Sandrine Kauffer-Binz ©Aline Gerard

Communiquer sur les Nouvelles Gastronomiques

Faites votre publicité, boostez votre communication, votre visibilité et votre réputation en vous appuyant sur Les Nouvelles Gastronomiques. Bénéficiez d’une audience en constante progression, des conseils en communication et du réseau de ce média digital qui réunit depuis 2009 la communauté des gastronomes.

Le journal digital et gratuit, s’adresse aux professionnels de l’hôtellerie et des métiers de la bouche, aux fournisseurs, aux distributeurs, aux prestataires, mais aussi à la communauté des gastronomes/ au grand public. (+ 60.000 followers)

Pour information: ce qui est gratuit et ce qui est payant

Le journal publie des informations gratuites (résultats de concours, ouvertures de restaurants, distinctions, sorties de livres, actualités, ect.. ) mais la communication est payante ( = info à caractère commerciale; nouveaux produits, nouvelles cartes, soirée payante, communication de marque)

Les tarifs 2020 :

 

Insertion d’un communiqué de presse  : 300€ HT 

  • Publié sur le site, sur les réseaux sociaux (50.000 abonnés) et envoyé dans la newsletter
  • Portant la mention « Publicommuniqué »

Rédaction d’un article publicitaire / de communication : à partir de 650€ HT*

  • Rendez-vous sur site, interview/photos, rédaction, relecture et validation avant publication
  • Publié sur le site, sur les réseaux sociaux (50.000 abonnés) et envoyé dans la newsletter
  • Mise à disposition des rédactionnels et des visuels pour votre site Internet, réseaux sociaux ou pour vos supports de communication
  • Portant la mention « Publiredactionnel ».  * frais de déplacement ? selon l’importance du sujet

Réalisation d’une vidéo : à partir de 1200€ HT*

  • Rendez-vous sur site avec un réalisateur. Interview, montage, post-production
  • Publié sur le site, au sein d’un article,  sur les réseaux sociaux (50.000 abonnés) et envoyé dans la newsletter
  • Mise à disposition des rédactionnels et des visuels pour votre site Internet, réseaux sociaux ou pour vos supports de communication
  • Portant la mention « Publiredactionnel ».  * frais + selon durée video + équipement particulier
  • Selon sujet de 30 000 à 100.000 vues et 250.000 personnes atteintes

exemple de videos réalisées

Les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques 115 000 vues

4 mains Michel Roth/ Julien Binz 86 000 vues

L’actu de Yoann Conte 32 000 vues 

Le trophée des Frères Haeberlin 47 000 vues 

La nouvelle table d’Olivier Nasti 68 000 vues  

 

 

Une page publicité dans le magazine Good’Alsace : à partir de 550€ HT

7 numéros de 90 pages sont déjà parus. vendus 6,80€ en GMS, librairies, maisons de la presse et sur abonnement.

Un publireportage dans le magazine Good’alsace : à partir de 1200€

2 pages, textes et photos + couplage avec publication sur le site Alsace, sur les réseaux sociaux (50.000 abonnés) et envoyé dans la newsletter

Contact

Pour tout renseignement complémentaire, contactez Sandrine Kauffer au 06 75 48 13 04 ou écrire à sandrine@kauffer.fr

Maîtrisez et boostez votre communication

Que vous soyez restaurateur, fournisseur ou distributeur, vous avez toujours une offre à communiquer ou un message à diffuser selon la saisonnalité; une offre commerciale, promotionnelle, un jeu-concours, soirée à thème, cours de cuisine, lancement d’un produit, nouvelle carte, menu de fête, carte traiteur.

Les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques ©Aline Gerard

Sandrine Kauffer est journaliste, fondatrice de la marque Les Nouvelles Gastronomiques et du magazine Good’Alsace

Sandrine Kauffer-Binz, journaliste, diplômée en communication, met ses compétences au service de l’information et de la promotion des acteurs de la gastronomie.

Titulaire d’un double Master, en Sciences Historiques et en Sciences Politiques, et diplômée d’un BTS en Communication des entreprises, elle crée en 2006 son entreprise de consulting. Passionnée par le journalisme, elle a créé avec Daniel Riot le webjournal Relatio-Europe et a collaboré à l’ouvrage « L’Europe cette emmerdeuse » (Daniel Riot, ed. La city, 2008).

Depuis 2009, elle réunit ses compétences rédactionnelles, webmastering et photo pour animer les Nouvelles Gastronomiques, s’appuyant sur ses expériences professionnelles en restauration (salle et réception) à l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern chez Marc Haeberlin, au Martinez à Cannes, à l’Auberge d’Artzenheim et au Lycée Hôtelier Alexandre Dumas à Illkirch, qui lui permettent d’appréhender au mieux la réalité de la profession.

Elle a signé des articles dans le journal l’Hotellerie-Restauration, Le Magazine Le Chef, Le Monde de l’épicerie Fine, Gault Millau Magazine, Passion Vins, Les Gastronautes et une chronique sur France Bleu Alsace.

En mars 2014, Sandrine Kauffer obtient le prix du Rayonnement de la Gastronomie Alsacienne à travers le monde, un trophée remis par Jean-François Piège et Nicolas Stamm lors d’une soirée en l’honneur des Grandes Tables du Monde à Strasbourg.

 

A l’automne 2015, Sandrine Kauffer-Binz et Julien Binz ouvrent le RESTAURANT JULIEN BINZ à Ammerschwihr (68). De nombreuses distinctions du Gault Millau viennent récompenser le travail du chef, Maitre Cuisinier de France et le guide Michelin en 2017, lui attribue (pour la seconde fois) une étoile.

En 2019, pour fêter les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques, ( voir la video ) elle créé le magazine trimestriel Good’Alsace en vente (6,80€/ 90 pages) dans les GMS, librairies, maisons de la presse et sur abonnement ( voir ICI  )

Membre de la chaine des rôtisseurs, des Disciples Escoffier Paris, de la commanderie des Cordons Bleus et de la Confrérie St-Etienne, Sandrine Kauffer-Binz est appelée également à être jury de concours, établit des partenariat média avec des salons, des associations et des trophées dans toute la France (Egast, Equip’hotel, Sirha, Etoiles de Mougins, Trophée des frères Haeberlin, trophée Henri Huck, la fête de la gastronomie).




Antoine Pétrus « Le concours est le prolongement de notre quotidien »

Antoine Pétrus, Directeur Général du Groupe Taillevent, nourrit une actualité pour le moins dense et intense. Tout juste lauréat au titre d’Un des Meilleurs Ouvriers de France Maitre d’Hôtel 2018, il préparait depuis 6 mois, en simultanée de ses entrainements, un ouvrage sur le vin.
Retour sur les épreuves du MOF, ses impressions, sa préparation, sa force mentale et la consécration modeste de celui qui enfant, comme il l’évoque dans l’introduction de son livre « vIn », se rêvait un «James Bond » de la salle.

