poissons, dont un poisson noble ” détaille Arnaud Bucher.
“Je rêvais d’ouvrir mon petit bijou” sourit le propriétaire, parcourant ravi ce qui l’entoure. “Le Cercle” est à la fois un restaurant et un bar” , souligne le passionné de cocktails. L’idée est bien de venir prendre l’apéritif et de prolonger la soirée chez lui au caveau après le diner.
Par Sandrine Kauffer-Binz
Crédit photos ©JulienBinz
Le Cercle,
1 rue des Tondeurs
68000 Mulhouse
Tél. 03 89 42 43 15