Antoine Pétrus, MOF MH ; «James Bond» de la salle ©Matthieu Garcon.

Si la salle est une scène de théâtre, si le service se joue en plusieurs actes, le directeur/Maître d’Hôtel devient le chef d’orchestre d’une troupe de comédiens, dévoués aux arts de la table et du service en salle.

Antoine Pétrus, répétiteur hors-pairs, partage sa vision du métier, sa préparation aux concours, mais également son approche humaniste et modeste du titre d’Un des Meilleurs Ouvriers de France et la responsabilité qu’il incombe.


« Le concours est le prolongement de notre quotidien »

Le concours du MOF est la somme des savoirs, savoir-faire, savoir-être, et faire savoir. Difficile de penser que le savoir-être s’acquiert, mais est-ce raisonnable de dire qu’il est inné ?

« Je travaille le savoir-être par l’observation attentive et minutieuse des Maîtres d’Hôtels, qui sont pour moi des exemples très inspirants », dit-il citant en premier lieu François Pipala, MOF chez Paul Bocuse. Un mythe, une référence pour le jeune Antoine Pétrus, qui s’offrit alors étudiant, son premier repas dans un 3* Michelin. « J’en rêvais et je m’en souviens encore comme si c’était hier, de l’ambiance, de ce que j’ai mangé, bu, vu, ressenti, de la magie du service de salle, de la rencontre avec le patron, quelle émotion! A la fin du repas, François Pipala nous informe qu’il cherchait des jeunes en salle, la suite vous la connaissez… « , sourit Antoine Pétrus, qui confie s’être rendu chez François Pipala fêter son nouveau titre, comme si la boucle se bouclait. Je lui ai dit en arrivant : « François, je serai toujours votre élève ».

« Quand on est sérieux, rigoureux et passionné par son métier, se présenter à un concours n’est finalement que la continuité de la pratique de son métier. Certes, Il y a plein de recettes secrètes pour préparer le concours, et il faut s’entrainer encore et toujours, mais je ne crois pas aux coups d’éclats, il est impossible de sortir la prestation « canonissime », le jour J. Notre prestation des épreuves du MOF, n’est que le reflet de ce que l’on fait et de ce qu’on est. »

« La difficulté n’est pas de gagner le MOF », rajoute Antoine Pétrus, « C’est d’être digne du titre. J’ai mes attentes à gérer et celles des autres. J’ai beaucoup de respect pour le titre, il me semble que le vrai concours commence le lendemain. Je ne fais pas des concours pour exister ni pour devenir quelqu’un. Je m’inscris aux concours parce que j’aime apprendre, sortir de ma zone de confort, j’aime les challenges et les dépassements de soi. »

« En novembre 2018, j’ai 7 ans de direction de salle/ Maître d’Hôtel à mon actif, tout comme en 2011, lorsque j’ai décroché le titre de MOF Sommelier cela faisait 7 ans que j’exerçais. Je me rappelle étudiant, qu’un enseignant me soutenait l’importance de la polyvalence. Je me souviens m’être indigné craignant la perte de l’expertise. Mais, force est de constater qu’il avait déjà raison. »

Sur l’épreuve de la gestion des commis lors de la finale ©Sandrine Kauffer-Binz

Sa préparation

Le coaching Pour se préparer à son second titre de MOF, Antoine Pétrus, expérimenté des concours, ne s’entoure pas d’une team de coaches. Bien au contraire. « J’ai rencontré Rémi Ohayon (Api and You), mais c’est tout. Il y a un danger sur une pluralité des coaches, car c’est aussi la diversité des conseils qu’il faut gérer. Il faut choisir un ou deux personnes qui vous connaissent très bien, identifient vos failles et vous les font travailler, dans le respect de votre personnalité, de votre ADN. Je me suis beaucoup et intensément entrainé.
J’ai aussi consulté d’autres professionnels, qui ont pour exigence dans la pratique de leur métier, le sang froid et une grande maitrise de leurs peurs et de leurs émotions. Ils m’ont enseigné la projection d’une situation et les visualisation positives. Pendant 3 mois, on se prépare physiquement et mentalement à réussir, il faut y croire et, sans prétention, avoir confiance en soi.  »

S’entrainer sans compter.
Je me souviens que pour préparer le MOF Sommelier, j’avais compilé 2600 heures d’entrainement pour un temps de passage d’1h40. Mais, il ne faut ni s’en plaindre, ni en souffrir, ni parler de sacrifice. Si un concours devient un poids et une charge, vous ne le gagnerez pas, vous allez restituer cette impression. Il faut y prendre du plaisir. Le jour des épreuves, c’est libératoire, j’ai envie de rentrer dans le vif du sujet.

Le grand oral. Le grand oral a été répété au mois 50 fois en situation avec le rétroprojecteur et filmé. C’est difficile de se regarder et se jauger, mais tellement constructif, c’est l’école de la modestie. Il était important de conduire son exposé, sans regarder le diaporama. Je ne devais pas décrocher au risque de perdre l’intérêt du jury. Mais j’ai toujours été à l’aise avec ce type d’exercice, j’aime convaincre un auditoire d’une certaine vérité ».

L’entretien en anglais « J’ai de la chance d’avoir un poste à responsabilités, qui me permet de voyager et le profil de notre clientèle internationale, m’invite quotidiennement à m’exprimer en anglais.

Le chef d’oeuvre et l’épreuve des commis « J’ai organisé 260 découpes en 15 mois, je crois à l’acquisition du geste par la répétition et par la parole.
Depuis deux ans, je me suis remis à dresser les tables, nettoyer les couverts et je me suis entrainé avec mes équipes en salle, qui à leur mesure, ont également été mes coaches. Nous faisons un debrief après l’exercice et leurs observations étaient très importantes. J’ai travaillé les vins comme un Maître-Hôtel et non un sommelier, et pour une approche produit, j’ai aussi passé une journée avec un Meilleur Ouvrier de France poissonnier  »

La thèse. « C’est la première fois qu’un tel exercice était demandé. Auteur de trois livres, je crois en la valeur formatrice de la lecture et l’écriture, qui posent une réflexion et permettent de synthétiser ses connaissances ».

« C’est aussi un engagement et investissement financier (environ 10.000€), mais cela me plait, autant que de m’offrir un beau voyage. « 

Au Taillevent, flambage devant les clients -©Taillevent

Le thème du 26ème MOF MH fait l’éloge du Maître d’Hôtel en 2019

 » J’ai mis trois jours à relire le sujet, mot par mot. J’étais très à l’aise avec les épreuves car elles rentraient dans mon quotidien et la pratique de mes responsabilités. Je gère environ une centaine de salariés sur toutes les entités, 7500 références en vins et 325 000 bouteilles. J’ai forcément besoin des outils digitaux pour m’organiser et économiser du temps. Nous utilisons le logiciel Sage pour le personnel. Ainsi, une demande de congés s’affiche sur mon mobile et je peux la valider immédiatement. Il y a une trace de la demande et du refus/validation. Tout est archivé.
Nous utilisons le logiciel Vinistoria qui est très fonctionnel pour la gestion des stocks, la distribution des bouteilles avec des reporting quotidiens et depuis l’étranger. Mais par contre », précise-t-il, « Je n’opterai pas pour une carte des vins sur tablette, j’ai besoin du côté tactile, du bel objet à prendre en main ».

Pour la communication, nous avons une directrice, un community manager et je supervise la stratégie de communication. Je suis très vigilant sur notre présence sur les réseaux sociaux. Nous tenons un calendrier éditorial pour ne pas sur-informer et travaillons avec 2 agences pour les photos. Depuis mon arrivée, nous développons l’événementiel pour créer du contenu et donner du sens à nos publications. Nous avons mis en place les « mercredi vin », qui se déroulent tous les 15 jours aux caves du Taillevent. C’est une sorte d’afterwork, où des vignerons sont invités, tout comme nous organisons les soirées « Secrets de terroir », où les vignerons dinent avec les clients au Taillevent.

Nous mettons en place une veille et une surveillance active quotidienne car sur les 50 couverts / service il y a en moyenne 3 à 4 photos postées. Chaque jour, nous vérifions les commentaires publiés et y apportons des réponses, tout comme une personne est dédiée chaque matin pendant 2 heures à la préparation de l’accueil des clients. Elle fait des recherches sur linkedin et l’ensemble des réseaux sociaux. Bien identifier, c’est aussi mieux servir. Enfin, sur mon profil, il n’y a rien de personnel, je prône la retenue ; des journalistes et des clients pourraient consulter les photos.

Pour attirer les collaborateurs, les former et être en phase avec leur centre d’intérêt, je n’hésite pas à parler le même langage. Formations en ligne, supports vidéos, on est passé d’une transmission livresque au digital. Les collaborateurs sont connectés et préfèrent l’interactivité. C’est le meilleur moyen de les faire progresser. Nous demandons également à chacun d’entre eux de faire un exposé, partagé avec l’équipe.

Je me suis entrainé à présenter le vin comme un maitre d’hôtel et non comme un sommelier ©Christophe Meireis

« Je ne me suis jamais autant régalé à préparer un concours que celui-ci », conclut Antoine Pétrus. « Quand j’ai découvert le sujet, je venais d’atterrir, de retour de Beyrouth. J’étais ravi et je suis reconnaissant au C.O.E .T. d’avoir une vision moderne du métier et de proposer des épreuves contemporaines ».

Par Sandrine Kauffer-Binz

Antoine Pétrus ouvre la porte du Taillevent ©Anne-Emmanuelle Thion




Les Nouvelles Gastronomiques sont en congés du 22 décembre au 6 janvier

En cette période féerique et festive, et pour clore cette belle année 2019 qui a vu célébrer le 10ème anniversaire de notre média, toute l’équipe des Nouvelles Gastronomiques et de Good’Alsace prend quelques jours de congés pour revenir ressourcée, inspirée et prête à partager avec vous les histoires de familles, les concours, les recettes… comme autant de symboles de la richesse de notre patrimoine culinaire.

Soyez au rendez-vous dès le 6 janvier et d’ici là, il y a sans doute des articles que vous n’avez pas encore eu le temps de lire dans notre édition française ou alsacienne, alors c’est le moment de se poser pour en profiter.

Nous vous souhaitons un très joyeux Noël et de très belles fêtes de fin d’année, entouré-es de vos familles et amis.

L’équipe des Nouvelles Gastronomiques

 




Pause estivale pour les Nouvelles Gastronomiques

Les Nouvelles Gastronomiques de France sont en congés au mois d’aout  2019.

En cette période estivale et après une année riche en actualités, événements couverts du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest de la France, rencontres gourmandes et inédites…l’équipe des Nouvelles Gastronomiques prend quelques jours de congés.

Nous vous souhaitons un très bel été et vous donnons rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures et événements gastronomiques, partout en France.

L’équipe des Nouvelles Gastronomiques

 




Une sélection des articles les plus lus en Alsace

Les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques

Fondé le 12 juillet 2009 par Sandrine Kauffer-Binz, les Nouvelles Gastronomiques fêtent leurs 10 ans (2009-2019). Un anniversaire célébré par un dîner à « 4 mains » au restaurant Julien Binz avec Marc Haeberlin. Lire la suite ICI 

Benjamin Lanoix élabore un menu tout carpaccio à la Rochette

A l’hôtel-restaurant La Rochette à Labaroche (68), Pascal et Benjamin Lanoix, proposent en saison, différentes recettes de carpaccio. Lire la suite ICI

Nicolas Stamm rend hommage à Fernand Point et Paul Bocuse.

Nicolas Stamm, le chef de la Fourchette des Ducs à Obernai (67) vient de rendre hommage à deux grandes figures historiques de la gastronomie française, avec une trilogie de clichés. Lire la suite ICI

Reportage sur Good Alsace dans le 12/13 de France 3 Alsace

En juillet 2019, le journal 12/13 de France 3 Alsace a consacré un reportage aux Nouvelles Gastronomiques d’Alsace et au magazine Good Alsace. Lire la suite ICI

Témoignage d’un ancien apprenti des Armes de France

Une fois n’est pas coutume, nous publions le courrier d’un lecteur, mais pas n’importe lequel, il s’agit d’un témoignage, d’un hommage rendu à la famille Gaertner. Lire la suite ICI

Découvrez le film de la maison de vin d’Alsace Cattin

Découvrez le film de présentation de la maison de vin d’Alsace Cattin à Voegtlinshoffen, Haut-Rhin. Lire la suite ICI

17 nouveaux membres intronisés chez les Disciples Escoffier Alsace

Le 1er juillet 2019, la délégation ALSACE GRAND EST des disciples d’Auguste Escoffier a tenu son 17ème Chapitre à l’Hôtel Restaurant Spa Verte Vallée à Munster (68), chez le chef Thony Billon. Lire la suite ICI




Les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques

Fondé le 12 juillet 2009, par Sandrine Kauffer-Binz, les Nouvelles Gastronomiques fêtent en 2019 leurs 10 ans.

Pour célébrer cet anniversaire et le lancement du magazine Good’ Alsace, un dîner à « 4 mains » a été organisé le jeudi 18 juillet 2019 au restaurant Julien Binz avec Marc Haeberlin, le chef de l’auberge de l’Ill à Illhaeusern.

Récit d’une soirée d’exception en photos et vidéos.

Voir la vidéo de la soirée

Soirée "Les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques

"Les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques" ont été fêté au restaurant JULIEN BINZ à Ammerschwihr en présence de Christian Tetedoie Jacques Bally Olivier Nasti Nicolas Stamm-Corby Serge Schaal Marie-Reine Fischer Brigitte Klinkert Frédéric Bierry Jean-Georges Klein Mariella Kieny Laurent Kieny Joseph Leiser Christophe Felder Felder Christophe Bruno Cutrupi Marc Haeberlin Edouard Baumann Laetitia Haeberlin Maxime Muller Fabrice Roy Blanche Loiseau Bérangère Loiseau Annick Burger Guillaume Erblang-Rotaru Hélène Binet Journaliste Sarah Francis Perinel Yzabel Chalaye Aline GerardChristian Tetedoie

Publiée par Nouvelles Gastronomiques d'Alsace – Sandrine Kauffer-Binz sur Samedi 20 juillet 2019

 

Marc Haeberlin et Sandrine Kauffer-Binz

De nombreux chefs et acteurs de la profession étaient présents pour souffler les 10 bougies des Nouvelles Gastronomiques : la famille Haeberlin, Jacques Bally (président du Gault & Millau), Dominique Loiseau, (Relais Bernard Loiseau), Christian Têtedoie président international des Maitres Cuisiniers de France, Serge Schaal vice-président des Grandes Tables du Monde, Nicolas StammOlivier Nasti, Jean-Georges Klein, Bernard Leray, la famille Kieny, Christophe Felder…

Il y a 10 ans, le journal de Julien Binz était plus un blog culinaire. Précurseur, il s’est professionnalisé au fil du temps, tout en se développant dans toute la France. Quotidien, il traite de l’actualité des chefs, des salons, des récompenses et distinctions mais partage aussi gratuitement des offres d’emploi, et des recettes de chefs.

Aujourd’hui, Sandrine Kauffer-Binz fête cette décennie avec l’arrivée d’un trimestriel, le magazine Good’Alsace.

Pour célébrer ses 10 ans, le chef Marc Haeberlin a rejoint les cuisines du restaurant Julien Binz pour un dîner d’exception à 4 mains.

Marc Haeberlin et Julien Binz ont concocté un dîner à 4 mains © Cook and Shoot

« J’ai été ravie que Marc Haeberlin réalise le diner anniversaire avec Julien son ancien second de cuisine (1996-2001) », souligne Sandrine Kauffer-Binz.
« Comme Sandrine et Julien sont deux anciens de l’auberge de l’ill c’est avec grand plaisir que j’ai accepté. »

De nombreux amis et personnalités étaient présents pour les 10 ans des Nouvelles Gastronomiques © Cook and Shoot

Julien Binz, Bernard Leray, Sandrine Kauffer, Jacques Bally et Dominique Loiseau ©CookandShoot/GoodAlsace

Lire l’article du magazine Le Chef en cliquant ICI 

Lire l’article publié par Food & Sens en cliquant sur la photo

Pour lire l’article des Nouvelles Gastronomiques d’Alsace, cliquez sur la photo

De G à D : Mariella Kieny, Bruno Cutrupi, Laurent Kieny, Dominique Loiseau, Joseph Leiser, Christian Tetedoie, Roger Bouhassoun, Sandrine Kauffer, Christophe Felder, Julien Binz, Marc Haeberlin, Philippe Gaertner, Olivier Nasti, Daniel Zenner, Nicolas Stamm et Jean-Georges KLEIN ©CookandShoot/GoodAlsace

Pour voir toutes les photos de la soirée, cliquez sur la photo




Côme de Chérisey a vendu le Gault & Millau.

Coup de tonnerre, Côme de Cherisey vient d’annoncer la vente du Gault & Millau à une famille Russe ( Vladislav Skvortsov et son père qui détiennent 100% des actions). Le Gault & Millau est à présent dirigé par Jacques Bally, qui succède à Côme de Chérisey à la présidence depuis le 8 janvier 2019.

Côme de Cherisey annonce « Je reste encore quelques semaines pour accompagner la nouvelle direction et je reste disponible pour les chefs qui le souhaitent. Cela fait 7 ans que j’ai racheté le guide et je suis extrêmement fier d’avoir ressuscité une marque française patrimoniale. Je l’ai rétablie dans ses valeurs, je l’ai développé à l’international (passant de 5 à 20 pays) et je l’ai digitalisée. J’ai réalisé un travail colossal en très peu de temps et de moyens. »

Côme de Chérisey vend le Gault & Millau à une entreprise Russe

Côme de Chérisey vend le Gault & Millau à une entreprise Russe

Après avoir cherché des investisseurs, Côme de Cherisey avait souvent été approché pour racheter le guide. Il connaissait Jacques Bally depuis 7 ans. Il faisait du consulting en Russie pour Gazprom et avait déjà racheté la licence 2017/18 du guide Gault & Millau en Russie. « Je lui souhaite de tout coeur bonne chance et j’espère que la nouvelle équipe va travailler dans la continuité des valeurs de la marque. »

Pour l’instant Côme de Cherisey n’a pas annoncé ses futurs projets, il va prendre le temps de la réflexion car la transaction est toute récente.

La profession lui doit beaucoup. C’est le seul guide qui a créé il y a 5 ans la dotation pour les jeunes chefs, qui s’installent et qui se déplace en région pour remettre des prix, (Gault & Millau Tour) mettant à l’honneur les différents métiers de la gastronomie.

Par Sandrine Kauffer-Binz




Bridor entraine et forme les finalistes du Trophée du Maître-d’Hôtel

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Mercredi 5 décembre 2018, les 6 finalistes du trophée du Maître-d’hôtel ont été invités chez Bridor à Servon sur Vilaine (35), pour visiter la société, qui a fêté ses 30 ans cette année, mais surtout pour être formés à la fabrication du pain avec Frédéric Lalos, Meilleur Ouvrier de France boulanger.
Bridor est un partenaire engagé du trophée du Maître-d’hôtel , et pour la première fois, invite les finalistes, leur dispense une formation globale autour du pain et de sa fabrication, pour favoriser la transmission des connaissances et d’un savoir-faire.
« Les métiers de la salle sont les ambassadeurs du pain dans un restaurant », souligne Pascal Schneider-Maunoury, directeur Marketing chez Bridor « Une épreuve sur le pain est au programme de la finale qui va se dérouler en janvier 2019 sur le Sirha à Lyon « .

Au centre Pascal Schneider-Maunoury et Frédéric Lalos entourés des 6 finalistes et d’un commis ©Sandrine Kauffer-Binz

Benoît Brochard, Restaurant Bon Bon**, Sébastien Candusso, Le Ritz-Paris **, Mathilde Favre d’Anne, Restaurant Favre d’Anne*, Nicolas Giraud, Le Neuvième Art**, Xavier Gonet, Restaurant Saisons Institut Paul Bocuse  et Mathieu Nectoux, Les Bories & Spa ont eu le privilège d’entrer dans la sacro-sainte usine de Bridor, où les caméra ne peuvent filmer, secrets de fabrication de l’excellence, obligent.

Au programme de la journée : visite guidée, puis formation et dégustation avec Frédéric Lalos, Meilleur Ouvrier de France boulanger.


L’engagement de Bridor, partenaire du concours du Maître-d’hôtel

« C’est très important pour Bridor d’être partenaire trophée du Maître-d’hôtel. Il est primordial de sensibiliser les acteurs des métiers de la salle sur la qualité et le pain proposé car ce sont eux seuls, qui vont en parler. Le chef parlera de son assiette, de sa cuisine mais rarement du pain, il est pourtant constitutif du repas à la française, classé au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco.

Ils transmettent et partagent leurs connaissances des produits avec les clients. Ils participent à l’éducation, car nous avons constaté une méconnaissance très forte du consommateur, qui ne sait pas ou plus d’où vient la farine et s’inquiète à tort du gluten. Le gluten est un élément important, nécessaire à la fabrication du pain. Mais, il faut connaître l’origine des farines pour s’assurer de la présence d’un bon gluten.

Lors de la journée, les candidats ont établi des similitudes avec le vin en termes de terroir, de production, mais aussi dans la dégustation avec une approche sensorielle et gustative, définition de sa couleur, sa texture, son arôme, sa mie, et les accords mets/pains pertinents.

« Nous leur avons fait découvrir, sentir et toucher des grains et des farines pour comprendre la différence entre une farine T65 et T155, une farine de seigle et une farine de froment « , explique Frédéric Lalos.

« Quand ce concours a été créé il y a deux ans, il était évident et naturel pour Bridor d’être partenaire, car nous avons la volonté de contribuer à la formation et la transmission des connaissances du pain, d’où l’organisation de cette journée chez Bridor avec Frédéric Lalos pour expliquer la filière, le choix des farines et la qualité des matières premières que nous utilisons ».

« Bridor est fière de s’investir et de démystifier la filière industrielle pour démontrer la qualité que nous parvenons à produire sur des séries importantes, mais nous y arrivons parce que nous avons un respect du produit et du savoir-faire français. Le pain à table, fait indéniablement partie de l’expérience client. Tout comme la viande, il vaudrait mieux en consommer moins, mais de meilleure qualité. »

« Bridor n’est pas dans une démarche commerciale », tient à souligner Frédéric Lalos, « Les maisons dans lesquelles officient ces finalistes ne sont pas forcément clientes de Bridor, mais la philosophie de Bridor est de faire progresser la place du pain en défendant une éthique qualité. »

Le pain doit être à la hauteur de l’assiette dans les restaurants

« Lors de cette journée, nous avons appris à distinguer un pain industriel et un pain artisan », souligne l’un des finalistes,  » mais nous avons été surtout impressionnés par l’organisation et les 19.000 palettes stockées dans des chambres froides ».

« En écoutant Frédéric Lalos, Meilleur Ouvrier de France boulanger, nous ne pouvons qu’attester que la qualité va de paire avec la quantité chez Bridor « , rajoute un candidat. « C’est impressionnant ! A l’aveugle, je ne suis pas certain de faire la différence avec un produit artisan. Mais, j’ai aussi relevé, que le pain d’un artisan-boulanger n’est pas frocément meilleur gustativement ou pour la santé, qu’un pain industriel. Tout dépend de l’origine des matières premières et de la recette. Nous venons d’en avoir la démonstration. »

Interrogés sur la provenance du pain dans leurs restaurants, les finalistes expliquent soit la présence de boulangers sur place, le service d’un pain unique à partager de la boulangerie voisine, ou une variété de pains proposées. Certains chefs ont mis en place un travail en duo avec l’artisan pour choisir la farine et la forme du pain. Certains travaillent avec 2 ou 3 boulangeries pour assurer leur période de fermeture. Mais le pain pré-cuit surgelé peut tirer son épingle du jeu dans les restaurants gastronomiques. « Il assure la qualité d’un pain frais tout juste sorti du four et il est prêt en 20 mn, évitant les pertes », reconnaissent les finalistes.

« Nous ne sommes pas en opposition avec l’artisan pour les restaurants gastronomiques, nous sommes complémentaires », souligne Pascal Schneider-Maunoury. « Bridor est capable d’approvisionner en stock régulier toute l’année, sans discontinuer et sans compromis avec la qualité. »

Lors de cette table ronde, la question de la consensualité du pain (neutralité) a été abordée. Il doit avoir du goût sans prendre le pas sur le plat ou le fromage. Idéalement, le personnel de salle aimerait réaliser des accords mets/pains pour chaque plat, comme le propose déjà le restaurant de l’institut Paul Bocuse à Lyon.

Interrogés sur leur manière de présenter le pain, les candidats admettent qu’il reste un beau potentiel, mais cette formation leur a donnés des arguments et une sémantique pour valoriser le pain. Suite à cette formation, ils sont convaincus que la fabrication du pain, l’origine de la farine sont tout aussi importants à annoncer aux clients que le terroir ou le cépage d’un vin.


La sélection des meilleurs grains et farines

« Je suis chez Bridor car mon rêve est qu’il y ait du bon pain partout en France et à l’étranger », explique Frédéric Lalos. « La baguette française, notre symbole, doit être parfaite même à l’autre bout du monde. Je voyage beaucoup et quelle déception si le pain n’est pas à la hauteur. L’artisanat ne se tire pas une balle dans le pied en confiant ce travail aux industriels. Et Bridor me donne le temps et les moyens pour mettre en place des recettes et de sélectionner les meilleurs terroirs pour la farine. Tout comme le beurre est primordial pour les viennoiseries, la farine est l’élément capital du pain.

Pour réussir le pain, il faut avant tout une très belle qualité de matières premières, mais il y a différentes céréales et farines (sarrasin, blé, seigle, petit et grand épeautre). Frédéric Lalos a expliqué de manière très pédagogique, sacs de grains et de farines à l’appui, les différents types de farine. Il existe la farine T 55, la T110, et T150 en fonction du traitement du grain. « S’il est écrasé complètement avec l’écorce, alors j’ai mon grain de blé entier complet, qui fournit une farine complète pour faire du pain complet. Le pain sera alors plus riche en gluten car toutes les bonnes choses (minéraux, vitamines) sont dans l’écorce. Pour la T 45, on garde l’amande farineuse du grain. Chez Bridor, la plus raffinés est la T65 ».
« Le gluten est un élément indispensable à la fabrication du pain de tradition », rappelle Frédéric Lalos. « Mais la course au rendement a altéré sa qualité et il faut vérifier la provenance et l’origine des farines. J’aime les productions certifiées même si elles ne sont pas bio. Attention au bio qui vient de l’étranger, les normes et le cahier des charges ne sont pas aussi drastiques, qu’en France ».

« Ensuite c’est la fermentation qui va donner du goût et permettre la conservation. La recette est simple, plus on met du temps à le fabriquer, meilleur le pain sera. On aura pris le temps de chercher le goût et chez Bridor, ce temps est respecté. Avant de lancer la normalisation d’une recette, il y a des semaines d’essais, puis des contrôles réguliers, car il ne faut pas oublier que l’on travaille un produit vivant, avec des bactéries évolutives. »

Après 3 heures de cours, les finalistes se sont familiarisés avec les termes Gluten, T150, acidique, lactique, façonnage, scarification, pochon, 2ème pousse, densité, cuisson, four rotatif, poussée de chaleur, four ventilé, croûte, pâte souple, mie alvéolée, et bien d’autres encore


L’épreuve et la dégustation

Pour l’ épreuve de la finale, les candidats auront à reconnaitre 4 pains à l’aveugle de chez Bridor et faire un toast avec du saumon fumé puis l’argumenter.

Frédéric Lalos leur a donné des outils argumentaires et a développé la sémantique autour de la dégustation du pain. Le terme neutre est à bannir, c’est péjoratif. On dit que le pain est consensuel ou avec du caractère.

Après avoir dégusté une ciabatta nature, (avec un nez à l’huile d’olive et une mie alvéolée et nacrée), un pain aux céréales (plié à la main), un pain au sarrasin (au levain avec un nez miel) et un pain au seigle-citron avec inclusion de citron confit, créée pour accompagner des plateaux de fruits de mer. Ces 4 pains seront à identifier à l’aveugle le jour de la finale, parmi une grande sélection de pains différents.

« Pour les entrainer à tester des accords mets/pains, nous leur avons mis à dispositions différentes huiles de haute qualité », mentionne Pascal Schneider-Maunoury. « En trempant alternativement des pains, ils ont réalisé que des associations fonctionnent bien et d’autres non »

« Nous sommes venus pour nous entrainer pour la finale du trophée du Maitre-d’hôtel. Quelle chance d’être formés par Frédéric Lalos, nous avons compris le travail de Bridor, artisan dans sa fabrication et industriel dans la distribution. Nous avons appris les étapes de la cuisson et la fermentation », reconnait ce finaliste. « Nous repartons avec des bagages immédiats, celui de pouvoir mieux présenter le pain à table. Cette formation a été très enrichissante et utile pour la finale.  »

Par Sandrine Kauffer-Binz
Crédit photos ©Sandrine Kauffer-Binz

BRIDOR
Lieu-dit Olivet, ZA Olivet
35538 SERVON SUR VILAINE
02 99 00 11 67
www.bridordefrance.com




La digitalisation des métiers de la salle

Evolution ou révolution digitale ? Déshumanisation de la relation-client ou outil pour gagner du temps ? Quoi qu’il en soit le Maitre d’Hôtel 3.0 reste connecté avec sa clientèle et exploite les outils modernes, en constante évolution, si ce n’est pour rester en connexion avec ses équipes, acquises aux Nouvelles Technologies.

Le thème du grand oral de la finale du concours d’Un des Meilleurs Ouvriers de France du Maitre d’Hotel, a confronté les 11 finalistes à cette véracité virtuelle qui s’inscrit dans le réel. Prendre conscience de l’importance de l’ e-réputation permet de faire du e-commerce, e-marketing, e-management, e-formation et des e-RP. Le Maitre d’hôtel 3.0 a plus d’une appli à son arc, mais saura-t-il exploiter toutes ces opportunités, sans renier la tradition et le savoir-faire de son métier ? C’est tout l’enjeu de ce grand oral, véritable laboratoire d’idées et incontestables pistes de réflexions pour les enjeux à venir.

Bernard Ricolleau lors du grand oral du MOF Maitre-d’Hotel ©Sandrine Kauffer-Binz

Valorisation de l’intelligence émotionnelle

Pendant cette épreuve de 30 mn, le finaliste qui avait rendu en amont un dossier sur le sujet, se voyait remettre 3 questions, 30 minutes avant sa présentation, en corrélation avec son sujet.

Si ses connaissances transversales et sa maitrise du sujet ont été notées, son savoir être, sa présentation, son aisance, sa capacité à transmettre un message et expliquer ses idées ont tout autant été appréciés. Comme dans un restaurant, captiver la tablée, retenir toute son attention et l’emporter dans une narration est tout un Art. Un Art qui s’appuie sur l’intelligence émotionnelle et repose sur la fine observation, le ressenti et la capacité à ajuster immédiatement sa posture.

Antoine Pétrus :double MOF : Sommellerie et Maitre d’hôtel ©Sandrine Kauffer-Binz

Attitude, positionnement corporel, placement de la voix, communication verbale, non-verbale et para-verbale étaient décryptées par un jury en attente d’apprécier l’exposé de son savoir et le décryptage de son savoir-être. Un silence percutant, une pause dans le phrasé, un débit à la juste mesure, une sonorité mesurée, une assurance pondérée présentée avec humilité, une maitrise du sujet suscitant de l’intérêt, voici les clefs d’un Grand Oral parfait. Le piège était d’utiliser le conditionnel. «On pourrait.. il est possible de mettre en place… », car de toute évidence, utiliser le présent induit l’expérience d’une mise en application concrète dans son restaurant, plutôt que d’une énumération de théories et du champ des possibles.

L’expérience client réunit une somme de composantes, orchestrées par le Maitre d’hôtel. Son intelligence émotionnelle reflète sa capacité à rentrer en relation avec autrui. C’est la pierre angulaire de son métier, une qualité qui lui permet de conjuguer le savoir-être, le savoir-faire et le savoir faire-faire, que le digital ne saurait remplacer.


Impact du digital en chiffres

Le smartphone est consulté entre 30 et 50 fois/ jour
6.000.000 d’avis sont déposés/an
3 milliards d’internautes
1 milliards d’instagrammeurs
4 milliards de vues sur You tube / jour
4h 48 est le temps d’utilisation de son smartphone/ jour
1 million d’applications sont créées/ an
1h22 / jour : c’est le temps moyen passé sur les réseaux sociaux

Des réservations 7/7 et 24h/24h
23 à 25% des réservations sont digitales
Il faut moins de 50 secondes pour réserver en ligne contre 5 minutes au téléphone
1 / 5 client a déjà réservé en ligne
1/3 client consulte les avis avant de réserver
6/10 client dépose un avis après

Adaptabilité des pratiques en fonction des nouvelles technologies

Le Maitre d’hôtel met l’ensemble de son expertise au service de l’exploitation du restaurant et pour optimiser ses compétences, il doit s’appuyer sur les nouvelles technologies, vectrices et multiplicatrices de son message et de l’image de l’établissement.

Il travaille à la fois sur l’image de marque, la réputation et l’e-réputation. Comment ? En communicant via le site internet, l’envoi d’une newsletter, l’e-mailing, les campagnes de sms, mais aussi les différents réseaux sociaux et les relations presse.

 » Tous les clients sont des journalistes » soulignait Antoine Pétrus, pendant son grand oral, signifiant que chacun via son réseau devient un média à part entière, suivi par une communauté et en fonction de ses followers, se positionne en influenceur. « Nous sommes passés du consommateur passif, à un acteur qui prend la parole ».
« Les avis des consommateurs sont devenus tellement importants que Trip Advisor se positionne comme le premier guide gastronomique », constate Marc Thomas Fefin. « Etre présent, permet de connaitre son e-reputation, l’étudier et la travailler ».

« Chaque client qui prend une photo et la publie est un promoteur direct de notre établissement, rajoute Yoann Gregory.

« Le digital nous permet d’aller à la rencontre de notre clientèle », mentionne Bruno Casassus-Builhé, qui rajoute « la réalité doit absolument être en phase avec la communication digitale « . Pour Sébastien Rival, « Le digital, c’est le live qui accélère le « bouche à Oreille » (ndlr le buzz).


Bernard Ricolleau met en exergue le « brand contain » (la marque) comme signe de reconnaissance et signe d’appartenance. « Le restaurant est choisi pour ce qu’il est, il se dévoile en toute transparence. Il y a une démocratisation et une désacralisation des beaux établissements ».
« Le digital est l’accès direct avec notre clientèle, sans média interposé », complète Laurent Delarbre. « Nous devenons un média. Il faut aider le marché de la FoodTech à se développer et penser à modifier le contenu des enseignements ».

« C’est une ouverture sur l’international », rajoute Elsa Jeanvoine « qui valorise une expérience globale du client, avant son arrivée, sa présence dans l’établissement, et après ». Publier des post sur les réseaux sociaux par exemple peut rassurer une clientèle étrangère. « C’est quand le client quitte le restaurant que tout commence », proposait comme thème de concours des Arts de la table Denis Courtiade.

« On est passé de l’ère de l’information à l’ère de la réputation », relève Mickael Bouvier. « Le digital est notre première vitrine commerciale’.

Mais, des limites ont été posées par tous. Elles englobent l’éthique et la confidentialité des données personnelles, sous l’égide du nouveau règlement DGRP. Le Bashing digital (lutte contre les faux avis et la cabale des avis négatifs) relevés par Christophe Baron, mais aussi la prise en considération des « technophobes ». « L’omniscience du digital est chronophage », rajoute Simon Verger. « Tisser des liens sur la toile exige environ 2H/jour. Mais où se trouve le client aujourd’hui ? », interroge-t-il. « Derrière son écran !  » conclut-il.

Pendant le grand oral, les 11 finalistes ont développé plusieurs points

les finalistes juste avant la proclamation des lauréats ©Sandrine Kauffer-Binz

Le digital devient un outil de recrutement

Le digital est un outil incontournable pour le Maitre d’hôtel dans son quotidien pour rester connecté avec ses clients, mais aussi ses équipes (génération Y et Z).
C’est également un levier de recrutement, puisque le candidat se renseigne avant de postuler et que force est de constater qu’ « une image vaut mille mots ». On découvre au fil des publications ; les plats, la décoration, les équipes, mais aussi l’ambiance, l’esprit de la maison, ses valeurs humaines et professionnelles. Bien communiquer permet aussi de bien recruter. C’est offrir la possibilité de montrer les coulisses et de susciter l’envie de rejoindre son équipe. Dans un contexte de recrutement en déficit, le digital devient une arme de persuasion.

Le digital au service de l’accueil du client, le service et la fidélisation

La reconnaissance du client permet de personnaliser l’accueil

Grâce aux réseaux sociaux et aux bases de données, notamment le Cardex (ndlr historiquement, c’est le nom commercial d’un jeu de fiches cartonnées utilisées pour gérer l’identité, l’historicité et les habitudes des clients).
Le maitre d’hôtel, lors de son briefing aux équipes, va transmettre des informations utiles pour optimiser le service et l’expérience client. Il rappelle la préférence d’une table, une allergie, un anniversaire, il mentionne un client « VIP », un habitué.
La reconnaissance du client permet de personnaliser l’accueil. Toujours souriant, bienveillant et chaleureux, il conditionne le client dans un sentiment d’appréciation du moment à table.

Si le client réserve spontanément, la mission du Maitre d’hôtel est de le faire revenir. Comment ? En créant un lien, en prenant soin d’entrer avec discrétion et courtoisie en « relation ». Lui envoyer un questionnaire de satisfaction, répondre aux avis qu’il a pris soin de rédiger et partager. C’est la moindre des politesses, que de remercier et répondre « aux courriers », qu’il soient positifs ou négatifs. La réponse sera un prétexte pour communiquer et transmettre des informations complémentaires sur la maison et de vanter ses qualités : « Notre sommelier a été distingué », « nous offrons un excellent rapport qualité-prix », « je vous informe de la prochaine soirée à thème », nos produits sont locavores » ect.

Les outils marketing sont identiques pour entretenir un lien. L’expédition mesurée d’un emailing, newsletter, ou sms, la publication sur les différents réseaux sociaux permet de rester connectés avec sa « communauté », celle qui a choisi spontanément de vous suivre. Il faut cultiver son intérêt et nourrir sa curiosité. L’excellence consiste à souhaiter les anniversaires, envoyer des fleurs pour une naissance, une carte de condoléance, des actions qui signe une reconnaissance et entretien une relation, qui se doit de rester professionnelle, sans jamais devenir intrusive.


Le digital est un facteur de productivité

La digitalisation de la profession optimise la productivité, donc de compétitivité et la rentabilité économique. Chasser la perte de temps pour en gagner devient un enjeu majeur. Le maitre d’hôtel a pour devoir de sortir d’une zone de confort pour expérimenter et se former aux nouvelles applis et logiciels créées pour gagner du temps, archiver, connecter, et produire des chiffres et analyses de données. Sa capacité d’adaptation et de curiosité envers les nouvelles technologies sont un atout indéniable pour l’établissement. Sa gestion de l’e-réputation, de l’e-commercialisation est en adéquation avec l’évolution des métiers de la restauration.

Les outils se réservations en ligne mettent au ban le sempiternel cahier de réservations. La retranscription des données se résument en perte de temps et d’énergie Même constat pour le relever des plannings, des données en cuisine, (température, inventaire et gestion des stocks). Cependant, il ne sert à rien d’investir si le temps d’interprétation des statistiques et résultats n’est pas étudier pour réajuster sa politique commerciale et d’achats.. Au delà du travail du maitre d’hôtel qui se digitalise, c’est toute l’entreprise qui s’appuie sur les nouvelles technologies pour rester performante et compétitive.


Le digital est un outil de management et de formation des équipes

Chaque semaine le maitre d’hôtel peut faire un point avec ses équipes en s’appuyant sur les avis déposés, ayant pris soin de vérifier le profil et la qualité du dépositaire. Car la communauté est évaluée sur son ancienneté et la pertinence de ses avis sont évalués. Les commentaires négatifs permettent de relever un éventuel dysfonctionnement dans l’établissement (je n’ai pas eu les mignardises, j’ai attendu 15 mn pour avoir l’addition, le plat était froid, la climatisation éteinte, ect.).
Il existe des logiciels de gestions des planning des équipes (gestion horaires, absences, congès) de communication interne, (ouverture d’un compte groupé whatsapp,) pour diffuser des informations et notes de services.

La formation des employés est la clé d’une évolution des prestations qualitatives dans l’entreprise. Une formation en sommellerie, en langues, aux découpes, aux arts de la table, renforcent les compétences. Les sites de e-learning sont de parfaits assistants de formations individuelles ou collectives. De nombreuses vidéos tutorielles -parfois gratuites- font la démonstration de l’ouverture d’une bouteille de vins, carafage ou flambage. Nul n’est plus sensé ignorer les pratiques des métiers de salle. En un clic, les formations sont assurées, pour qui veut mieux les maitriser. Car en définitive, les outils sont à portée de mains, mais restent suspendus à la bonne volonté humaine.

formation en ligne -> e-learning DR

Le digital au service de la commercialisation

L’e-Réputation et le marketing digital boostent les ventes additionnelles en ligne. L’essor des bons cadeaux vendus en ligne est éloquent. En un clic on achète un menu, un bon cadeau, du foie gras, le livre de recettes du chef. On booste son référencement, on achète de la publicité et de la visibilité, les leviers du e-marketing sont à disposition. Il suffit de les appréhender et se les approprier.

Le jury et les candidats -DR

Il s’agit ensuite de tirer son épingle du jeu dans la nébuleuse des offres de nombreux prestataires, qui parfois, bien avant les bénéficiaires, ont saisi les intérêts et les enjeux économiques de ces fonctionnalités pratiques. Installées à bon escient et utilisées par un personnel formé, elles garantissent un gain de temps, une économie d’énergie, une performance productive et donc une rentabilité économique.
Mais chez quel prestataire investir ? Certains sont spécialisés en PME, d’autres en hôtellerie, conciergerie, le tout est de prendre le temps de bien sélectionner son logiciel ou appli. Voici toutes celles citées par les finalistes lors du grand oral ; La fourchette, Table Online, Guest on line, zenchef, Michelin, Gault & Millau, TripAdvisor, instagram, Facebook, twitter, linkedin, Tou tube, You call (traduction), Skello (gestion planning), Billee (paiement mobile), Extracadabra (gestion des extras)

Il reste à choisir les bons outils digitaux adaptés au fonctionnement et besoin de l’entreprise.

Car en définitive, le digital, oui mais pas à tout prix !

Par Sandrine Kauffer-Binz




Philippe Etchebest devient le MENTOR !

Le médiatique Philippe Etchebest va coacher les amateurs en cuisine en se rendant à leur domicile, pour réaliser ensemble une recette en direct sur les réseaux sociaux.
« Je serais en direct et je répondrais aux questions qui me seront posées. C’est un vrai accompagnement, avec des conseils, du coaching sur les recettes, mais aussi l’organisation de la cuisine, et le choix du matériel », souligne Philippe Etchebest. Rendez-vous en direct, le samedi 24 Novembre à 11h pour préparer des suprêmes de volaille, ragoût de panais et jus estragon. Une recette simple, qui s’adresse donc à tout niveau !

Philippe Etchebest devient le MENTOR !

Le Meilleur Ouvrier de France va former les ménagères à s’organiser, ranger leur frigo et sélectionner le matériel adéquat. « Inutile d’avoir 10 casseroles, 5 bonnes casseroles suffisent ! C’est la même chose pour les couteaux ».
De manière pédagogique, il va définir les différents couteaux et leur utilisation adaptée. Qu’est-ce le couteau d’office ? A quoi sert l’éminceur ? le fusil ?Le socle d’une bonne organisation est une cuisine bien rangée. Sur son site de manière illustrations et très didactique, il fait la démonstration d’une bonne organisaiton et du rangement « il existe de multiples combinaisons et agencements. Mais quelle que soit la structure de votre cuisine, vous devez y retrouver ces 4 zones : la zone de stockage, de lavage, de cuisson et de préparation. A vous de trouver la configuration la plus adaptée à votre cuisine », précise-t-il à l’aide de schema.

Vidéo Teasing du Mentor avec Philippe Etchebest

Voici le matériel et les ingrédients dont vous aurez besoin (sur une base de 4 personnes) :

Durée 1H

LISTE DU MATERIEL :
– de bons couteaux
– un épluche légumes
– une planche à découper
– une spatule
– un pinceau
– une cuillère à soupe
– une grande poêle (d’environ 30 cm de diamètre)
– une sauteuse (d’environ 24cm) et son couvercle
– une poubelle de table (un saladier par exemple)
– un tablier
– un torchon propre

LISTE DES INGREDIENTS:

– 4 suprêmes de poulet avec la peau (et si possible avec le manchon)
– 100g de poitrine de porc Noir de Bigorre (ou du lard à défaut)
– 400g de panais
– 50 cl d’huile d’arachide
– 70g de beurre
– 30cl de vin blanc
– 1 bouillon cube de légumes
– 1 citron
– 1 tête d’ail
– 1 oignon
– 4 branches de thym
– 1 branche d’estragon
– 1 pichet d’eau
– du persil plat
– sel/poivre

« Et pour les curieux qui ne veulent pas cuisiner n’hésitez pas à regarder le direct, vous en apprendrez déjà beaucoup.
Je compte sur vous pour ne rien lâcher ! »

Plus d’infos www.philippe-etchebest.com/mentor
www.youtube.com/c/ChefEtchebest